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Le Temps des Médias 2005- 1 (n° 4)| ISSN 1764-2507 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-84736-102-2 | page 178 à 187 Distribution électronique Cairn pour les éditions Nouveau monde. © Nouveau monde. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit. |
L’art de témoigner de Pierre Schoendoerffer
Delphine Robic-Diaz
RESUME — Pierre Schoendoerffer a commencé sa carrière de cinéaste pendant la guerre d’Indochine en tant qu’opérateur SCA (Service Cinématographique des Armées). Revenu à la vie civile, il devient le principal réalisateur de cinéma de guerre français, spécialisé dans les représentations de la guerre d’Indochine. Témoin survivant d’un conflit depuis lors tombé dans l’oubli, ses films deviennent les échos d’une guerre dont il s’acharne à perpétuer la mémoire par la déréalisation de ses propres souvenirs.
Pierre Schoendoerffer a commencé sa carrière de cinéaste pendant la guerre d’Indochine en tant qu’opérateur SCA (Service Cinématographique des Armées). Revenu à la vie civile, il devient le principal réalisateur de cinéma de guerre français, spécialisé dans les représentations de la guerre d’Indochine. Témoin survivant d’un conflit depuis lors tombé dans l’oubli, ses films deviennent les échos d’une guerre dont il s’acharne à perpétuer la mémoire par la déréalisation de ses propres souvenirs.
ABSTRACT — Pierre Schoendoerffer began his carrier as a film-maker during the war in Indochina in the Army’s Cinematographic Service (Service Cinématographique des Armées). Back in civil life, he became the most important director of French war cinema, specialised in the representation of this war. Survivor and witness of a conflict by now largely forgotten, his films projected the memory of the war, trying to keep alive its memory and fight against the loss of reality of his own memories.
Pierre Schoendoerffer began his carrier as a film-maker during the war in Indochina in the Army’s Cinematographic Service (Service Cinématographique des Armées). Back in civil life, he became the most important director of French war cinema, specialised in the representation of this war. Survivor and witness of a conflict by now largely forgotten, his films projected the memory of the war, trying to keep alive its memory and fight against the loss of reality of his own memories.