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Africultures

2011/3 (n° 85)

  • Pages : 180
  • ISBN : 9782296546653
  • DOI : 10.3917/afcul.085.0108
  • Éditeur : Africultures

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8 Possible Beginnings or : The Creation of African-America, a Moving Picture by Kara E. Walker (2005), est un film se déclinant en huit scènes sarcastiques, narrant l’établissement de l’esclavage aux Etats-Unis. Du périlleux voyage transatlantique, dont l’accostage est suivi par l’ingestion et la défécation du peuple noir ; en passant par l’accouplement du maître et de l’esclave (King Cotton), ce dernier accouché par une domestique noire ; jusqu’à l’enfantement du fruit de cette union maudite, le coton : Walker plonge le spectateur dans un rapport d’immédiateté à l’image par le biais d’une facture en apparence artisanale.

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Usant de ses habituelles silhouettes et jeux d’ombres, dévoilant sa présence telle une marionnettiste, elle prend le spectateur au dépourvu par la périodique absence de bande-son qui ajoute à l’esthétique presque enfantine de scénettes dramatiques dont la force tient du fait qu’elles s’adressent à un public adulte. On peut en effet citer parmi les sources d’inspiration de cette œuvre, l’animation de Walt Disney, Song of the South (1946), basée sur Oncle Remus, personnage des récits du nouvelliste américain Joel Chandler Harris.

Ci-dessous et page suivante : “8 Possible Beginnings or : The Creation of African-America, a Moving Picture by Kara E. Walker (2005) Installation vidéo 15 min, 57 sec

© Kara E. Walker Courtoisie Galerie Sikkema Jenkins, New York
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Abordant avec grande subtilité des thèmes aussi sensibles que le viol des jeunes esclaves par leur maître ; ou encore le lynchage et la pendaison des esclaves noirs, elle présente ces derniers respectivement sous la forme d’un récit naïf tel qu’on le lirait sur les pages d’un carnet intime, ou sous le genre de comptines qu’accompagnerait une musique de minstrels.

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8 Possible Beginnings or : The Creation of African-America, a Moving Picture by Kara E. Walker (2005) est présenté avec la courtoisie de l’artiste et de la Galerie Sikemma Jenkins, New York.


Annexe

Kara Walker (1969, Stockton, Californie), vit et travaille à New York

Formation

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1994 : MFA Rhode Island School of Design.

6

1991 : Atlanta College of Art.

Expositions individuelles

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2010 : « Kara Walker : Harper’s Pictorial History of the Civil War (Annotated) », Cincinnati Art Museum, Ohio, USA.

8

2008 : CAC Malaga, Centro de Arte Contemporáneo de Malaga, Espagne ; MDD - Museum Dhondt-Dhaenens, Deurle, Belgique.

9

2007 : « Kara Walker : My Complement, My Enemy, My Oppressor, My Love », Walker Art Center, Minneapolis ; ARC/Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, France ; Whitney Museum of American Art, New York ; Hammer Museum, Los Angeles ; Museum of Modern Art, Fort Worth, USA.

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2007 : « Think With the Senses Feel with the Mind », 52e Biennale de Venise, Italie.

11

2006 : « Kara Walker », Sikkema Jenkins & Co. New York, NY ; « Kara Walker at the Met : After the Deluge », The Metropolitan Museum of Art, New York, NY.

Prix

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2008 : United States Artists Eileen Harris Norton Fellowship.

13

2000 : Deutsche Bank Prize.

14

1997 : John D. and Catherine T. MacArthur Foundation Achievement Award.

Pour citer cet article

Eyene Christine, « Kara E. Walker. L'histoire de la société africaine-américaine en huit chapitres », Africultures, 3/2011 (n° 85), p. 108-109.

URL : http://www.cairn.info/revue-africultures-2011-3-page-108.htm
DOI : 10.3917/afcul.085.0108


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