Au-delà du blues colonial
Un nouveau cadre international pour la sécurité africaine
François Gaulme
La stabilité et la sécurité du continent africain semblent toujours aussi difficiles à atteindre. Dix ans après le génocide rwandais, en dépit d’indéniables efforts diplomatiques et d’accords de paix bien souvent aussi rapidement oubliés que signés, de très larges abcès de fixation demeurent (la Côte d’Ivoire, la RDC et les Grands lacs, les conflits désormais imbriqués du Soudan et du Tchad). Plusieurs événements majeurs, dégageant peu à peu un chemin identifiable de redressement, ont permis d’esquisser une pratique s’appuyant sur des principes généraux en vue du traitement international de ces crises africaines multipliées. Le Document final du Sommet mondial de New York (16 septembre 2005) en est une illustration. C’est aussi la vocation de la Peace-Building Commission (PBC) des Nations unies lancée en 2006.
Stability and security on the African continent remain elusive. A decade after Rwanda’s tragic genocide and despite concrete diplomatic efforts and many peace agreements, which seem to be as quickly forgotten as they are signed, trouble continues across Africa from Cote d’Ivoire, DRC and the Great Lakes to the embroiled conflicts in Sudan and Chad. Still, a number of recent international initiatives have outlined practical measures for finding a global solution to the numerous crises in Africa. Meeting in New York City, the 2005 World Summit issued a final document (16 September, 2005) that is but one of the latest examples which is analyzed in this article. The summit gave also the way to the creation of the UN’s Peace Building Commission.
• Introduction
• Une stabilisation problématique
• La Guerre froide : une dialectique des volontés défavorable à l’Afrique
• L’intrusion des volontés stratégiques africaines et ses conséquences
• Les principes d’un ordre juste : la primauté du Sommet mondial de 2005
• Références bibliographiques