Cet article.
Version électronique
| Le « service public » de la chirurgie : administration des premiers secours et pratiques professionnelles à Paris au XVIIIe siècle par Christelle Rabier |
5 € |
Version électronique : l'article est immédiatement accessible
en ligne en texte intégral.
Recevez des alertes automatiques relatives à cet article.
S'inscrire Alertes e-mail - Revue d’histoire moderne et contemporaine Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezLe « service public » de la chirurgie : administration des premiers secours et pratiques professionnelles à Paris au XVIIIe siècle
AuteurChristelle Rabier du même auteur
Institut d’histoire moderne et contemporaine École normale supérieure 45, rue d’Ulm 75005 Paris christelle.rabier@normalesup.orgRésumé
L’article étudie l’obligation qui porte sur les chirurgiens parisiens de porter secours aux blessés au XVIIIe siècle. En croisant sources normatives et archives policières, je mets au jour un « service public de la chirurgie », compris comme un système qui organise des hommes de métier, une main-d’œuvre de service, des institutions hospitalières et policières, des pratiques de soins, des modalités de rémunération soigneusement encadrées, au terme de plus d’un siècle d’efforts collectifs. Le système de soins d’urgence s’enracine dans l’économie domestique des plus fortunés, qui financent les premiers soins de leur maison. En cas d’urgence, la boutique de chirurgiens ou l’hôtel du commissaire à proximité du lieu de l’accident constituent des salles de premier secours, avant l’acheminement à l’Hôtel-Dieu, au centre d’une géographie urbaine de l’urgence, ou au domicile du blessé. Ce « dispositif » est financé de différentes façons : le recours à un personnel chirurgical peu ou non rémunéré – « élèves » des hôpitaux ou des boutiquesdont le nombre s’accroît – en constitue une disposition importante, comme des formes de déontologie professionnelle. La gratuité du service public est assurée par la taxe élevée des « témoignages » des chirurgiens en cas de procédure criminelle. Les commissaires garantissent également, par la procédure ou menace de procédure, le versement des honoraires dus au titre des soins.
■
Mots clés
France, XVIII, Paris, service public, histoire du travail, médecine, justice criminelle
Ajouter au panier (5€)
The article studies the obligation that Paris surgeons had to offer primary healthcare in the eighteenth century. Ordinances and police archives document what is defined as a « public service of surgery », ie a system which organized occupational surgeons, cheap workforce, hospital and police institutions, medical technology and know-how, and payments along the century. This system was rooted in the domestic economy of the wealthy, in charge of healthcare providing for the household. In case of emergency, surgeons’ shops or commissaires’ offices served as emergency rooms, before the injured were carried to the Hôtel-Dieu, a center of urban geography of medical emergency, or to the home of the injured. The funding of this organization was grounded in use of surgical nearly free workforce – hospital or surgeons’ « students » whose number greatly rose iwn the 18c – and in occupational deontology. Free public service was also funded by high remuneration of witness surgeons in case of criminal procedures ; in addition, commissaires warranted surgeons’ healthcare payment, by litigation or threath thereof.
■
Keywords
France, 1700-1800, Paris, public service, labour history, medicine, criminal law
PLAN DE L'ARTICLE
- LA PERMANENCE DES SECOURS : DES BLESSÉS AUX NOYÉS
- L’ORGANISATION ET LA LOGISTIQUE DES SECOURS : LOGIQUES SOCIALES, GÉOGRAPHIQUES ET ADMINISTRATIVES
- RÉMUNÉRATION DU PERSONNEL ET FINANCEMENT DU SYSTÈME



