La scène adolescente : les signes d’identité
David Le Breton
La culture des pairs supplante aujourd’hui celle des pères, la transmission s’efface devant l’imitation. Il faut dès lors être à la hauteur du regard des autres, ceux de sa classe d’âge, même s’il faut pour cela se battre avec ses parents. L’une des terreurs des cours de récréation des collèges ou des lycées est de passer pour un « bouffon » en n’ayant pas l’assentiment du groupe, par une reculade devant un défi ou le fait de ne pas arborer la bonne « marque » de vêtements ou de chaussures. L’estime de soi ne vient plus de l’adhésion à des valeurs unanimes structurant le lien social, elle ne s’alimente plus dans le miroir des aînés ou des ancêtres mais dans celui des pairs. La nécessité de représentation se rencontre chez les garçons et les filles mais sous des formes différentes.Mots-clés :
apparence, tatouages, piercings, marques commerciales, identité.
Peer culture is now replacing parent culture, transmission gives way to imitation. From now on one must measure up in the eyes of others, those of one’s age group, even if one must fight one’s parents in order to do this. One of the horrors of middle school and high school recess yards is to seen as the « buffoon » by failing to obtain the group’s approval, refusing a dare, or not displaying the right « brand » of clothes or shoes. Self esteem no longer comes from espousing the unanimous values that structure the social bond, it is no longer nourished in the mirror of elders or ancestors but in that of the peer group. The necessity for representation is found in both girls and boys, but not in the same manner.Keywords :
appearance, tattoos, piercing, commercial brands, identity.
La cultura de los pares remplaza hoy en día la de los padres, la transmision és remplazada por la imitación. Se trata de estar a la altura de la mirada de los otros aquellos de su clase de edad, asi mismo si ello implica pelearse con sus padres. Uno de los terrores del patio de recreación de los colegios o de los liceos es de pasar por un « bufon » y no tener la aprobación del grupo y ello a causa de una reculada delante de un desafío o por el hecho de no arboarar la buena « marca » de vestido o de zapatos. La estima de sí no viene más de la adhesión a los valores unánimes que estructuran el vínculo social, puesto que no se alimenta más en el espejo de los mayores o de los ancestros si no en el de los pares. La necesidad de representación se encuentra en el caso de los chicos y de las chicas pero de maneras diferentes.Palabras claves :
apariencia, tatuajes, percing, marcas comerciales, identidad.
• Une nécessaire invention de soi
• La révérence aux marques
• Des marques commerciales aux marques corporelles
• La scène féminine
• La scène masculine
• Bibliographie