2002
Analyse freudienne presse
De l’errance, comme expression pulsionnelle soutenue par un fantasme
Radjou Soundaramourty
[*]
L’errance est un sujet dont les psychanalystes ont peu traité. Est-ce parce que Freud a qualifié le vagabondage de sujet sociologique lors d’une séance de la Société du mercredi
[1], laissant entendre, en 1907, qu’il ne s’agissait pas d’un concept psychanalytique ? Les aliénistes du
xixe siècle avaient pour leur part été interrogés par les dromomanies et autres automatismes ambulatoires des vagabonds et aliénés migrateurs. Aujourd’hui encore, l’errance continue à frapper l’imaginaire et à produire des discours, dont une particularité est que le sujet y demeure bien souvent exclu. Après le dire de Freud en 1907, le concept freudien plus tardif de « pulsion de mort » et l’apport lacanien de « jouissance » permettent enfin une approche métapsychologique de l’errance.
Nous soutiendrons que l’état d’errance manifeste une dimension pulsionnelle et désirante chez un sujet, qui l’inscrit clairement au champ de l’Autre. En effet, les discours sur l’errance expriment de façon inversée un imaginaire de l’errance et nous irons jusqu’à parler de jouissance du social, c’est-à-dire que le sujet jouit du social (génitif objectif) mais que le social en jouit lui aussi (génitif subjectif). Cette jouissance s’exprime dans différents lieux, où Réel et Imaginaire manifestent la pulsion de mort qui est à l’œuvre. Compulsion de répétition, pertes et séparations successives, destructivité et réactions thérapeutiques négatives renvoient à un indicible, mais aussi à un fort sentiment « d’impuissance », là où il faudrait sans doute entendre « de l’impossible » qui échappe nécessairement.
L’errance comme expression de pulsions sexuelles partielles
L’errance se manifeste par la motricité, la mise en mouvement, un besoin incoercible d’aller ici et là. L’errance comme « poussée… à », c’est ce qu’avaient repéré les médecins du
xixe siècle quand ils parlaient de monomanies instinctuelles, d’automatisme ambulatoire, de dromomanie, de poriomanie
[2], dont la cause pouvait être la dégénérescence, l’épilepsie, l’hystérie, voire un atavisme propre à une « race » avec le « juif errant
[3] ».
Les psychanalystes peinent, eux aussi, à se démarquer des discours sociaux qui alternent depuis des siècles entre la potence et la pitié, la stigmatisation et l’idéalisation, l’horreur ou la fascination de ces corps déchus lesquels échappent en permanence.
Certains d’entre eux ont cependant évoqué très tôt le sexuel dans l’errance et le vagabondage. Adler suggère par exemple que « courir est l’activité auto-érotique propre au vagabond » et indique que le vagabondage serait l’accomplissement d’un désir, lors d’une intervention à la Société du mercredi. Abraham a parlé d’un « orgasme de la marche
[4] » et insiste sur l’importance du rythme du mouvement rappelant celui de la masturbation ou même de l’éjaculation. Il note que dans de nombreuses langues, l’acte sexuel est désigné par des mots signifiant la marche en commun de deux personnes, comme le mot
coïre (coït). Il décrit surtout l’érotisme de la marche comme « une perversion étrange » dont le négatif, au sens freudien, lui semble être l’agoraphobie. Avant eux, Freud
[5] parle de « la production d’excitation sexuelle au moyen de secousses mécaniques rythmiques imprimées au corps », indique que les enfants trouvent une excitation et une satisfaction sexuelles par les ébranlements mécaniques du corps lors des jeux de mouvements passifs. Il soutient qu’« une activité musculaire énergique et abondante » provoque une excitation et une « satisfaction sexuelle extraordinaire ». C’est le refoulement de ces tendances à éprouver du plaisir qui serait à l’origine des nausées ou du mal du voyage ou angoisses des chemins de fer par exemple, et l’on sait que Freud lui-même y était sujet.
