Le Temps des Médias 2006- 1 (n° 6)| ISSN 1764-2507 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-84736-147-2 | page 022 à 033

Distribution électronique Cairn pour les éditions Nouveau Monde éditions. © Nouveau Monde éditions. Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent article, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public sous quelque forme et de quelque manière que ce soit.

Retour sur « l’abominable vénalité de la presse française »

Marc Martin


RESUME — Depuis le scandale de Panama et les emprunts russes, « l’abominable vénalité de la presse française » sous la IIIe République est communément admise, tant par les journalistes que par de nombreux historiens. Or, la vénalité est une vision réductrice des rapports entre la presse et le monde des affaires. De nombreux journaux ne perçoivent pas de subsides cachés, tandis que la promotion des emprunts russes correspond également à une volonté politique et à une stratégie internationale. L’article propose de traiter les relations entre la presse et la finance en termes de degrés de dépendances ou de solidarités.

Depuis le scandale de Panama et les emprunts russes, « l’abominable vénalité de la presse française » sous la IIIe République est communément admise, tant par les journalistes que par de nombreux historiens. Or, la vénalité est une vision réductrice des rapports entre la presse et le monde des affaires. De nombreux journaux ne perçoivent pas de subsides cachés, tandis que la promotion des emprunts russes correspond également à une volonté politique et à une stratégie internationale. L’article propose de traiter les relations entre la presse et la finance en termes de degrés de dépendances ou de solidarités.

ABSTRACT — Following the Panama scandal and the « Russian loans » affair, the despicable venality of he French press during the IIIrd Republic, is generally taken as read by journalists and many historians. Many newspapers, however, were not the beneficiaries of disguise subsidies; more ever the promotion on investment in Russia was a policy decision and an international strategy. It is preferable to consider the relations between the press and finance in terms of degrees of dependence and solidarity.

Following the Panama scandal and the « Russian loans » affair, the despicable venality of he French press during the IIIrd Republic, is generally taken as read by journalists and many historians. Many newspapers, however, were not the beneficiaries of disguise subsidies; more ever the promotion on investment in Russia was a policy decision and an international strategy. It is preferable to consider the relations between the press and finance in terms of degrees of dependence and solidarity.