Multitudes 2008- 1 (n° 31)| ISSN 0292-0107 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-9155-4759-7 | page 211 à 221

Distribution électronique Cairn pour les éditions Association Multitudes. © Association Multitudes. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit.

L’Anti-Électre totémisme et schizogamie

Elisabeth von Samsonow


RESUME — Depuis l’invention du complexe d’Œdipe, voici un siècle environ, on tient Électre pour son pendant féminin, quoi que Freud lui-même ait pu en penser de son côté, lui qui refusait au sexe féminin le droit de disposer de son propre complexe de marquage sexuel. Électre est le mannequin auquel Œdipe est suspendu comme le manteau au portemanteau.

Depuis l’invention du complexe d’Œdipe, voici un siècle environ, on tient Électre pour son pendant féminin, quoi que Freud lui-même ait pu en penser de son côté, lui qui refusait au sexe féminin le droit de disposer de son propre complexe de marquage sexuel. Électre est le mannequin auquel Œdipe est suspendu comme le manteau au portemanteau.

ABSTRACT — For about a hundred years since the invention of the Oedipus complex, Electra stands for its feminine counterpart even though Freud would not have it thus established because he granted the female sex no claim to its own sexuality-marking complex. Electra is the mannequin on which Oedipus hangs like a coat on a coatrack.

For about a hundred years since the invention of the Oedipus complex, Electra stands for its feminine counterpart even though Freud would not have it thus established because he granted the female sex no claim to its own sexuality-marking complex. Electra is the mannequin on which Oedipus hangs like a coat on a coatrack.