Il est important de lever une ambiguïté concernant une éventuelle « pulsion d’errance ». Peut-on en effet parler d’un
Wandertrieb, terme très usité en Allemagne à la fin du
xixe et au début du
xxe siècle ? Freud réfute clairement l’idée des pulsions catégorielles qu’il ne s’agit pas de confondre avec les pulsions partielles
[6]. Les pulsions aux motivations si spécialisées ont leur limite et Freud en appelle à revenir plus généralement aux pulsions sexuelles insécables, aux pulsions partielles. Il n’y a donc pas de pulsion propre à l’errance, mais du pulsionnel qui viendrait s’exprimer dans l’errance.
Ainsi, les pulsions sexuelles partielles trouvent par la motilité un moyen de se manifester et atteignent leur but en accédant à une satisfaction sexuelle intense, quand elles ne sont pas névrotiquement refoulées ou réprimées. Pour les psychanalystes du début du siècle, réunis autour de Freud, le « vagabondage » pouvait être compris comme l’expression d’un mouvement pulsionnel et la réalisation d’un désir inconscient.
L’errance, l’objet a et le discours de l’Autre
L’errance comme mode d’expression pulsionnelle est pourtant plus complexe qu’un simple moyen de satisfaction sexuelle. Les pulsions partielles n’interviennent pas sous forme erratique, comme l’indique Lacan dans son séminaire du 13 mai 1964
[7], qui ajoute que c’est bien ce qui autorise la lisibilité du sexe dans l’interprétation des mécanismes inconscients. La pulsion dans son circuit contourne l’objet pulsionnel, objet réel, à entendre comme présence d’un creux, d’un vide, occupable par n’importe quel objet
(objet a). La pulsion n’étant pas l’instinct – si nous avons bien affaire à un parlêtre –, la manière dont le sujet articule l’objet de la pulsion et l’objet du fantasme dépend de la manière dont la demande de l’Autre rencontre et s’impose à lui dans un
che vuoi ? énigmatique. Le fantasme comme soutien du désir est la phrase selon laquelle un sujet vient articuler, poinçonner cet objet du fantasme, objet imaginaire qui choit de l’Autre et cause du désir. Cette articulation de l’objet de la pulsion à l’objet du fantasme indique la dialectique désirante d’un sujet et la manière dont elle passe par le corps. L’errance n’est pas erratique, mais soutenue par un fantasme.
Souvent sans but apparent, incompréhensible par le sujet lui-même, l’errance a produit différents discours qui ont tenté de la circonscrire et défendu un certain nombre de pratiques afférentes. Du marquage au fer rouge, de la mise au pilori à l’exclusion des villes, de l’envoi aux galères ou à l’enfermement, la stigmatisation accompagne le traitement de l’errance. L’idéalisation est un autre mode de traiter de l’errance, comme une mystique de l’errance. Moines errants, chevaliers errants ou beatniks sont autant de façons idéalisées de figurer l’errance. Les discours religieux, judiciaire, médical ou encore humanitaire face à l’aporie que représente l’errance, oscillent tous entre une itinérance idéalisée et la dimension d’erreur de l’errance, négative et stigmatisée.
Or l’errance n’est pas une, ou toute négative ou toute positive, comme le suggère le clivage des discours, mais l’une et l’autre, fondamentalement divisée. L’étymologie même du terme le rappelle, comme Lacan l’indique dans son séminaire
Les non-dupes errent
[8]. Plutôt que d’envisager l’errance dans un clivage séparant une bonne itinérance
(iterare) de l’erreur de l’errance
(errare), la condensation des sens d’itinérance et d’erreur au
xvie et au
xviie siècle
[9] indique au contraire la division de ce sujet éminemment moderne.
Les discours des psychosomaticiens, qui défendent des concepts comme ceux d’alexithymie, et parlent de défaut de mentalisation, ou tous ceux qui évoquent de façon catastrophique un sujet de la postmodernité – et leur cortège de stigmatisations de sujets défectueux – ne font que participer à ce rapport d’exclusion et d’aliénation entre social et sujets en errance. Entre stigmatisation et idéalisation, point de sujet.
