Analyse Freudienne Presse
érès

I.S.B.N.2749200172
98 pages

p. 7 à 9
doi: en cours

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no 5 2002/1

2002 Analyse freudienne presse

Avant-propos

Dans une formulation de 1922, Freud remarque que la psychanalyse n’est pas seulement une méthode thérapeutique mais une investigation de processus mentaux inaccessibles autrement. L’inconscient et la répétition, le transfert et la pulsion sont au nombre de ces processus : concepts fondamentaux repris par Lacan dans son séminaire (Livre XI).
Le concept, dit-il, est déterminé par la fonction qu’il a dans une praxis (p. 114). Le concept dirige la façon de traiter les patients. Inversement, la façon de les traiter commande le concept.
Selon ce double mouvement par lequel s’édifie la théorie psychanalytique, Analyse freudienne presse choisit de ne pas séparer l’étude du corpus théorique de la dialectique interne de son moment d’édification. D’où le style des livraisons bi-annuelles de la revue, un thème par année, et, par thème, un numéro d’énoncés et un numéro d’énonciations ; des débats dans celui-ci, des textes dans celui-là.
Pierre angulaire de la deuxième topique freudienne, la pulsion de mort a été le thème d’enseignement de l’année 2001-2002 dans l’Association Analyse freudienne. Ce thème s’inscrivait dans la suite d’un travail de cinq années : « Ponctuations de la cure » (1996-1997), « Psychanalyse : une éthique de la déliaison » (1997-1998), « Là où c’était… » (1998-1999), « Aux bords des formations de l’inconscient » (1999-2000), « L’inconscient entre jouissance et sexuel » (2000-2001).
L’aspect dynamique de la pulsion de mort n’est pas repérable dans une psychophysiologie de l’appareil psychique mais dans le registre des signifiants où le transfert rencontre la répétition, où se lit le matériel de l’Einfall et le Witz de l’interprétation.
La dualité pulsion de vie-pulsion de mort ménage la place du désir inconscient dans le discours. Elle produit un discours spécifique propre à déjouer les effets imaginaires des autres discours. On la retrouve dans les nouages entre désir et jouissance, entre acte et inhibition, entre symbolique et réel, entre « l’un » et le « pas tout », entre une logique linéaire et une formalisation topologique de bords et de trou…
Dans le premier débat, des psychanalystes échangent sur l’histoire du concept de pulsion de mort, son actualité, son repérage, son opératoire dans la cure ou dans le champ social.
Dans le second débat, des partenaires étrangers à la pratique de la psychanalyse confrontent avec des analystes ce qui, du concept freudien, pourrait se rattacher aux systèmes théoriques existant dans le champ de leur compétence : intersection plutôt que décalque, occasion d’une ouverture, d’un supplément de pensée non totalisant, « d’un reste fécond dans la destinée humaine », comme l’avait fait remarquer Lacan.
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