2004
Afrique contemporaine
Dossier Japon/Afrique
La coopération japonaise à l’égard de l’Afrique
Vers un développement de la coopération Asie-Afrique
Minoru Ogasawara
[*]
La promotion de la coopération Asie-Afrique est aujourd’hui devenue l’une des spécificités de la coopération japonaise en Afrique. L’objectif de cet article est d’abord d’essayer de clarifier le concept japonais de coopération Asie-Afrique, ensuite de présenter plus concrètement des projets réalisés dans ce cadre et leurs résultats et enfin d’évaluer la signification et l’importance de cette coopération.
Promoting a co-operation link between Asia and Africa has become one of the main features of Japanese assistance to the African continent. This article aims firstly at trying to clarify the Japanese concept of Asia-Africa co-operation. As to estimate the importance and meaning of such an endeavour, it secondly describes some projects undertaken inside this framework and sums up their results in more practical terms.
En raison des liens historiques, géographiques, stratégiques et économiques, la politique de coopération japonaise s’est naturellement portée en priorité sur l’Asie. Toutefois, le Japon contribue de plus en plus au développement de l’Afrique
[1] et assume une responsabilité grandissante en ce qui concerne le futur de ce continent. Le processus de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (
Tokyo International Conference on African Development, TICAD) qui a débuté en 1993 prouve sans ambiguïté l’intérêt du Japon à l’égard du développement africain. La promotion de la coopération Asie-Afrique est aujourd’hui devenue l’une des spécificités de la coopération japonaise en Afrique. La modification de la Charte de l’aide publique au développement (APD) du Japon en août 2003 a montré clairement la détermination du gouvernement japonais à agir dans ce sens en indiquant que le « Japon va activement promouvoir la coopération Sud-Sud dans le partenariat avec des pays d’Asie et d’autres régions qui connaissent un développement plus avancé
[2]. »
L’affirmation de cette idée japonaise coïncide avec l’organisation de la réunion du 50e anniversaire de la Conférence afro-asiatique de Bandung en 2005. Le Japon a pour but de concrétiser la coopération Asie-Afrique par le biais du processus de la TICAD.
L’objectif de cet article est d’abord d’essayer de clarifier le concept japonais de coopération Asie-Afrique, ensuite de présenter plus concrètement des projets réalisés dans ce cadre et leurs résultats et enfin d’évaluer la signification et l’importance de cette coopération.
Le concept de coopération Sud-Sud et Asie-Afrique développé par le Japon
Dès l’organisation de la TICAD en 1993, le Japon a commencé à intégrer l’idée d’une coopération Asie-Afrique dans sa politique à l’égard de l’Afrique. A l’époque, il avait déjà une certaine expérience de la coopération Sud-Sud notamment en Asie. A travers cet engagement, le Japon visait quatre objectifs : l’augmentation des ressources de l’aide internationale ; la promotion de la coopération interrégionale ; un transfert plus efficace et effectif de la technologie à partir d’une similitude du degré de développement, de culture et de langue entre pays en développement ; la réduction du coût de réalisation des projets en jouant sur la proximité
[3].
Les idées japonaises quant à ce type de coopération ont été concrétisées pour la première fois en 1975, par la création de stages pour les pays tiers. Leur objectif était de permettre aux Etats déjà bénéficiaires de la coopération technique japonaise de transférer à leur tour, avec le concours du Japon, la technologie et le savoir-faire acquis à d’autres pays moins développés qu’eux. Pour favoriser ce transfert technologique entre pays en développement, le Japon a également établi un système d’envoi d’experts de pays tiers en 1994.
Depuis 1994, le Japon a conclu avec des pays émergents un programme de partenariat qui définit un cadre de coopération générale, des objectifs et des programmes à moyen terme concernant le nombre de stages dans des pays tiers et l’envoi en commun d’experts
[4].
