2005
Afrique contemporaine
Dossier « Pétrole »
L’Afrique et le pétrole : entre malédiction des importations et des exportations
Jean-Marie Chevalier
[1]
Depuis quelques années, on assiste à une véritable ruée sur le pétrole africain avec d’importantes découvertes et la mise en production de nouveaux gisements. Entre 1990 et 2004, la production du continent africain a augmenté de 40 %, passant de 7 à 10 millions de barils/jour et elle devrait encore augmenter de 50 % d’ici 2010. Cette ruée s’explique en grande partie par un souci de diversification des sources d’approvisionnement de la part de la communauté pétrolière internationale. Les États-Unis en particulier, premiers importateurs mondiaux de pétrole brut, font face à une diminution de leur production nationale et à une augmentation préoccupante de leur dépendance vis-à-vis du pétrole importé, notamment du Moyen-Orient. Le pétrole africain contribue à la recherche d’une plus grande diversification des approvisionnements et, comme il est léger et peu soufré, il correspond bien aux besoins américains en carburants. En outre, les progrès remarquables réalisés dans l’exploration et la production en off-shore profond et ultra-profond ont amplifié considérablement le potentiel pétrolier africain. La production pétrolière africaine est devenue hautement stratégique.
La réalité énergétique africaine est bien éloignée de cette flambée de la production pétrolière. Peuplé de 836 millions, soit 13,4 % de la population mondiale, le continent africain assure 11 % de la production pétrolière mondiale mais ne compte que pour 3 % de la consommation mondiale d’énergie. Si l’on enlève à l’ensemble africain les cinq grands pays d’Afrique du Nord – du Maroc à l’Égypte – et l’Afrique du Sud, la situation est encore davantage déséquilibrée : la consommation d’énergie par habitant est de l’ordre de 0,5 tonne d’équivalent pétrole par an à comparer à 4 tonnes en Europe occidentale et 8 tonnes aux États-Unis. Pour cette partie de l’Afrique, une source d’énergie importante est la biomasse, commerciale et non commerciale, avec les conséquences négatives liées à la collecte du bois de feu qui prend du temps, contribue à la déforestation et provoque de graves problèmes de santé liés à l’inhalation des fumées. Ainsi, la plus grande partie de la population n’a pas accès aux sources modernes d’énergie : kérosène, butane et électricité, donc pas accès au développement économique. En Afrique sub-saharienne, le taux d’électrification stagne entre 5 et 35 %.
En ce qui concerne le pétrole, l’Afrique est divisée entre les pays qui en exportent et ceux qui en importent. Pour les premiers, le pétrole génère des ressources financières considérables qui n’entraînent pas pour autant le développement économique, confirmant ainsi le phénomène économique bien connu de « la malédiction pétrolière ». Quant aux seconds, les dépenses d’importations très lourdes auxquelles ils doivent faire face et leur vulnérabilité face à la volatilité des prix pèsent durement sur leur croissance économique et leurs finances publiques. Selon les calculs de la Banque mondiale, une augmentation durable de dix dollars du prix du pétrole en 2004 entraînerait une augmentation de plus de 15 % du PIB pour les grands pays exportateurs d’Afrique et une diminution de plus de 4 % pour les pays importateurs les plus pauvres
[2]. Le pétrole représente bien un souci majeur pour tous les pays d’Afrique, souci de richesses et souci de pauvreté. Nous examinerons successivement la rente pétrolière des pays exportateurs, la vulnérabilité pétrolière des pays importateurs et enfin la question de la gouvernance économique et politique.
La rente pétrolière : entre malédiction et lueurs d’espoir
En Afrique sub-saharienne, certains pays produisent et exportent depuis longtemps du pétrole brut : Gabon (1957, qui, du fait de la baisse de sa production, a quitté l’OPEP en 1995), Nigeria (1958, membre influent de l’OPEP, qui en a pris la tête en janvier 2006), Congo Brazzaville (1969), Cameroun (1978), Côte d’Ivoire (1980) et ils ont été rejoints depuis quelques années par des nouveaux venus comme la Guinée équatoriale, le Soudan, le Tchad, São Tomé et Príncipe ou encore la Mauritanie. L’Afrique sub-saharienne, qui produit un peu plus de cinq millions de barils/jour en 2005, pourrait en produire plus de neuf en 2010, dont près de 50 % en provenance du Nigeria.
La géopolitique et l’économie des pays exportateurs de pétrole sont très directement associées à l’argent du pétrole que se partagent tous les acteurs économiques, politiques, administratifs qui participent, directement ou indirectement, à l’exploitation des richesses du sous-sol. La dynamique du partage de la rente est fondée sur trois éléments majeurs : l’importance de la rente et son évolution – l’utilisation de la rente en relation avec le développement économique – et le modèle de gouvernance en place.
