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Africultures

2007/2 (n° 71)

  • Pages : 232
  • ISBN : 9782296045033
  • DOI : 10.3917/afcul.071.0006
  • Éditeur : Africultures

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« ... tu vois Vauban, à quelque chose malheur est bon je n’aime pas les questions des journalistes mais elles viennent toujours et elles sont belles quand je réponds aux questions elles attisent mon sang, elles actionnent ma hernie et monsieur le président comment voyez-vous l’avenir de l’économie... arrête c’est une mauvaise question – l’économie est une mixture préparée depuis la Flamandchourie et que les gens nous donne à boire, que voulez-vous que ma hernie y fasse ? »

Sony Labou Tansi, L’Autre Monde, écrits inédits.
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Avec ce numéro consacré aux journalistes et aux médias en Afrique, Africultures fête ses dix ans [1][1] Pour célébrer cet anniversaire, toute l’équipe d’Africultures.... En octobre 1997, le comité de rédaction publiait le premier dossier de la revue : « la critique en questions », un numéro manifeste qui posait déjà les enjeux d’une information culturelle critique capable d’accompagner et d’interroger l’évolution rapide des expressions artistiques en Afrique et dans la diaspora. Dix ans et 70 numéros plus tard, notre revue s’attache aujourd’hui à la situation des médias sur le continent. Leur libéralisation a-t-elle émancipé les sociétés ? Où en sont-ils dans leur rapport à la démocratie ? Quelle culture véhiculent-t-ils ? Qui en sont les acteurs auxquels on veut faire porter une responsabilité sociale écrasante ? Autant de questions abordées dans ce dossier spécial conçu en partenariat avec Radio France Internationale et MFI (Médias France Intercontinents, agence de presse écrite de RFI) et coordonné par Thierry Perret.

Couverture du premier numéro d’africultures

© DR.

Que de chemin parcouru !

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Des enjeux de la critique à l’analyse socio-culturelle des médias en passant par une très large diversité des sujets traités, se dessine en filigrane le parcours d’Africultures en une décennie. Que de chemin parcouru ! Grâce à l’engagement de notre président Olivier Barlet et de toute l’équipe réunie autour de lui, l’aventure de notre association n’a cessé de se développer. Aujourd’hui, notre revue et notre site Internet [2][2] La rédaction en chef des sites Internet d’Africultures... sont devenus des références consultées dans le monde entier. Africultures.com reçoit plus de 25000 visiteurs par jour (chiffre qui continue de progresser régulièrement !), notre base de données compte plus de 5800 articles et 11 700 événements culturels recensés. 85 000 abonnés reçoivent chaque semaine notre lettre d’information...

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Ces chiffres qui font notre fierté parce qu’ils traduisent à la fois un succès public et une reconnaissance professionnelle nous donnent également un certain vertige. En dix ans, Africultures s’est imposé comme un média culturel à part entière. Nos deux derniers projets en témoignent. Grâce à l’appui de nos partenaires [3][3] Le Ministère français des Affaires étrangères pour..., nous avons lancé l’an dernier le portail de la diversité culturelle, Sudplanete. net, destiné à devenir sur la Toile la base de données de référence sur les artistes et les productions du Sud. D’autre part, depuis juillet dernier, nous publions le premier magazine culturel et citoyen gratuit dédié à l’Afrique et à sa diaspora en Ile de France : Afriscope (www.afriscope.fr). Bref, notre activité ne cesse de croître, notre influence et notre reconnaissance également mais notre structure demeure économiquement fragile. Situation bien connue de la plupart des médias indépendants au sud comme au nord de la Méditerranée !

Kiosque de vente de journaux à Cotonou au Bénin

© Catherine et Bernard Desjeux
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À l’ère de l’information, de la concentration des pouvoirs et de la démocratisation d’Internet, les paysages médiatiques se recomposent rapidement en Europe comme en Afrique. Certes, ils diffèrent sensiblement selon les continents mais de part et d’autre, les médias traversent une crise profonde et paradoxale. Alors que leur centralité est partout affirmée, qu’ils sont devenus un espace social, culturel et politique de première importance, la question de leur indépendance se pose avec acuité. En Europe comme en Afrique, la frontière entre journalisme et communication a tendance à s’estomper dangereusement…

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En ce sens, nous réaffirmons aujourd’hui plus que jamais notre exigence critique et cela « non pour renvoyer chacun à l’intimité de ce qu’il éprouve mais à la question suivante : que pouvons-nous partager dans ce qui nous touche et qui nous permette de construire une communauté[4][4] souligné par l’auteur. définie par l’orientation commune de l’amour et de la haine ? » pour reprendre les mots de la philosophe Marie-Josée Mondzain. Dans le domaine des expressions culturelles et artistiques contemporaines de l’Afrique et de sa diaspora, cette question ne manque pas d’actualité. Par notre travail, nous nous efforçons d’y répondre depuis nos débuts. C’est l’occasion ici de remercier profondément nos fidèles partenaires [5][5] L’Acsé (Agence pour la cohésion sociale et l’égalité..., les quelque cinq cents collaborateurs extérieurs depuis nos débuts et nos milliers de lecteurs à travers le monde qui ont également construit ce qu’est Africultures aujourd’hui. Le travail reste immense. Nous continuerons à relever ce défi ensemble.

Extrait de Afro-2, un magazine graphique sud-africain créé par peet pienaar et Heidi Chisholm

© Antoine Tiphine

Notes

[1]

Pour célébrer cet anniversaire, toute l’équipe d’Africultures vous donne rendez-vous pour une journée exceptionnelle de débats, de rencontres et de fête avec des artistes, des intellectuels, des chercheurs et de nombreux professionnels des médias et de la culture. Cette manifestation se déroulera samedi 1er décembre 2007 au Lavoir Moderne Parisien (LMP) dans le 18ème arrondissement de Paris et sera transmise sur la web tv : rueleon.net. Plus d’informations sur le programme : voir www.africultures.com et www.rueleon.net.

[2]

La rédaction en chef des sites Internet d’Africultures et de Sudplanète est assurée par Virginie Andriamirado.

[3]

Le Ministère français des Affaires étrangères pour Sudplanète, l’Acsé (Agence pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, direction Ile de France) et la Région Ile de France pour Afriscope.

[4]

souligné par l’auteur.

[5]

L’Acsé (Agence pour la cohésion sociale et l’égalité des chances) et la Région Rhônes-Alpes sont actuellement les deux partenaires financiers principaux de notre revue.

Plan de l'article

  1. Que de chemin parcouru !

Pour citer cet article

Mensah Ayoko, « Africultures fête ses dix ans ! », Africultures, 2/2007 (n° 71), p. 6-8.

URL : http://www.cairn.info/revue-africultures-2007-2-page-6.htm
DOI : 10.3917/afcul.071.0006


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