Pour résoudre cet apparent paradoxe, il nous faut nécessairement une morale pour nous positionner clairement dans une éthique du désir. L’état d’errance se situe au-delà du principe de plaisir, non dans le registre de la sexualité, mais dans celui du sexuel et de la jouissance. Face à ce Réel indicible, le concept de pulsion de mort s’impose comme une nécessité logique. Le fantasme comme expression désirante, dans sa fixité caractéristique et ici paradoxale, est un des moyens d’appréhender la clinique de l’errance. Ce fantasme fondamental et inconscient soutient l’errance, s’inscrit dans le social – sans que l’on puisse parler d’écriture – dans un rapport à l’Autre, à son désir et à sa jouissance. Il n’y a pas une typologie de fantasmes propres à l’errance : nous nous retrouverions dans une pathologisation de l’errance en participant à une énième description d’un syndrome d’errance ou de désocialisation
[10]. Au contraire, l’errance – pouvant être transitoire – s’apparente davantage à un
état comme l’état amoureux, que chacun peut éprouver – de « l’amour de transfert » à la passion amoureuse. L’état d’errance est une disposition vécue dans la rêverie, le voyage et la création artistique, mais aussi dans le vagabondage, le voyage pathologique ou la clochardisation quand le réel du corps y est plus directement associé.
Pulsion de mort et fantasme dans l’errance
Le fantasme inconscient, comme expression désirante qui soutient toute errance, se met parfois en acte et peut se repérer par la jouissance du social, au sens du génitif objectif et subjectif. C’est alors le règne de la pulsion de mort : compulsion de répétition dans ce qui se déplace d’un lieu à l’autre, qui ne cesse de ne pas pouvoir se dire et qui pourtant insiste jusqu’à sa mise en scène ; jeu de présence et d’absence à la recherche de ce qui ferait butée et permettrait l’élaboration désespérément recherchée d’un trauma réel ; réaction thérapeutique négative, comme l’indique le sentiment d’impuissance des soignants et des travailleurs sociaux qui doivent reconnaître qu’il ne s’agit bien évidemment pas seulement d’apporter logement et travail à des personnes à la rue ou en errance ; névrose traumatique ou de destin dans ces pertes successives et brutales, ces accidents de la vie dont la fréquence et l’importance ne font que rappeler un trauma initial ; déliaison pulsionnelle ; destructivité et masochisme car l’errance est un processus pouvant aller vers le pire, jusqu’à la clochardisation.
L’état de ces corps meurtris et ravagés, les histoires catastrophiques de ces personnes en errance laissent souvent sans mot, provoquant une véritable sidération. Les médias n’en retiennent que les images et les faits divers qui frappent l’imaginaire, en restent à une description de ce qui saute aux yeux. Les discours oscillent une fois encore entre la potence et la pitié
[11], de façon défensive face à ce réel indicible et énigmatique. Face à l’horreur de la pulsion de mort, rejet, stigmatisation, mise à distance – y compris par les rationalisations de différentes disciplines, par exemple la psychologisation – sont fréquentes.
Dans des lieux comme la Maison de Nanterre ou d’autres lieux d’accueil, des scenarii ne cessent de se déployer. Certains sont explosifs, dérangeants et provoquent des réactions défensives de la part des équipes soignantes ou sociales, d’autres se coulent dans ce qui est attendu et n’en expriment pas moins comment ces sujets jouent et sont joués, activement, passivement et de façon réfléchie. La clinique de ces lieux d’accueil permet de décliner les phrases de fantasmes, en fonction de la place du sujet, de l’objet et en entendant la jouissance de l’Autre autant par le génitif objectif que subjectif. Ces phrases de fantasme se déploient dans l’espace du social et montrent combien cette pulsion de mort est à l’œuvre autant chez les sujets en errance que chez les soignants ou les travailleurs sociaux par exemple.
Nous rencontrons tous cette jouissance exposée jusque dans la rue par l’objet sein, fèces, voix ou regard : sujet demandant, ou à qui le sein se propose, sujet merdique ou traité comme tel, sujet invoquant ou errant décrié, regard de l’autre ou sujet qui donne à voir, se donne à voir, va se faire voir ailleurs, etc. Autant de déclinaisons de scenarii fantasmatiques, de monstrations de la formule du fantasme : $<> a.
