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Clio. Histoire, femmes et sociétés | 8-8 Distribution électronique Cairn pour les éditions Presses Universitaires du Mirail. © Presses Universitaires du Mirail. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit. |
Prostitution et sexualité à Athènes à l’époque classique. Autour des ouvrages de James N. Davidson (Courtesans and Fishcakes. The Consuming Passions of Classical Athens, 1997) et d’Elke Hartmann (Heirat, Hetärentum und Konkubinat im klassischen Athen, 2002)
Claudine Leduc
Claudine LEDUC est spécialiste d’histoire grecque. Ses recherches sont actuellement orientées dans deux directions : l’articulation de la parenté et du politique en pays grec et plus spécialement dans la cité des Athéniens entre le VIe et le IVe siècle ; l’articulation des spéculations symboliques, de la théologie et de l’histoire à travers les figures d’Athéna et d’Hermès.
Pauline Schmitt Pantel
Pauline SCHMITT PANTEL est professeure d’histoire grecque à l’Université Paris I ; elle mène des recherches sur les pratiques sociales collectives dans les cités grecques et sur l’histoire des femmes. Elle a publié plusieurs articles dans ces deux domaines, ainsi qu’un livre consacré aux banquets (La cité au banquet, Histoire des repas publics dans les cités grecques, Paris-Rome 1992) et elle a dirigé le tome 1 L’Antiquité, dans Histoire des femmes en Occident, Paris, Plon 1991 et nlle éd. Perrin 2002.
À des « antiquisants » séduits par les publications de K. J. Dover, de P. Veyne et de E. Cantarella, à un lectorat pétri des travaux de M. Foucault, l’ouvrage de J. D. Davidson propose une autre « histoire des plaisirs » dans la démocratique Athènes, une approche plus complexe et plus souple parce qu’elle entend se dégager de l’opposition prégnante entre sexualité active et sexualité passive. Sa lecture est d’autant plus passionnante que l’ouvrage plus récent de F. Dupont et T. Eloy - L’Érotisme masculin dans la Rome antique - invite, lui aussi, à réfléchir sur ce que l’auteur appelle « la théorie du phallus ».
To historians of the Antique world, seduced by the works of K.J. Dover, P. Veyne and E. Cantarella, and to readers of M. Foucault, J.D. Davidson’s book suggests a new “ history of pleasure ” in democratic Athens. It provides a more complex and more flexible approach by getting rid of the prevailing opposition between active and passive sexuality. Its reading is all the more fascinating that the most recent book of F. Dupont and T. Eloy - Masculine Eroticism in Antique Rome - also invites us to think over what the author calls « the phallus theory ».