La réforme du secteur forestier en République démocratique du Congo : défis sociaux et faiblesses institutionnelles
Théodore Trefon
La République démocratique du Congo a entrepris une ambitieuse réforme du secteur forestier, qui a pour but de contribuer au développement macro-économique, à la conservation de la nature, et d’améliorer le niveau de vie de la population. La nécessité de trouver un équilibre entre les besoins des compagnies forestières privées, les besoins du gouvernement ainsi que ceux des populations locales est à la base du Code forestier de 2002, élaboré sous l’égide de la Banque mondiale. Cet article soutient que, dans le contexte de faiblesse institutionnelle actuelle, il est peu probable que les populations locales tirent profit de la réforme.
The Democratic Republic of Congo has launched an ambitious reform of its industrial logging sector, which aims to further macro-economic development, foster wildlife conservation and improve the population’s standards of living. The rationale behind the 2002 Forest Code, drafted under the auspices of the World Bank, is to strike a balance between the needs of private logging companies, the needs of the government and those of local populations. This article argues that in the present context of institutional weakness, local communities are unlikely to benefit from the reform.
• Introduction
• Un Code forestier pour une gestion participative des ressources forestières de la RDC
• La gestion participative : une nécessité qui a du mal à prendre corps
• La politique des bailleurs internationaux en question
• Conclusion
• Bibliographie