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Agone

2013/3 (n° 52)

  • Pages : 232
  • ISBN : 9782748901801
  • Éditeur : Agone

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Résumé

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Après 1882, et pendant une trentaine d’années, la crainte qu’inspire aux autorités la perspective de tout changement (si l’on excepte les adaptations tactiques aux pressions de l’étranger) va figer la vie politique chinoise dans un conservatisme étroit. Paradoxalement pourtant, c’est durant cette période, en particulier les années 1890, que les idées qui soutenaient le vieil ordre impérial se sont trouvées sapées, presque sans que l’on s’en rende compte, par les questions que ne cessaient de se poser un petit nombre de responsables politiques inquiets et par la préoccupation croissante de quelques représentants – d’une qualité exceptionnelle – de la classe des lettrés. Aussi bizarrement qu’incontestablement, c’est avant tout pendant ces décennies atones – ou presque – qu’une « révolution » politique profonde a pu avoir lieu en Chine au cours de l’époque moderne. Pourquoi ? Parce qu’à la fin de ces années-là, le confucianisme, en tant que vision du monde indiscutée, était effectivement mort. « Mort » en ce sens qu’il n’y avait plus de penseurs originaux de quelque importance capables de revitaliser et développer la pensée confucéenne. D’autre part, et cela est tout aussi décisif, les grandes lignes d’une nouvelle politique avaient été dessinées, même si l’on n’avait pas encore vraiment compris toutes les difficultés que cela devait entraîner.

Plan de l'article

  1. Sonnettes d’alarme
  2. Les dangers de l’absurde
  3. Les satires de Shanghai
  4. De la magie du maoïsme
  5. Fin du prestige
  6. Une révolution silencieuse

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