Darfour : des réfugiés indésirables au Sud comme au Nord ?
Marc-André Lagrange
La cohabitation au Tchad entre réfugiés du Darfour, agences humanitaires, population hôte et autorités locales ne se fait pas sans heurts.
Cet article propose de montrer comment ces dernières s’accommodent de la présence des réfugiés et d’une communauté internationale « invités mais non désirés ». Les relations entre les différents acteurs sont abordées à travers le prisme des programmes d’aide humanitaires mis en place dans les camps de réfugiés proches de la ville frontalière d’Adré.
Pour finir, en posant la question du devenir des réfugiés et de la politique du HCR, l’auteur propose une analyse des lignes directrices des politiques qui sous-tendent la gestion actuelle des réfugiés au Tchad et ailleurs.
The cohabitation in Chad between refugees from Darfur, humanitarian agencies, host population and local authorities is not exempt of clashes.
This article shows how local authorities and host population cope with those “non welcomed guests”. Relations between various actors are examined through the prism of the humanitarian assistance programs implemented in the refugees’ camps near the border town of Adré.
To conclude, through the question of refugees’ future and the policy of UNHCR, the author underlines the political directives that schapes those days the management of refugees in Chad and elsewhere.
• Introduction
— Humanitaires et autorités locales : une coopération difficile
— Réfugiés et population hôte : une cohabitation forcée et tendue
— Le rapatriement : retour ou rejet ?
— Une gestion des réfugiés calquée sur celle de l’immigration ?
• Bibliographie