La réussite de la coopération Sud-Sud a fourni des idées pour le développement ultérieur de ce concept en direction du continent africain. L’organisation de la TICAD fut bien l’un des moments décisifs dans la promotion du concept de coopération Asie-Afrique. La « déclaration de Tokyo
[5] » adoptée lors de la TICAD précisait notamment : « nous reconnaissons une certaine pertinence aux expériences asiatiques pour le développement africain
[6]. La grande diversité des succès des pays asiatiques montre avec espoir les leçons qui peuvent être tirées pour le développement de l’Afrique. » Dans cette déclaration a été également mentionnée, comme l’une des explications du développement asiatique, l’existence d’un lien entre, d’une part, les engagements du leadership et de la population en faveur de la prospérité économique et, d’autre part, des stratégies adéquates pour le développement à long terme ainsi que, enfin, une administration gouvernementale efficace afin de poursuivre ces stratégies d’une manière cohérente. Dans la déclaration de 10
e anniversaire de la TICAD
[7] adoptée lors de la TICAD III en 2003, l’élargissement du partenariat pour le développement, notamment celui de l’Asie vers l`Afrique, est mentionné ainsi : « le processus de la TICAD, en suggérant des solutions alternatives susceptibles de relever les défis auxquels l’Afrique est confrontée, a permis de diversifier et de dynamiser le processus de développement du continent africain. » La coopération Asie-Afrique constitue donc l’une des composantes de ces solutions alternatives. Dans le cadre de cette coopération, le transfert et le partage d’expériences asiatiques réussies en direction de l’Afrique deviennent une clé importante pour le développement de cette dernière, appuyés d’ailleurs par les amitiés nouées depuis l’organisation de la conférence de Bandung et facilités par l’absence d’héritage historique négatif.
La conception japonaise de la coopération Asie-Afrique s’est ainsi développée avec le processus de la TICAD. Désormais, la coopération japonaise se traduit notamment en Afrique aussi par des stages en faveur des pays tiers et des envois d’experts de pays tiers. En dehors de la coopération technique, le Japon a également créé en 1999 un centre de promotion des investissements et de la technologie Asie-Afrique (centre Hippalos, en Malaisie) afin de stimuler des échanges commerciaux et des investissements entre ces deux régions. Dans ce but, le Japon a organisé à plusieurs reprises, avec différents partenaires, des forums économiques Asie-Afrique.
Les projets dans le cadre de la coopération Sud-Sud et Asie-Afrique
Coopération technique
Stages en pays tiers et envoi d’experts de pays tiers
Selon l’Agence japonaise de coopération internationale (
Japan International Cooperation Agency, JICA), les stages pour les pays tiers, créés en 1975, présentent les avantages suivants : transfert de techniques facilité et conformité totale au niveau des participants ; possibilité de dispenser la formation dans des pays dont la culture, la langue, le climat et les coutumes sont similaires à ceux du pays bénéficiaire ; coûts de formation plus faibles qu’au Japon, permettant à un plus grand nombre de participants de bénéficier d’une formation ; incitation pour les pays organisateurs à tendre vers plus d’autonomie
[8]. Au total, 2 065 personnes (dont 473 Africains)
[9] ont participé aux stages en 2002. Singapour, l’Indonésie, la Thaïlande, la Malaisie, les Philippines, l’Inde et le Pakistan sont les principaux pays asiatiques qui ont accueilli des stagiaires africains
[10].
L’envoi d’experts de pays tiers débuté en 1994 est fortement apprécié par les pays d’accueil mais aussi par les pays d’origine. La similarité de l’environnement physique, de la langue, du niveau technique et de la culture de ces experts avec les pays d’accueil favorise un transfert plus effectifs des techniques. En 2002, 106 experts (dont 10 Africains)
[11] de pays tiers ont été envoyés grâce à un financement du Japon. L’Indonésie, le Sri Lanka, les Philippines, la Thaïlande, le Bangladesh sont des Etats asiatiques ayant déjà envoyé leurs experts en Afrique
[12].
