DOI : 10.3917/rhu.028.0123.
Cet article ou un abonnement.
Papier et/ou électronique
Cet article, ce numéro ou un abonnement.
Papier et/ou électronique
| L'historien de la ville et l'espace public par Clarisse Coulomb |
5 € |
Version électronique : l'article est immédiatement accessible
en ligne en texte intégral.
| Histoire urbaine 2010/2 (n° 28) | 30 € |
Versions papier et électronique : le numéro est expédié par poste.
Il est également accessible immédiatement en ligne.
| Abonnement annuel 2013 | 53 € |
Versions papier et électronique : les numéros sont expédiés par poste
au fur et à mesure de leur parution.
Tous les numéros en ligne sont immédiatement accessibles.
ATTENTION : cette offre d'abonnement est exclusivement réservée
aux particuliers. Pour un abonnement institutionnel, veuillez
vous adresser à l'éditeur de la revue ou à votre agence d'abonnements.
Recevez des alertes automatiques relatives à cet article.
S'inscrire Alertes e-mail - Histoire urbaine Cairn.info respecte votre vie privéeVous consultezL’historien de la ville et l’espace public
AuteurClarisse Coulomb du même auteur
Résumé
Les histoires des villes connurent une fortune croissante en France au cours de la période moderne, les réécritures, rééditions, abrégés se multipliant au XVIIIe siècle. Il ne s’agit pas ici d’étudier le contenu de ces histoires, mais les textes qui les encadrent, dédicaces et préfaces. Comment se situe l’historien de la ville dans l’espace public ? L’étude d’un corpus constitué d’une centaine de textes publiés du XVIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle permet d’observer un basculement : si, au début de la période, l’historien se confond avec son objet, s’effaçant derrière les édiles commanditaires et la communauté savante locale, on assiste à une progressive affirmation de l’auteur, écrivant désormais contre les autorités locales politiques ou savantes et en appelant au jugement du public. Ce glissement reflète la dissolution des « petites patries » dans un espace national, mais aussi la réactivité du monde culturel urbain face aux mutations du champ littéraire et sa participation aux débats nationaux non seulement intellectuels, mais aussi politiques.
Texte intégral (5 €)
The Urban Historian and the public sphere
Urban histories were on the rise in France throughout the early modern period, with new versions, re-editions, and abridgments multiplying in the eighteenth century. The focus here is not on the content of these histories, but on the dedications and prefaces that supported them. How did urban historians situate themselves within the public sphere ? Studying a collected body of roughly one hundred texts published from the seventeenth century up to the end of the eighteenth century reveals a shift : If, at the beginning of the period, historians were indistinguishable from their subject, retiring behind their municipal sponsors or the local erudite community, they progressively asserted an active authorship, now writing against the local public or learned establishment and appealing to public opinion. This evolution reflects not only the dissolution of particular enclaves within the national realm but also the reaction of the urban cultural world to changes in the literary sphere, as well as its participation in national debates that were not only literary, but political in scope.
PLAN DE L'ARTICLE
- De l’honnête homme au professionnel : identités de l’auteur
- UN HONNÊTE HOMME
- TRIOMPHE DE L’AUTEUR
- Du sacrifice du repos au sacrifice de la gloire : les discours de publication
- LE ROMAIN PATRIOTE
- L’ÉRUDIT ET SON COMBAT POUR LA VÉRITÉ
- LE PHILOSOPHE AU SERVICE DE L’UTILITÉ PUBLIQUE
- Du compatriote au concitoyen : figures du Public
- « MES CHERS COMPATRIOTES »
- LE CONFRÈRE ET L’AMATEUR
- LE CONCITOYEN



