- Les promesses faites à Gorbatchev : l'avenir des alliances au crépuscule de la guerre froide
- L'allocation universelle, outil de lutte contre la pauvreté ?
- Les marchés financiers sont-ils rationnels ?
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| Les promesses faites à Gorbatchev : l'avenir des alliances au crépuscule de la guerre froide par André Liebich |
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S'inscrire Alertes e-mail - Relations internationales Cairn.info respecte votre vie privéeLa thèse d’un engagement occidental de ne pas élargir l’otan à l’Est est un mythe fondateur de la Fédération russe actuelle. Elle est vigoureu- sement réfutée à l’Ouest, quoiqu’elle ait ses adhérents ici aussi. Le débat est monté d’un cran dernièrement avec une étude très fouillée publiée dans le Washington Quarterly qui prétend infirmer la thèse russe, sur la base de documents rendus récemment disponibles. En fait, les documents essentiels, notamment les procès-verbaux des rencontres et les mémoires des acteurs, sont connus depuis longtemps. Si les documents confirment l’ambiguïté des engagements pris à l’époque, un examen du contexte historique met en exergue l’esprit des assurances proférées aux Soviétiques à un moment où la faiblesse de l’otan ne laissait aucunement présager l’élargissement qui l’attendait.
Promises made to Gorbachev: the future of alliances at the twilight of the Cold WarThe claim that the West had promised not to undertake an Eastern enlargement of nato is a founding myth of today’s Russian Federation. It is vigorously rejected in the West, though it has its adherents there as well. The debate has intensified recently with a strongly argued article in the Washington Quarterly that sought to refute the Russian claim, supposedly on the basis of newly available documents. In fact, the relevant key documents, notably the minutes of meetings and the memoirs of participants, had been previously available. These documents confirm the ambiguity of commitments made at the time, even as an analysis of the historical context brings out the spirit of the assurances given to the Soviets at a time when nato’s weakness gave no hint of the expansion that awaited it.