L’Institut africain pour le développement de la capacité (AICAD)
Pour parvenir à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration socio-économique en Afrique par le développement des aptitudes des populations locales à résoudre leurs problèmes, le Japon a décidé en 1998, après la TICAD II, d’établir au Kenya un centre de formation, l’Institut africain pour le développement de la capacité (
African Institute for Capacity Development, AICAD), situé dans les locaux de la Faculté d’agriculture et de technologie Jomo Kenyatta (
Jomo Kenyatta University of Agriculture and Technology, JKUAT
[13]). Ce centre a pour objectif : d’utiliser des connaissances et des techniques nouvelles ou existantes ; de créer un savoir-faire durable adapté aux conditions locales ; de développer et utiliser des expertises locales ; d’établir le lien entre les institutions créatrices de techniques et les communautés utilisatrices de ces dernières ; d’échanger des informations, expériences et de meilleures pratiques ; de partager des ressources humaines et des informations dans la région
[14]. Pour le moment, les activités de l’AICAD
[15] visent principalement les pays d’Afrique orientale tels que le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Mais la réussite de ces activités devrait entraîner l’élargissement du nombre des pays bénéficiaires de cet institut et promouvoir également la coopération entre Etats africains.
Le Centre de formation professionnelle et technique (CFPT)
Créé en 1984 à Dakar dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et le Japon
[16], le CFPT a pour objectif de former des techniciens de la maintenance industrielle dans les domaines de l’électronique, de l’électrotechnique, de l’électromécanique et de la mécanique auto. Par les cours du jour et du soir, il a formé plus de 750 personnes au Brevet de technicien de l'industrie (BTI) entre 1987 et 2002. Depuis 1999, le CFPT forme aussi au Brevet de technicien supérieur (BTS) et pour, la première promotion de 2002, 15 personnes ont obtenu leur diplôme
[17]. Parmi les étudiants inscrits dans l’année scolaire 2003-2004, environ 10 % sont des étrangers venant principalement d’autres pays de l’Afrique sub-saharienne. La plupart des enseignants ont été formés par des stages au Japon et plusieurs experts japonais ont été envoyés par la JICA pour soutenir le bon fonctionnement du centre
[18].
Par ailleurs, le CFPT a accueilli depuis 1999, avec le « programme de formation en pays tiers » de la JICA, 59 formateurs originaires de 10 pays de la sous-région plus le Sénégal. Avec ses cours et stages, il contribue pleinement à la promotion de la coopération Sud-Sud en Afrique sub-saharienne.
Coopération économique
Le centre de promotion des investissements et de la technologie Asie-Afrique (centre Hippalos)
Ce centre a été créé en Malaisie en 1999 grâce à une partie de la cotisation japonaise auprès de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Son objectif est de fournir à travers son site Internet
[19] des informations sur la situation économique, l’environnement des investissements et les opportunités d’investissements dans les pays africains qui souhaitent accueillir des investisseurs étrangers.
Au-delà, les activités principales du centre Hippalos sont les suivantes : organiser des envois de missions d’investisseurs asiatiques en Afrique
[20] ; fournir des conseils aux entreprises asiatiques qui souhaitent investir dans ce continent ; fournir des conseils aux gouvernements africains sur les conditions économiques permettant de mieux préparer l’accueil des investissements étrangers ; organiser l’accueil des fonctionnaires africains des agences de promotion des investissements par leurs homologues asiatiques ; organiser des séminaires pour les fonctionnaires africains des agences de promotion des investissements afin de développer leur capacité à attirer des investissements étrangers. Pour l’instant, le bénéfice de cette initiative est limité à l’Ouganda, au Ghana, au Zimbabwe, au Sénégal, à la Côte d’Ivoire, à la Tanzanie et au Mozambique
[21].
Organisation des forums économiques
Durant le processus de la TICAD, le Japon a organisé avec ses partenaires différents forums économiques afin de promouvoir des échanges et des investissements entre l’Asie et l’Afrique. Les Forums Asie-Afrique (
Asia Africa Forum, AAF) ont été animés en 1994, 1997 et 2000 afin de constituer un cadre de dialogue politique pour le développement de la relation économique entre ces deux régions
[22].
