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A contrario 2006- 2 (Vol. 4)| ISSN 1660-7880 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-940146-84-5 | page 19 à 24 Distribution électronique Cairn pour les éditions Antipodes. © Antipodes. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit. |
La littérature romande n’existe pas... sauf en sciences sociales !
Daniel Maggetti
RESUME — En s’intéressant au cas de la littérature produite en Suisse romande, plus spécifiquement au contexte institutionnel dans lequel elle s’inscrit, et aux retombées que celles-ci ont dans la réception des textes, cet article développe l’idée selon laquelle l’étude des œuvres romandes est indissociable d’une réflexion préalable fondée notamment sur la sociologie de la littérature. Lorsqu’on se trouve en présence de « littératures périphériques », l’approche sociologique s’avère aussi être un outil d’analyse particulièrement efficace, permettant par ailleurs au chercheur de se situer clairement par rapport à son objet d’étude.
En s’intéressant au cas de la littérature produite en Suisse romande, plus spécifiquement au contexte institutionnel dans lequel elle s’inscrit, et aux retombées que celles-ci ont dans la réception des textes, cet article développe l’idée selon laquelle l’étude des œuvres romandes est indissociable d’une réflexion préalable fondée notamment sur la sociologie de la littérature. Lorsqu’on se trouve en présence de « littératures périphériques », l’approche sociologique s’avère aussi être un outil d’analyse particulièrement efficace, permettant par ailleurs au chercheur de se situer clairement par rapport à son objet d’étude.
ABSTRACT — Focusing on the case of the Swiss French literature, more specifically on its institutional context and the influence of this context on the reception of texts, this article develops the idea that studying Swiss French works implies necessarily a reflection grounded on a sociology of literature. When we are confronted with « sideline literatures », the sociological perspective is a particularly efficient tool allowing the researcher to position himself as regards the object of his study.
Focusing on the case of the Swiss French literature, more specifically on its institutional context and the influence of this context on the reception of texts, this article develops the idea that studying Swiss French works implies necessarily a reflection grounded on a sociology of literature. When we are confronted with « sideline literatures », the sociological perspective is a particularly efficient tool allowing the researcher to position himself as regards the object of his study.