Revue internationale de politique comparée 2011/4
Revue internationale de politique comparée
2011/4 (Vol. 18)
154 pages
Editeur
I.S.B.N. 9782804168834
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Biopolitique et risque. Quelle action publique en matière de biomédecine, d'OGM et de téléphonie mobile ?
par Nathalie Schiffino
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Dossier : Les formes contemporaines de la biopolitique : États, « nouvelle santé publique » et politiques publiques comparées

Vous consultezBiopolitique et risque. Quelle action publique en matière de biomédecine, d’OGM et de téléphonie mobile ?

AuteurNathalie Schiffino du même auteur

Nathalie Schiffino est docteur et professeur en sciences politiques de l’UCL. Ses recherches et enseignements portent sur la démocratie et les politiques publiques. Outre des contributions à ouvrages (Lexington, Routledge), elle a publié notamment dans le Journal of Risk Research et West European Politics

Résumé


Résumé
La Belgique, à l’instar d’autres États et singulièrement les membres de l’Union européenne, mobilise les connaissances biomédicales pour mettre en œuvre une série de politiques publiques dans des secteurs touchant à la vie, à la mort, et aux risques sanitaires qui pourraient hypothéquer le cheminement des individus de l’une à l’autre. Comme en attestent les travaux de Foucault, une telle biopolitique émerge à partir du moment où l’État se fixe pour objectif d’endiguer les risques qui menacent la santé publique. Dans trois secteurs en Belgique, ceux des OGM agro-alimentaires, de la téléphonie mobile et de la biomédecine (procréation médicalement assistée, cellules souches et clonage), l’intervention des pouvoirs publics est différenciée au point qu’il paraît utile de parler des biopolitiques plutôt que d’une biopolitique. L’article s’attache à expliquer cette gestion des risques à géométrie variable. Trois types d’explications sont mobilisés : la mise à l’agenda et donc la construction sociale des objets biopolitiques à réguler, la mobilisation des acteurs sociaux autour de ceux-ci, et les registres d’expertise qui étayent les décisions publiques.


Abstract
As many other European countries, Belgium implements policies related to birth, to death, and to the in-between events that challenge individual pace. Biomedical knowledge is one of the resources to define such policies. As pointed by Foucault, biopolicy emerges when the State aims at controlling the risks that threatens public health. In Belgium, public regulation among three sectors, i.e. the agro-food GMOs, the mobile phones and biomedicine (assisted reproductive technologies, stem cells and cloning) is so different that it is useful to talk about biopolicies rather than about one sole biopolicy. The paper focuses on explaining this variation. Three explanatory factors can help in highlighting this intriguing risk management: agenda setting and thus social construction of the biopolitical objects to be regulated, mobilization of social actors regarding these objects, and the types of expertise supporting the public decisions.

PLAN DE L'ARTICLE

  • Introduction : comparer des secteurs à risque
  • Biomédecine en Belgique : l’importance du Parlement et des experts
  • Téléphonie mobile en Belgique : utilité de la technologie et dilution de la controverse
  • OGM agro-alimentaires en Belgique : surveillance et contrôle publics
  • Conclusion : une action publique à géométrie variable selon les objets biopolitiques
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