En outre, le Japon a organisé avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) les Forums d’affaires Asie-Afrique (
Africa-Asia Business Forum, AABF)
[23] en 1999 (en Malaisie), 2001 (en Afrique du Sud) et 2004 (au Sénégal), attirant les représentants de nombreuses entreprises asiatiques et africaines. A travers ces forums, environ 180 accords d’une valeur totale de 150 millions de dollars ont été conclus. Le Japon a également organisé le Forum conjoint public privé Asie-Afrique les 24 et 25 mai 2004 en Malaisie
[24]. Ce forum a été suivi de la Conférence Asie-Afrique sur le commerce et les investissements (
Asia-Africa Conference on Trade and Investment, AATIC) de la TICAD les 1
er et 2 novembre 2004 à Tokyo avec la participation du président du Nigeria, M. Olusegun Obasanjo, et celui du Kenya, M. Mwai Kibaki, environ 600 délégués de 50 nations africaines et 14 pays d’Asie, ainsi que des représentants d’organisations régionales et internationales, du secteur privé et des organisations non gouvernementales
[25].
La perspective de la coopération Asie-Afrique
Depuis 1975, comme on l’a dit, le Japon a développé une coopération Sud-Sud à travers les stages en pays tiers. En s’inspirant des expériences antérieures de cette forme de coopération et dans le cadre de la TICAD, il a stimulé la coopération Asie-Afrique. Mais le volume de cette coopération restant encore assez limité pour l’instant, le Japon est déterminé à le développer encore.
Le 50
e anniversaire de la conférence de Bandung en 2005, en cours de préparation, a pour objectif de promouvoir la coopération Asie-Afrique dans différents domaines. Cette réunion sera également une occasion très importante pour le développement des conceptions du Japon à ce sujet. L’un des résultats positifs du processus de la TICAD est que, parmi les pays asiatiques, l’importance de la coopération Asie-Afrique a été de plus en plus reconnue et, lors de la TICAD III, certains de ces pays ont manifesté leur volonté de travailler en collaboration avec le Japon dans ce sens. Pourtant, il est évident que la mise en pratique du concept japonais à cet égard ne saurait se limiter à une coopération dans le cadre strict de la TICAD. Bien des pays asiatiques se sont déjà mobilisés de leur propre initiative pour le développement de l’Afrique. Les efforts du Japon sont donc destinés à encourager une telle mobilisation de l’Asie et à créer une plateforme de coopération afin de renforcer la relation Asie-Afrique et de contribuer ainsi au développement du continent africain
[26].
L’idée de transférer en Afrique des expériences positives du développement de l’Asie n’est pas, il est vrai, applicable strictement, compte tenu des différences historiques, culturelles, géographiques, politiques, économiques et sociales qui persistent entre les deux régions. Pourtant, la participation des pays asiatiques au développement de l’Afrique entraîne déjà des résultats positifs comme le renforcement de la relation économique et politique bilatérale et l’augmentation de ressources financières et humaines pour le développement de l’Afrique
[27].
En janvier 2001, le Premier ministre Yoshiro Mori effectua la première visite d’un chef de gouvernement japonais au sud du Sahara (Afrique du Sud, Kenya et Nigeria). Il déclara à cette occasion: « le monde du XIX
e siècle ne connaîtra la stabilité et la prospérité que si les problèmes de l'Afrique sont résolus.
[28] » A cette fin, il demeure très important d’encourager le développement de la coopération Sud-Sud notamment Asie-Afrique car les problèmes de l’Afrique doivent être traités et portés par l’ensemble de la communauté internationale.
Lors de la TICAD III, le Premier ministre Junichiro Koizumi rappela dans son allocution d’ouverture que « la réduction de la pauvreté par la croissance économique est l’un des trois piliers de la coopération japonaise en Afrique
[29]. » Pour atteindre cet objectif, le développement des entreprises et des industries est indispensable et les idées de la coopération Asie-Afrique devraient être orientées dans cette direction. Le développement des capacités dans les pays africains est un facteur crucial afin de mieux accueillir les investissements des entreprises asiatiques. Les stages des Africains en pays tiers asiatiques et l’envoi des experts de pays tiers en Afrique pourraient pleinement contribuer non seulement au développement de ces capacités africaines mais aussi à l’approfondissement de la compréhension de la part des Africains à l’égard des valeurs, de la culture et de la mentalité asiatiques.
