Le Temps des Médias 2004- 1 (n° 2)| ISSN 1764-2507 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-84736-052-2 | page 049 à 058

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La puissance du modèle américain
Les agences publicitaires dans la Belgique de l’entre-deux-guerres

Véronique Pouillard


RESUME — Dans la Belgique de l’entre-deux-guerres, la publicité, qui devient progressivement une activité économique à part entière, est vue par les professionnels eux-mêmes comme une profession américaine. L’influence française n’est pourtant pas en reste. Lorsque la crise économique survient, un retour à l’identité nationale belge, mais aussi un intérêt croissant pour le savoir-faire français apparaissent, aux yeux de certains, comme des alternatives potentielles à l’américanisation croissante du secteur publicitaire.

Dans la Belgique de l’entre-deux-guerres, la publicité, qui devient progressivement une activité économique à part entière, est vue par les professionnels eux-mêmes comme une profession américaine. L’influence française n’est pourtant pas en reste. Lorsque la crise économique survient, un retour à l’identité nationale belge, mais aussi un intérêt croissant pour le savoir-faire français apparaissent, aux yeux de certains, comme des alternatives potentielles à l’américanisation croissante du secteur publicitaire.

ABSTRACT — Advertising was considered to be an American profession by most Belgian admen during the 1920s and 1930s. Strong external influences led advertising technicians to develop their know-how and to adopt international standards. However, during the 1930s economic depression, some of them questioned the extent of U.S. influence. Focused more on a distinctive national identity and saw French “savoir-faire” as an alternative to U.S. practice.

Advertising was considered to be an American profession by most Belgian admen during the 1920s and 1930s. Strong external influences led advertising technicians to develop their know-how and to adopt international standards. However, during the 1930s economic depression, some of them questioned the extent of U.S. influence. Focused more on a distinctive national identity and saw French “savoir-faire” as an alternative to U.S. practice.