Romantisme 2006/3
Romantisme
2006/3 (n° 133)
156 pages
Editeur
Numéros antérieurs disponibles sur www.persee.fr

I.S.B.N. 9782200921521
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Vous consultezL’économie saisie par la statistique

AuteurGérard KLOTZ du même auteur

(CNRS/ENS-LSH, IEP Lyon, Université Lyon II)

Résumé

Aujourd’hui, le citoyen est censé ne pas ignorer les innombrables données économico-sociales transmises par les différents médias. Ces informations, qui alimentent le débat démocratique, sont le produit d’une longue histoire qui commence au XVIIIe siècle. Mais c’est surtout au XIXe siècle que le mouvement s’accélère. Dans cet article, à partir des écrits d’auteurs particulièrement représentatifs, on montre que les publications statistiques, que ce soit pour leur nombre ou leur objet d’études, sont liées à la nature plus ou moins centralisée des régimes politiques et aux grandes questions économiques et sociales en discussion durant le siècle. La statistique apparaît bien comme le « miroir de l’histoire » mais, en ce qui concerne la science économique, force est de constater que le résultat est moins glorieux. En effet, les statistiques et les mathématiques se sont développées parallèlement et il faudra attendre le milieu du XXe siècle pour qu’elles soient intégrées dans ce qu’on appelle des modèles économétriques.





Nowadays citizens are expected to get acquainted with the so many social and economic data diffused by the different media. This information that actually serves to fuel the democratic debate is the natural outcome of an ongoing historic process that was initiated during the 18th century. This process yet accelerated during the 19th century. In this paper and thanks to the writings of authors highly representative of their time, we are showing that statistical publications are closely related to the more or less centralised political regimes of the time and to the great economic and social questions that were debated in that century. Statistics appears as “history’s mirror image”, but as far as economics is concerned one must remark that the result is much les convincing. Indeed mathematics and statistics followed a comparatively independent course and they were to be integrated only from mid 20th century in what is now called econometric models.

PLAN DE L'ARTICLE

  • INTRODUCTION : LE CHIFFRE ET L’OPINION
  • L’ESSOR DES STATISTIQUES SOUS LE CONSULAT ET L’EMPIRE
  • DE LA RESTAURATION AU SECOND EMPIRE : DÉCLIN ET RÉSURGENCE DE LA STATISTIQUE
  • POUR TERMINER LE SIÈCLE : CROISSANCE ET RÉPARTITION
  • CONCLUSION : UNE ÉCONOMIE POLITIQUE INFIRME
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