L’un des points forts de la politique japonaise dans le cadre de la coopération Asie-Afrique est donc la combinaison des efforts pour le développement des capacités africaines avec la promotion des investissements et des échanges commerciaux entre ces deux régions. Ceci permettra de réduire la distance politique, économique et humaine qui les sépare encore aujourd’hui. Le Japon continuera et multipliera ses efforts dans ce sens à travers le processus de la TICAD.
[*]
Conseiller technique auprès de l’ambassade du Japon à Paris.
Cet article a été écrit au mois d`août 2004 et légèrement modifié au mois de fevrier 2005. Il ne présente que les vues de l’auteur. Il ne saurait engager le ministère japonais des Affaires étrangères ni de l’ambassade du Japon à Paris.
[1]
Selon Japan’s ODA White Paper 2003 (
www. mofa. go. jp/ mofaj/ gaiko/ oda/ shiryo/ hakusyo/ 03_hakusho/ index. htm), dans la partie bilatérale de l’aide publique au développement, en 2002, le Japon a consacré 8,7 %, soit environ 583,75 millions de dollars, à la coopération en Afrique. Et dans le cadre du don non remboursable, 24,2 % du budget japonais de l’APD, soit environ 416,63 millions de dollars, ont été destinés à l’Afrique (en 2002 selon la même source). Par ailleurs, en 2001, le Japon était le quatrième donateur en Afrique après les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France (toujours selon la même source).
[2]
Voir le site Internet du ministère japonais des Affaires étrangères, <
www. mofa. go. jp/ policy/ oda/ reform/ revision0308. pdf>.
[3]
Ministère japonais des Affaires étrangères, Japan’s ODA Annual Report 1999, <
www. mofa. go. jp/ policy/ oda/ summary/ 1999/ ref2_04. html#ref2_04>.
[4]
En avril 2004, 11 pays (Singapour, la Thaïlande, l’Egypte, l’Argentine, le Chili, le Brésil, la Tunisie, les Philippines, le Maroc, le Mexique et l’Indonésie) ont signé ce programme avec le Japon.
[5]
<
www. mofa. go. jp/ region/ africa/ ticad2/ ticad22. html>.
[6]
Néanmoins, cette déclaration a également reconnu que, considérant les différences entre les situations internationale et intérieure, aucun modèle de développement ne peut être simplement transféré d’une région à l’autre.
[7]
<
www. ticad. net/ fr/ Decl-10e-anniversaire. pdf>.
[8]
JICA, Rapport Annuel 2002, p. 119.
[9]
JICA, Rapport Annuel 2003, p. 187.
[10]
La coopération inter-africaine existe également dans le cadre de stages en pays tiers. Le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et le Sénégal ont déjà accueilli avec le concours du Japon des stagiaires venant d’autres pays africains. Par exemple, le Maroc a accueilli 300 stagiaires africains entre 1999 et 2003 dans les domaines de la pêche, la santé, l’entretien des routes, etc.
[11]
JICA, Rapport Annuel 2003, p. 187.
[12]
Le Kenya, l’Egypte, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe ont également envoyé leurs experts dans d’autres pays d’Afrique.
[13]
Grâce à la coopération japonaise, la JKUAT a été officiellement ouverte en 1982 afin de développer les aptitudes de jeunes Kenyans. Pour plus d’information, voir son site Internet, <
www. jkuat. ac. ke>.
[14]
<
www. aicad. or. ke/ about/ objectives. html>.
[15]
Les activités de l’AICAD pourraient se résumer en quatre points : organiser des séminaires et des conférences afin de former les populations africaines pour contribuer à la réduction de la pauvreté ; aider les chercheurs africains dans le domaine de la réduction de la pauvreté ; créer et organiser un réseau de chercheurs et des acteurs dans le domaine de la lutte contre la pauvreté ; améliorer les aptitudes des personnels de l’AICAD et de son administration.