La rente pétrolière et son évolution
Pour ces pays, les recettes d’exportation des hydrocarbures représentent une partie significative du PIB et des recettes fiscales : plus de 20 % du PIB pour l’Angola, la Guinée équatoriale, le Nigeria, l’Angola, plus de 77 % des recettes fiscales pour ces mêmes pays. L’évolution dans le temps de ces revenus dépend de deux facteurs : le prix du pétrole et les volumes exportés.
Le niveau des prix est une donnée exogène dont la détermination dépend de la dynamique pétrolière internationale. Le niveau des prix internationaux est très durablement supérieur aux coûts de production du pétrole, laissant aux pays producteurs une fraction du surplus pétrolier
[3]. En 2004, le prix de vente du pétrole brut était de l’ordre de 50 dollars par baril pour un coût moyen de production (mondial) de sept dollars. L’ampleur de la rente est cependant soumise à la volatilité des prix. La volatilité de la rente pose donc un problème complexe de gestion de la rente. Il faut rajouter à cela l’effet taux de change : en 2004, de nombreux pays exportateurs d’hydrocarbures, payés en dollars, ont subi une détérioration de leur pouvoir d’achat (à prix constants) du fait de la dépréciation du dollar par rapport à l’euro, monnaie dans laquelle ils effectuent une partie importante de leurs importations.
Le volume de la production et des exportations est une variable beaucoup plus endogène. Il dépend du potentiel intrinsèque des gisements et de la gestion de ces gisements. Il dépend en outre de l’évolution de la demande nationale et des nouvelles découvertes qui peuvent être faites, notamment off-shore. Dans l’Afrique sub-saharienne, l’exploration est en général assurée par des compagnies pétrolières internationales et l’intensité des dépenses d’exploration dépend de l’attractivité géologique, économique et politique du pays. Notons que l’off-shore est aujourd’hui particulièrement attractif car son éloignement des terres réduit en partie le risque politique.
L’utilisation de la rente pétrolière
Les pays africains exportateurs de pétrole n’échappent pas (sauf peut-être le Tchad) à la malédiction pétrolière, cette maladie économique, connue aussi sous le nom de « syndrome hollandais »
(Dutch desease) puisque la première victime a été la Hollande dans les années 1960 avec les exportations de gaz naturel issu du gigantesque champ de Groningue
[4]. Les recettes d’exportation et les richesses qui sont associées provoquent des distorsions économiques, notamment en réduisant la compétititivité des autres productions, et condamnent le pays à la monoproduction d’exportation. Dans les pays africains exportateurs de pétrole, la valeur des exportations pétrolières représente plus de 90 % de la valeur totale des exportations. Aucune autre activité d’exportation n’a pu se développer de façon significative. Par ailleurs, une partie des recettes fiscales est utilisée pour des dépenses improductives, le gonflement d’une administration pléthorique et des subventions qui ne donnent pas toujours les bons signaux économiques. Des tarifs sociaux sont mis en place pour des produits de grande consommation (essence, gazole, kérosène, butane, électricité). C’est un moyen pour assurer de façon artificielle une paix sociale relative dans des économies marquées par de très fortes inégalités économiques et sociales. Par ailleurs, la volatilité des prix du pétrole sur le moyen-long terme accroît la fragilité des économies pétrolières. Des fonds de stabilisation ont été mis en place dans certains pays, avec des résultats mitigés.
D’une façon générale, on peut dire que les indicateurs de développement des pays africains exportateurs de pétrole ne sont pas meilleurs que ceux des pays importateurs. L’argent du pétrole ne conduit pas au développement économique. Le seul exemple, peut-être encourageant, est celui du Tchad où un programme de développement pétrolier a été mis en place, avec le concours de la Banque mondiale, avec l’objectif de contrôler attentivement les flux financiers et de mettre une partie de ceux-ci au service du développement économique. L’exemple est encore trop récent pour que l’on puisse savoir si c’est « un miracle ou un mirage »
[5].
La vulnérabilité pétrolière des pays importateurs de pétrole
On peut mesurer de façon précise la vulnérabilité pétrolière d’un pays importateur par un ratio qui tient compte du poids des importations pétrolières dans le PIB, de la part de ces importations dans la consommation pétrolière totale et enfin de la part du pétrole dans la consommation énergétique totale
[6]. La facture pétrolière, c’est une facture à régler en devises pour l’importation de produits essentiels dans des pays où les finances publiques ne sont pas particulièrement florissantes. La hausse soudaine des prix, leur volatilité et leur non-prédictibilité constituent un cauchemar pour les ministres des Finances.
