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Annales de démographie historique

2005/1 (no 109)

  • Pages : 288
  • ISBN : 9782701143408
  • DOI : 10.3917/adh.109.59
  • Éditeur : Belin

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Résumé

Français

Le but de cet article est d’apporter des éléments de réponse au débat sur le rôle de la parenté et de l’alliance matrimoniale dans le fonctionnement du marché foncier dans les sociétés rurales traditionnelles. Dans cette perspective, nous avons eu recours à une technique particulière : l’analyse de réseaux telle qu’elle est conçue par les sociologues. Nous avons essayé de l’appliquer au marché foncier d’un village de la vallée de la Seine situé en Normandie : Saint-Marcel, lequel est limitrophe de la petite ville de Vernon, entre la deuxième moitié du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle. Comment les terres et les propriétés circulent-elles ? À travers la parenté et l’alliance, se pose la question de la « modernité » du marché. Est-ce que ce sont les facteurs économiques (rapports de forces sociaux, conjonctures des prix, lois de l’offre et de la demande) qui structurent le marché, ou bien existe-il un sous-marché au sein duquel la parenté et l’alliance déterminent nombre de transactions du fait d’une volonté de conservation des biens-fonds au sein de la famille (entendue au sens strict et au sens large du terme) ? Les résultats démontrent que la logique de résidence prévaut : la parenté, qu’il s’agisse de la parenté lignagère ou alliée, n’a pas d’effet significatif sur le fonctionnement du marché et sur le fait d’acheter de nombreuses terres. La logique de résidence est la plus déterminante dans un contexte de fairevaloir direct.

English

SummaryThis paper’s objective is to propose some answers to the debate on the role of kinship and wedding alliances in the functioning of the land market in traditional rural societies. Towards this perspective, I have used a specific technique of network analysis as conceived by sociologists. I attempt to apply this to the land market of the village of Saint-Marcel, on the limits of the small town of Vernon in the Seine valley in Normandy, between the middle of the eighteenth century and the beginning of the nineteenth century. How were land and properties marketed? The question of the market’s “modernity” is raised across kinship and wedding alliances. Did economic factors (social power struggles, price conjunctures, laws of supply and demand) structure the market or was there a submarket in which kinship and alliance determined a lot of dealings, because of the will to keep goods within the family (in the strict and broader sense of the word)? Results demonstrate that the logic of residence prevailed. Kinship, whether parental lineage or through alliance had no significant effect on the function of the market and on the fact of buying a lot of land. This residential logic was the most decisive in a context of farm owning.

Plan de l'article

  1. Présentation de l’échantillon et construction du réseau
  2. Construction des modèles économétriques
  3. Parenté, alliance et participation au marché
  4. Parenté, alliance et stratégies d’acquisition foncière
  5. Réseaux et fonctionnement du marché
  6. Conclusion

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