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Revue internationale des sciences sociales | 681-695 Distribution électronique Cairn pour les éditions érès. © érès. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit. |
Les expressions de la contestation internationale et les mécanismes de contrôle démocratique
Raúl Enrique Rojo
Raúl Enrique Rojo est professeur et chercheur au département de Sociologie et des programmes de post-doctorat en sociologie, droit et relations internationales de l’Universidad Federal de Rio Grande do Sul (Porto Alegre, Brésil). Il a publié une cinquantaine de travaux sur des thèmes relatifs à la sociologie juridique et politique. Son ouvrage le plus récent est Sociedade e direito no Quebec e no Brasil (2003). E-mail: raulrojo@vortex.ufrgs.br
Carlos R.S. Milani
Carlos R. S. Milani est professeur et chercheur au département d’Études organisationnelles et du Programme de troisième cycle de gestion de l’École d’Administration de l’Université Fédérale de Bahia (Salvador, Brésil). Il est l’auteur de plusieurs articles et co-auteur d’ouvrages sur les diverses dimensions de la globalisation, les régulations du marché, la démocratie internationale et le Forum social mondial. Parmi ces ouvrages : Democracia e governança mundial, co-éditée en 2002 par l’unesco et ong et Gouvernance dans le monde arabe, co-éditée en 2004 par le cedej (Caire) et Karthala. E-mail: cmilani@ufba.br
Carlos Schmidt Arturi
Carlos Schmidt Arturi est professeur et chercheur du Programme de post-doctorat en science politique de l’Universidad Federal de Rio Grande do Sul (Porto Alegre, Brésil). Coordinateur de ce programme, il aborde des thèmes tels que la transformation de l’État et les conflits internationaux. Sa plus récente contribution étant « Os desafios para a instauração de una governança mundial democrática na atual conjuntura internacional » (2003). E-mail: carlos.arturi@ufrgs.br
Dans le présent article, les auteurs examinent diverses interrogations relatives aux nouvelles expressions de la contestation internationale. Ils analysent en particulier les réponses et les réactions des États devant l’émergence d’acteurs non gouvernementaux qui s’opposent à l’ordre mondial actuel et disent proposer des alternatives à la gouvernance néolibérale. A cet effet, les auteurs identifient quelques uns des mouvements de contestation à la globalisation économique de plus grande visibilité, tels que les manifestations de Seattle, Prague, Gênes et, surtout, les quatre éditions du Forum social mondial ayant d’abord eu lieu à Porto Alegre et plus récemment à Bombay. En même temps, l’article met en évidence les articulations interétatiques visant à contrôler, et éventuellement à réprimer, ces mouvements, après les attentats du 11 septembre 2001, passant en revue les principales mesures juridiques adoptées à cette fin par les gouvernements et institutions internationales, en particulier au sein de l’Union européenne. Finalement, les auteurs intègrent dans ce tableau certaines stratégies de juridictionnalisation des conflits internationaux, pour souligner les expectatives de plaidants d’un nouveau genre qui prétendent légitimer et donner une visibilité à certaines demandes conflictuelles en les déférant à un tiers agissant de manière adjudicative (tribunal, médiateur, instance humanitaire, etc.).