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Sociétés contemporaines

2006/2 (no 62)


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Résumé

Français

L’idée que la ségrégation sociale a augmenté et qu’elle concerne avant tout les catégories défavorisées fait partie du sens commun politique, médiatique, académique. Pourtant, l’analyse détaillée de la distribution des différentes catégories sociales dans l’espace de la métropole parisienne montre que ce sont les classes supérieures qui sont le plus ségrégées et que leur auto-ségrégation s’intensifie. Parmi les catégories populaires, les plus ségrégés sont les ouvriers, dont les effectifs décroissent, alors que la plupart des catégories d’employés et des professions intermédiaires connaissent une ségrégation décroissante avec des effectifs croissants. Ces tendances générales résultent d’évolutions spatiales bien plus diversifiées que la dualisation souvent avancée. Elles se traduisent par une exclusivité accrue dans les espaces les plus bourgeois, qui s’élargissent, mais par des évolutions diversifiées des quartiers populaires ouvriers, où l’appauvrissement social est une modalité minoritaire mais préoccupante. Si la situation de mixité sociale reste la modalité résidentielle la plus fréquente pour les classes moyennes et populaires, le tissu social de ces espaces est menacé par la montée du chômage et de la précarité, qui affectent de façon croissante les classes moyennes elles-mêmes.

English

Has social segregation increased? The Paris metropolis between polarisation and social mix The idea of an increase of social segregation that is a concern for disadvantaged groups has become conventional wisdom in the media, the political and the academic worlds. A detailed analysis of the spatial distribution of social categories in the Paris metropolis shows that the more intense segregation is that of upper classes, and it is increasing. Among lower class categories, blue collar workers come next, with an increased segregation also but decreasing numbers. Whereas the expanding middle categories and white collar workers have both a low degree of segregation and a decreasing one. These general trends result from spatial trends much more diverse than the predominant idea of dualization. Upper class areas are becoming more exclusive and are expanding. Working class areas experience diverse types of changes, where the increased concentration of unemployed and casual workers is a minority of cases but a worrying trend. For working classes and middle classes, socially mixed residential areas remain the most frequent modality, although the social fabric of these mixed areas is being threatened by the rapid rise of unemployment and casual labour affecting increasingly the middle classes themselves.

Plan de l'article

  1. 1. LA SÉGRÉGATION SOCIALE A-T-ELLE AUGMENTÉ DANS LA MÉTROPOLE PARISIENNE ?
  2. 2. LES CLASSES SUPÉRIEURES, BÉNÉFICIAIRES ET MOTEUR DE LA SÉGRÉGATION
  3. 3. LES CLASSES POPULAIRES ET LES QUARTIERS POPULAIRES : DES ÉVOLUTIONS DIVERSES
  4. 4. LES CLASSES MOYENNES, ACCÉLÉRATEURS OU FREINS DE LA DUALISATION ?
  5. CONCLUSION : FRAGILISATION SOCIALE ET SPATIALE

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