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Africultures

2011/2 (n° 84)

  • Pages : 240
  • ISBN : 9782296546646
  • DOI : 10.3917/afcul.084.0162
  • Éditeur : Africultures

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Le premier héros de la BD camerounaise s’appelait Sam Monfong, l’invincible policier, apparu en juillet 1974 dans La gazette, sous la plume de Kiti. Puis ce fut le grand silence jusqu’en 1998, avec la création de la revue et association Mac BD qui accueillera les premières planches de Simon Pierre Mbumbo, Marius Desfoussots, Achille Nzoda et Remi Sewado. Par la suite, de 2003 à 2005, paraîtra Essingan, publié par Akoma Mba. En 2005 naît « Trait noir », association regroupant de jeunes auteurs talentueux comme Kangol, Piazo, Bibibenzo, Kingval et Almo the best. Le groupe créera un mensuel BD K-mer comix suivi d’un album collectif intitulé Trait noir. L’année suivante, cette équipe participe à un encart (Zam zam hebdo) dans un numéro d’août de Spirou. La même année, Almo lance les quatre numéros du journal Fluide thermal. Le nombre d’albums édités sur place est très faible hormis quelques productions soutenues par des ONG (Kanse de Christian Ova’a en 1997, la série des Bokoli par Edji sur la santé, Solange de BG Laubé sur le Sida, etc.) Seul, l’album de 400 pages, Almo, du crayon plein la gomme, publié en 2007 par le CCF de Douala, a permis de mettre en valeur le talent de Almo the best. Celui-ci récidivera en 2009 avec Les mbenguétaires, le tome I de Zam zam, le tiers-mondiste (aux éditions algériennes Lazhari Labter à l’occasion du PANAF), ouvrage réédité au Cameroun, chez Macacos en 2010. Seules quelques planches apparaissent dans des revues pour la jeunesse (c’est le cas de Samory avec Juniors et Entre nous jeunes ou de Almo avec 100 % jeunes), généraliste avec le caricaturiste Jaimes dans Mutation ou satirique. D’autres jeunes apparaissent comme Yannick Deubou Sikoue ou Guy Landry. En début d’année 2010, le « collectif 3A », créé en 2007, lance la revue Bitchakala du Mboa qui compte plusieurs numéros. En France, Mayval a publié Les aventures de Maïmouna et Leuk le lièvre (L’Harmattan). Achille Nzoda a dessiné le tome I de Les animotards chez Tartamudo en 2006 puis un recueil de dessins, Les 40 commandements du motard en 2010. Biyong Djehouty entreprend chez Menaibuc de raconter l’histoire africaine avec Soundjata, la bataille de Kirina (2004), Soundjata le conquérant (2005) et L’épopée de Chaka (2005). Simon Pierre Mbumbo, après avoir travaillé pour Planète jeunes et participé à l’album À l’ombre du baobab (2001), dessine le superbe Hisham et Yseult (scénario de Christophe Ngalle Edimo) pour le projet « Valeurs communes ». Son dernier album, Malamine, un Africain à Paris (avec Ngalle Edimo, toujours) est sorti en fin d’année 2009 chez Les enfants rouges. D’autres auteurs se sont fait remarquer : Chrisany (Francis Taptue) avec Article 5 et 9 (2002) et L’exposé (2005) et Bertin Amanvi avec Blolo-bian, l’amant de l’au-delà (2003) édités par l’éditeur italien Lai momo. En décembre 2009, Joëlle Esso publie chez Dagan, Petit Joss. Enfin, le scénariste franco-camerounais Christophe Ngalle Edimo, président de « L’Afrique dessinée », se fait remarquer sur plusieurs projets, collectifs ou individuels.

Pour citer cet article

Cassiau-Haurie Christophe, « Présentation », Africultures, 2/2011 (n° 84), p. 162-162.

URL : http://www.cairn.info/revue-africultures-2011-2-page-162.htm
DOI : 10.3917/afcul.084.0162


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