Psychanalyse 2007- 2 (n° 9)| ISSN 1770-0078 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-7492-0763-6 | page 95 à 97

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Du « maudit »... au mal-dit

Bernadette Etcheverry


RESUME — [Extrait de l'article — Les articles sont publiés uniquement en français ; les traductions de l'extrait ont été réalisées par le collectif de la revue]
«Témoigner ?... Pourquoi ?
Lorsque j’entends ou lis des témoignages de passe, je suis frappée par le caractère inédit et singulier de chacun et j’éprouve en même temps un sentiment de proximité, voire de familiarité, avec ce qui s’y trame. Il y a comme un effet de re-connaissance, non sur le modèle identificatoire, mais au-delà, à ce niveau qui fonde proprement le tissu humain dont parle Lacan et qui, pour reprendre une expression de Marie-Jean Sauret, “ne saurait faire d’un être humain un animal”. »
Quand nous lisons le témoignage de passe, intitulé « du Maudit... au mal-dit», nous sommes en effet sensibles à un « effet de re-connaissance », comme le dit B. Etcheverry, par lequel sont touchées des questions aussi universellement humaines que : « Et le féminin, alors ? », et une réponse singulière dans cette passe accomplie.

ABSTRACT — « Testify? . . . Why?
When I hear testimonies of the pass, I am struck by the singular and novel character of each of them, and at the same time, I have a feeling of proximity, even of familiarity, with what is presented there. It is like an effect of re-cognition, not on the model of identification, but beyond it, at the level that properly founds the human fabric about which Lacan spoke and which, to repeat an expression by Marie-Jean Sauret, “could not make a human being into an animal”. »

RESUMEN — « ¿Testimoniar ? ¿Por qué ?
Cuando oigo o leo testimonios de pase, estoy asombrada por el carácter inédito y singular de cada uno y experimento al mismo tiempo un sentimiento de cercanía, casi de familiaridad, con lo que se trama. Hay un efecto de re-conocimiento, no sobre el modelo identificatorio, pero más allá, a este nivel que fundamenta propiamente el tejido humano del que habla Lacan y que, para tomar una expresión de Marie Jean Sauret, “no sabría hacer de un ser humano un animal”. »