Une hausse du prix du pétrole a des conséquences macro-économiques négatives qui touchent plus particulièrement les pays les plus pauvres. En 2005, le Zimbabwe a mis aux enchères le peu de devises qu’il possédait pour un montant qui était vingt fois inférieur aux achats nécessaires de produits pétroliers. La hausse des prix touche les pays les plus pauvres et, dans ces pays, elle touche les catégories les plus défavorisées, parmi celles qui ont accès aux énergies modernes : gazole pour les transports, butane pour la cuisson, fioul pour la production d’électricité. Dans certaines régions, les groupes électrogènes de production d’électricité s’arrêtent du fait de la pénurie de gazole ou du fait de son prix. Le secteur des transports est particulièrement touché. Des fonds de compensation peuvent être mis en place mais ils sont très coûteux pour les finances publiques et une grande partie des subventions profite aux catégories sociales fortes consommatrices d’énergie, c’est-à-dire les plus riches.
La hausse du prix du pétrole, dont on peut penser qu’elle n’est pas conjoncturelle mais profondément structurelle, devrait déclencher des actions vigoureuses de politique énergétique. La décomposition du ratio de dépendance cité plus haut montre les principaux leviers d’action que l’on se bornera à énumérer : accroissement de l’efficacité énergétique – diversification du bilan énergétique par le développement d’énergies de substitution – encouragement à l’exploration pétrolière et gazière sur le territoire national – mesures spéciales pour favoriser l’accès des plus pauvres aux sources modernes d’énergie.
Les déficits de la gouvernance
La plupart des pays de l’Afrique sub-saharienne, qu’ils soient exportateurs ou importateurs, sont caractérisés par des déficits de gouvernance en matière économique et politique. Les indicateurs politiques sur la démocratie, la liberté, les droits de l’homme, la corruption, la transparence y sont assez faibles. On peut penser qu’il existe d’ailleurs une corrélation négative entre le pétrole et la gouvernance puisque les indices de gouvernance sont meilleurs chez les pays importateurs que chez les pays exportateurs
[7].
Les pays d’Afrique sont le théâtre de conflits où se mêlent rivalités ethniques, religieuses et régionales. Certains conflits sont antérieurs à l’arrivée du pétrole (Angola, Soudan, Tchad) mais, dans tous les cas, ils sont exacerbés par l’argent du pétrole et les luttes pour l’appropriation de celui-ci. La corruption est un mal endémique qui détourne une partie du surplus pétrolier.
Entre les exigences gouvernementales, la corruption et les rivalités ethniques, l’action des compagnies pétrolières en Afrique n’est pas particulièrement facile. Certaines ont été amenées dans le passé à financer des factions opposées. L’insécurité les oblige à protéger leur personnel et leurs sites.
Shell, principal opérateur au Nigeria a été contraint de se retirer de certaines zones. Les « aventures africaines » d’
Elf Aquitaine méritent d’être évoquées car elles illustrent bien les multiples déficits de transparence et de gouvernance. Le procès engagé en France en 2002 contre les anciens dirigeants du groupe a montré comment des sommes colossales pouvaient être prélevées sur l’argent du pétrole pour le financement des cassettes politiques, au nord comme au sud, les « œuvres sociales » des classes dirigeantes et aussi l’enrichissement personnel
[8]. La production pétrolière génère de telles richesses que l’unité de compte des détournements est le million de dollars. En mars 2004, l’ONG britannique
Global Witness a rendu public un rapport d’enquête qui décrit minutieusement les moyens par lesquels s’opère la dilapidation de l’argent du pétrole dans trois pays d’Afrique : le Congo-Brazzaville, l’Angola et la Guinée équatoriale. Les royalties, taxes, bonus versés lors de la découverte de nouveaux champs pétroliers, sans parler des prêts « gagés » sur la production future, qui obèrent financièrement l’avenir, s’évaporent au profit de quelques
happy fews
[9].
La corruption pétrolière et le manque de transparence dans les flux financiers sont à l’origine d’une initiative récente d’inspiration britannique, la Extractive Industry Transparency Initiative, qui vise à ce que les acteurs concernés, gouvernements et entreprises, s’engagent volontairement à promouvoir plus de transparence dans les flux financiers du pétrole et leur affectation. En Afrique, les gouvernements du Ghana, du Nigeria, du Congo et du Gabon, ainsi qu’un certain nombre de compagnies pétrolières ont adhéré à cette initiative qui rejoint l’esprit de l’expérience tchadienne.
