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Revue de Métaphysique et de Morale 2002- 4 (n° 36)| ISSN 0035-1571 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-1305-2701-9 | page 479 à 500 Distribution électronique Cairn pour les éditions Presses Universitaires de France. © Presses Universitaires de France. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit. |
Des accidents aux tropes.
Pierre Abélard
Alain de LIBERA
RESUME — L’A. retrace l’histoire des propriétés individuelles de l’Antiquité et du
Moyen Âge à la lumière de la théorie des tropes de D.C. Williams et Campbell. Il insiste
sur l’importance de la relation de co-présence et la compare avec des notions apparentées (comme le « syndrome des qualités » ou le « rassemblement des qualités »). L’A.
examine également la validité des principes du particularisme ontologique pour la
philosophie d’Abélard. Il s’attache à l’examen de la thèse de la non-transférabilité des
tropes, chez Boèce, Abélard, et il en rappelle les origines dans l’Islam classique (théologie ash’arite). L’A. insiste sur le fait, en conclusion, que ce particularisme ontologique
n’a pas forcément partie liée avec le nominalisme.
L’A. retrace l’histoire des propriétés individuelles de l’Antiquité et du
Moyen Âge à la lumière de la théorie des tropes de D.C. Williams et Campbell. Il insiste
sur l’importance de la relation de co-présence et la compare avec des notions apparentées (comme le « syndrome des qualités » ou le « rassemblement des qualités »). L’A.
examine également la validité des principes du particularisme ontologique pour la
philosophie d’Abélard. Il s’attache à l’examen de la thèse de la non-transférabilité des
tropes, chez Boèce, Abélard, et il en rappelle les origines dans l’Islam classique (théologie ash’arite). L’A. insiste sur le fait, en conclusion, que ce particularisme ontologique
n’a pas forcément partie liée avec le nominalisme.
ABSTRACT — The A. traces the history of individual properties from Antiquity to The
Middle Ages in light of D.C. Williams and Campbell’s theory of tropes. He compares
the relation of co-presence to notions which could seem related such as « syndrome of
qualities » or « bundle of qualities ». He then examines the validity of ontological particularism for Abelard’s philosophy. He studies the non-transferability of tropes in Boetius, Abelard, and its origins in Muslim philosophy (ash’ari theology). He concludes
that such an ontological particularism is not necessarily linked to nominalism.
The A. traces the history of individual properties from Antiquity to The
Middle Ages in light of D.C. Williams and Campbell’s theory of tropes. He compares
the relation of co-presence to notions which could seem related such as « syndrome of
qualities » or « bundle of qualities ». He then examines the validity of ontological particularism for Abelard’s philosophy. He studies the non-transferability of tropes in Boetius, Abelard, and its origins in Muslim philosophy (ash’ari theology). He concludes
that such an ontological particularism is not necessarily linked to nominalism.