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Revue de Métaphysique et de Morale 2002- 4 (n° 36)| ISSN 0035-1571 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-1305-2701-9 | page 423 à 441 Distribution électronique Cairn pour les éditions Presses Universitaires de France. © Presses Universitaires de France. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit. |
La connaissance métaphysique
E. J. lowe (durham)
RESUME — La connaissance métaphysique est accessible et nous possédons un tel
type de connaissance. Il faut pratiquer la métaphysique de manière directe, sans passer
par des considérations de philosophie du langage ou de l’esprit. Les deux principales
critiques de la métaphysique sont : le naturalisme évolutionniste et le kantisme. Le
naturalisme est incohérent car il nie la possibilité de faire des hypothèses métaphysiques
et pourtant il repose sur de telles hypothèses. Kant également ne va pas au bout de son
projet, car on ne peut éviter la question du contenu des pensées, une fois qu’on a réduit
la métaphysique à une théorie de la connaissance. L’examen des arguments de Barcan-Kripke confirme la possibilité d’une argumentation métaphysique et l’impossibilité d’y
échapper.
La connaissance métaphysique est accessible et nous possédons un tel
type de connaissance. Il faut pratiquer la métaphysique de manière directe, sans passer
par des considérations de philosophie du langage ou de l’esprit. Les deux principales
critiques de la métaphysique sont : le naturalisme évolutionniste et le kantisme. Le
naturalisme est incohérent car il nie la possibilité de faire des hypothèses métaphysiques
et pourtant il repose sur de telles hypothèses. Kant également ne va pas au bout de son
projet, car on ne peut éviter la question du contenu des pensées, une fois qu’on a réduit
la métaphysique à une théorie de la connaissance. L’examen des arguments de Barcan-Kripke confirme la possibilité d’une argumentation métaphysique et l’impossibilité d’y
échapper.
ABSTRACT — Metaphysical knowledge is accessible and indeed, we have such a
knowledge. Metaphysics shoud be done directly, without starting with considerations of
philosophy of language or philosophy of mind. The two main critiques of metaphysics
are evolutionary naturalism and Kantianism. Naturalism is inconsistent because it denies
any possibility to make metaphysical hypotheses, but it hinges upon such hypotheses.
Kant is also inconsistent because one cannot avoid the question of the content of thoughts
once metaphysics has been reduced to epistemology. A scrutiny of the arguments by
Barcan and Kripke confirms the possibility of a purely metaphysical argumentation and
the impossibility to do without it.
Metaphysical knowledge is accessible and indeed, we have such a
knowledge. Metaphysics shoud be done directly, without starting with considerations of
philosophy of language or philosophy of mind. The two main critiques of metaphysics
are evolutionary naturalism and Kantianism. Naturalism is inconsistent because it denies
any possibility to make metaphysical hypotheses, but it hinges upon such hypotheses.
Kant is also inconsistent because one cannot avoid the question of the content of thoughts
once metaphysics has been reduced to epistemology. A scrutiny of the arguments by
Barcan and Kripke confirms the possibility of a purely metaphysical argumentation and
the impossibility to do without it.