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A contrario 2007- 1 (Vol. 5)| ISSN 1660-7880 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-88901-000-4 | page 51 à 66 Distribution électronique Cairn pour les éditions Antipodes. © Antipodes. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit. |
Fiction, épistémologie et sciences humaines
Lorenzo Bonoli
RESUME — Cet article se veut une contribution au débat concernant la notion de fiction et son rôle cognitivo-épistémologique. Dans un premier temps, l’auteur tente de resituer historiquement l’intérêt d’un tel débat pour la réflexion épistémologique en sciences humaines, en relevant par la même occasion une certaine banalisation de cette notion, aujourd’hui souvent utilisée comme simple synonyme de « construction ». Ensuite, il souligne certains aspects liés à la notion de fiction qui n’ont pas encore été approfondis et qui méritent de l’être afin de préciser les modalités de construction des connaissances en sciences humaines et d’expliciter les implications épistémologiques liées aux positions constructivistes qui, depuis quelques années, semblent s’imposer dans ce domaine du savoir.
Cet article se veut une contribution au débat concernant la notion de fiction et son rôle cognitivo-épistémologique. Dans un premier temps, l’auteur tente de resituer historiquement l’intérêt d’un tel débat pour la réflexion épistémologique en sciences humaines, en relevant par la même occasion une certaine banalisation de cette notion, aujourd’hui souvent utilisée comme simple synonyme de « construction ». Ensuite, il souligne certains aspects liés à la notion de fiction qui n’ont pas encore été approfondis et qui méritent de l’être afin de préciser les modalités de construction des connaissances en sciences humaines et d’expliciter les implications épistémologiques liées aux positions constructivistes qui, depuis quelques années, semblent s’imposer dans ce domaine du savoir.
ABSTRACT — This article aims to contribute to the debate on the notion of fiction and its cognitive and epistemic function. Firstly, the author define the historical context in which this debate has its roots, and we will show the interest of this debate for an epistemological reflection in human sciences. He also emphasize a certain dilution of the notion of fiction, today commonly used as a simple synonymous of construction. Then, the author underline certain aspects linked to the notion of fiction that haven’t been explored yet. In doing so, he tries to define more sharply the modalities of construction of knowledge in human sciences and to explicit the epistemological implications of the constructivist approach which, during those last decades, seems to prevail in this domain of research.
This article aims to contribute to the debate on the notion of fiction and its cognitive and epistemic function. Firstly, the author define the historical context in which this debate has its roots, and we will show the interest of this debate for an epistemological reflection in human sciences. He also emphasize a certain dilution of the notion of fiction, today commonly used as a simple synonymous of construction. Then, the author underline certain aspects linked to the notion of fiction that haven’t been explored yet. In doing so, he tries to define more sharply the modalities of construction of knowledge in human sciences and to explicit the epistemological implications of the constructivist approach which, during those last decades, seems to prevail in this domain of research.