[16]
Pour plus d’informations, voir le site Internet du CFPT, <
www. cfpt-sj. sn>.
[17]
A la demande du gouvernement sénégalais, le Japon a signé le 14 mai 2002 un contrat de don d’environ 7 millions de dollars afin de soutenir les efforts du CFPT pour la formation de techniciens hautement qualifiés.
[18]
Selon des experts japonais du CFPT interrogés par l’auteur, la gestion de ce centre est principalement assurée par le gouvernement sénégalais.
[19]
Voir le site Internet du centre Hippalos, <
www. unido-aaitpc. org>.
[20]
Le Centre Hippalos a organisé trois missions d’affaires en Afrique (en Ouganda en octobre 2001, au Sénégal et en Tanzanie en mars 2002 et au Ghana et au Sénégal en 2003). Bon nombre d’entreprises asiatiques (de Malaisie, d’Inde, du Pakistan et de Corée du sud) ont participé à ces missions.
[21]
Cependant les dossiers d’autres pays africains pourraient être traités.
[22]
Lors de l’AAF III en Malaisie, le Kuala Lumpur New Millennium Statement (
www. mofa. go. jp/ region/ africa/ aaforum3/ statement2. html) a été adopté pour le développement des secteurs agricole et privé à travers le développement des aptitudes et la promotion de la technologie informatique.
[23]
Pour plus d’informations, voir le site Internet de l’AABF, <
www. aabf. org/ index. htm>.
[24]
En outre, avec le gouvernement de la Malaisie et le PNUD, le Japon a co-organisé un atelier Asie-Afrique en Malaisie au mois de mars 2002 pour promouvoir la coopération dans le domaine de l’information et de la communication.
[25]
Pour plus d`informations sur cette conférence, voir le site internet de la TICAD (
http:// www. ticad. net/ ).
[26]
Il va sans dire que les efforts pour le développement de la coopération inter-africaine sont également très importants et le Japon va aussi poursuivre ses avancées dans ce sens.
[27]
Dans ce sens, la création du « nouveau riz pour l’Afrique » (
New Rice for Africa, NERICA) pourrait être présentée comme un symbole de la coopération Asie-Afrique, car il s`agit d`une sorte hybride entre un riz asiatique qui peut donner plus de récoltes et un riz africain qui peut mieux résister à la maladie et la sécheresse. Pour le créer, le Japon a soutenu la recherche-développement faite par le Centre du riz pour l'Afrique (ADRAO) depuis la deuxième partie des années 1990, par le biais de l’aide financière et de l’envoi d’experts japonais. Pour plus d’informations sur le NERICA, voir le site Internet de l’ADRAO, <
www. warda. cgiar. org/ NERICA%20at%20TICAD%20III/ preface. htm>.
[28]
<
www. mofa. go. jp/ region/ africa/ pmv0101/ pmspeech_f. html>.
[29]
<
www. ticad. net/ fr/ Alloc-Koizumi-prov. pdf>. Les deux autres piliers de la coopération japonaise à l’égard de l’Afrique sont le développement centré sur l’homme et la consolidation de la paix. Concernant le « développement centré sur l’homme », l’éducation, la santé et l’hygiène sont les domaines ciblés. Par exemple, en suivant le Programme d’action de Tokyo (
www. mofa. go. jp/ region/ africa/ ticad2/ agenda21. html) adopté lors de la TICAD II en 1998, avec la coopération japonaise, environ 2,6 millions d’enfants ont bénéficié d’une opportunité d’enseignement grâce à la construction et à l’aménagement d’écoles, environ 244,870 millions de personnes ont bénéficié de soins tels que les vaccins et environ 3 millions de personnes ont obtenu un accès à l’eau potable. (Ministère japonais des Affaires étrangères, La Coopération japonaise à l’égard de l’Afrique en chiffres.)