Ainsi, l’Afrique est un enjeu énergétique majeur, pour les grandes puissances, pour les compagnies pétrolières, pour la communauté internationale, pour la promotion du développement économique. Certains territoires ont été encore peu explorés et les potentialités énergétiques restent grandes. Les enjeux sont financièrement importants et la concurrence est rude. Partout l’on trouve de nouveaux venus, notamment des compagnies chinoises ou indiennes qui disputent aux grands acteurs internationaux l’obtention des permis et des concessions. Le dumping contractuel est de mise et les pays n’hésitent pas à faire jouer la concurrence. Les nouveaux venus ont moins d’états d’âme sur les problèmes éthiques, sur l’environnement et les droits de l’homme. Une compagnie canadienne a quitté le Soudan sous la pression des ONG. Elle a été vite remplacée par une compagnie chinoise.
Les problèmes pétroliers africains ne font qu’exacerber les inégalités économiques et sociales du continent. Que les pays soient importateurs ou exportateurs de pétrole, ce sont les catégories sociales les plus pauvres et les régions les plus défavorisées qui souffrent du pétrole. Comme partout ailleurs dans le monde, la réalité pétrolière est chargée de violence à cause de l’argent qu’elle génère. Toutefois, dans ces pays, le renforcement des initiatives sur la transparence, la prise de conscience mondiale de l’impérieuse nécessité du développement économique font apparaître quelques lueurs d’espoir.
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Auty R.-M. (Ed.) (2001), Resource Abundance and Economic Development, Oxford University Press.
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Birdsall N. et A. Subramanian (2004), “Saving Iraq from its oil”, Foreign Affairs, vol. 83, n° 4.
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Chevalier, J.-M. (2004), Les grandes batailles de l’énergie, Paris, Gallimard, collection Folio.
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Copinschi, P. (2003), « Rente pétrolière, géopolitique des conflits », Questions internationales, n° 2.
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Gary, I. et N. Reisch (2003), Chad’s Oil: Miracle or Mirage? Catholic Relief Services and Bank Information Center.
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Gary, I. et T. Lynn Karl (2003), Le fond du baril : boom pétrolier et pauvreté en Afrique, Catholic Relief Services.
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Sachs J.D. et A.-M. Warner (2001). “The curse of natural resources”, European Economic Review, n° 45.
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Joly E. (2003), Est-ce dans ce monde là que nous voulons vivre ?, Éditions des Arènes.
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World Bank, ESMAP (2005), The Impact of Higher Oil Prices on Low Income Countries and on the Poor, Report 299/05.
[1]
Professeur à l’Université Paris-Dauphine, directeur du Centre de Géopolitique de l’Énergie et des Matières Premières (CGEMP), directeur au
Cambridge Energy Research Associates (CERA).
[2]
World Bank/ESMAP :
The Impact of Higher Oil Prices on Low Income Countries and on the Poor, Report 299/05, March 2005.
[3]
Le surplus pétrolier se définit comme la différence entre le prix de vente, toutes taxes comprises, des produits pétroliers au niveau mondial, et le coût de production de cette même quantité de pétrole (exploration, production, transport, raffinage, distribution).
Cf. Jean-Marie Chevalier,
Les grandes batailles de l’énergie, Paris, Gallimard, collection Folio, 2004.
[4]
Sur la malédiction pétrolière, voir Auty R.M. (ed.),
Resource Abundance and Economic Development, Oxford University Press, 2001 ; Birdsall N., Subramanian, “Saving Iraq from its oil”,
Foreign Affairs, vol. 83, n° 4, 2004 ; Sachs J.D., Warner A.M. “The curse of natural resources”,
European Economic Review, n° 45, 2001.
[5]
Gary I., Reisch N.,
Chad’s Oil: Miracle or Mirage? Catholic Relief Services and Bank Information Center, 2003.
[6]
Cet indicateur, proposé par la Banque mondiale peut s’écrire sous la forme : importations pétrolières (en valeur)/PIB = (Importations pétrolières/consommation de produits pétroliers) x (consommations pétrolières/consommation totale d’énergie primaire) x (consommation totale d’énergie primaire/PIB). World Bank/ESMAP,
The Impact of Highe Oil Prices on Low Income Countries and on the Poor. Report 299/05, March 2005.
[7]
Les indices de Freedom House portent sur les droits politiques et les libertés individuelles. Des indices de perception de la corruption sont publiés par Transparency International.
[8]
Eva Joly,
Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ? Éd. des Arènes, 2003.
[9]
Voir le site Global Witness. Voir aussi Gary I. et Lynn Karl T.,
Le fond du baril : boom pétrolier et pauvreté en Afrique, Catholic Relief Services, 2003 ; Copinschi P., « Rente pétrolière, géopolitique des conflits »,
Questions internationales, n° 2, 2003.