Sociétés 2006- 1 (no 91)| ISSN 1378-1863 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-8041-5179-4 | page 135 à 143

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La pensée en réseau : nouveaux principes cognitifs pour un devenir posthumain ?

Raphaël Josset


RESUME — Les mutations technologiques, anthropologiques et sociétales annoncent l’avènement d’une civilisation posthumaine qui aura élaboré un au-delà ou un en-deçà du dualisme métaphysique entre vivant et machine, organique et artificiel alors conçus comme les deux pôles d’un nouveau tao. Le statut épistémologique d’une « pensée en réseau » paraît mettre à jour l’émergence de principes cognitifs différents, c’est-à-dire de nouvelles méthodes d’acquisition du savoir, de nouvelles techniques et donc aussi de nouvelles technologies de connaissance et de compréhension de ce qui est.

Les mutations technologiques, anthropologiques et sociétales annoncent l’avènement d’une civilisation posthumaine qui aura élaboré un au-delà ou un en-deçà du dualisme métaphysique entre vivant et machine, organique et artificiel alors conçus comme les deux pôles d’un nouveau tao. Le statut épistémologique d’une « pensée en réseau » paraît mettre à jour l’émergence de principes cognitifs différents, c’est-à-dire de nouvelles méthodes d’acquisition du savoir, de nouvelles techniques et donc aussi de nouvelles technologies de connaissance et de compréhension de ce qui est.

ABSTRACT — Technological mutations, anthropological and societal announce a post-human civilization, having created a beyond or a beneath of the two-sided metaphysic of living vs mechanical. Organic and artificial will then be considered as two poles of a new tao. The epistemological status of a “network thinking” seems to emphasize new cognitive principles, that is to say : new methods of learning, new techniques and thus new technologies of knowledge and understanding of what is.

Technological mutations, anthropological and societal announce a post-human civilization, having created a beyond or a beneath of the two-sided metaphysic of living vs mechanical. Organic and artificial will then be considered as two poles of a new tao. The epistemological status of a “network thinking” seems to emphasize new cognitive principles, that is to say : new methods of learning, new techniques and thus new technologies of knowledge and understanding of what is.