La particularité de l’errance est sans doute que ces phrases de fantasme se manifestent dans les actes plus qu’elles ne se disent dans les mots, dans l’agir plus que dans la parole. La monstration s’effectue sur la scène du social. Il se pose alors la question de l’appel à l’Autre, de l’incarnation, là où une fonction symbolique serait défaillante. Rappelons-nous cependant que les hystériques manifestaient elles aussi dans le réel de leur corps, ou dans des scènes dramatisées si pénibles à vivre pour leur entourage ou si jouissives pour Charcot, dans un rapport à l’Autre, à sa jouissance, voire à son savoir supposé. D’ailleurs, les sujets en errance ont souvent été classés comme hystériques. Or, les hystériques, instigateurs de la talking cure et du chimney sweeping parlaient, tout comme les sujets en errance pour qui se donne la peine de les écouter. Lorsqu’il y a un projet d’insertion en cours, pris alors dans une éthique des biens, le psychanalyste risque de devenir psychothérapeute et de ne plus rien entendre. En lui proposant une insertion, c’est-à-dire en tentant de pacifier le sujet pour le bien de tous, c’est risquer de fermer l’écart ouvert par la pulsion de mort, et renoncer à la quête de vérité en jeu.
Fonction du fantasme et réel de la jouissance
Dans une éthique du désir, l’errance est soutenue par un fantasme fondamental où se décline une articulation particulière du sujet à l’objet a – le sujet peut s’identifier à une merde, réclamer un sein, supplier, mendier ou faire parler de lui, donner à voir, aller se faire voir, etc. Une particularité de l’errance serait qu’en cédant sur son désir, qui tente de s’actualiser, se manifeste la pulsion de mort. La fonction du fantasme dans l’errance, comme simulacre de jouissance, est aussi de permettre au sujet de ne pas céder sur son désir et ne pas disparaître dans une aphanisis dans la jouissance de l’Autre. L’errance elle-même peut sans doute être entendue comme suppléance.
Le fantasme dans sa fixité constitue ainsi un ancrage du sujet à son désir, tout en accompagnant le sujet dans sa course, voire sa fuite en avant contraphobique. Le fantasme guide le déplacement et oriente la course du sujet désirant. Le sujet en errance se désarrime de la fonction phallique, du semblant et du leurre qui retient le sédentaire jusqu’à l’immobilisme. Il court, il court le furet. L’objet du fantasme est du registre de l’imaginaire, il est ce qui fait courir malgré la paradoxale fixité du scénario. Car dans l’errance, du fait d’une désinscription sociale, le risque est important de céder sur son désir, en s’identifiant à l’objet du fantasme. Le circuit de la pulsion tourne alors en rond autour de l’objet a. Se manifeste ainsi une jouissance où la pulsion de mort règne en maître. L’insupportable des clochards qui ne courent plus, mais semblent ne plus faire qu’un avec l’objet de leur fantasme est la manifestation du réel de la jouissance dans une monstration terrifiante et fascinante.
Le mouvement de l’errance peut être désordonné autour de son objet ou au contraire y demeurer fixé de façon mortifère quand le sujet n’est plus qu’identifié à son objet. Quand ils ne font plus qu’un, s’impose alors une jouissance où le sujet disparaît. Dans le social, les signes de jouissance sont perceptibles dans la monstration du fantasme qui font nommer les « errants » comme une classe dangereuse
[12]. Quand l’
objet a imaginaire du fantasme tente de se spéculariser, ce qui apparaît alors provoque l’effroi, par la vérité qui surgit. Ainsi, Freud relate comment l’homme aux rats, devant la révélation de « l’horreur d’une jouissance par lui-même ignorée
[13] », s’interrompt, se lève et demande à être dispensé de la description des détails du supplice conté par le capitaine « qui aimait évidemment la cruauté
[14] ». Un sujet en errance a aussi rencontré quelque chose de la jouissance qui fait surgir l’angoisse. C’est ce qui le fait courir, soutenu par un fantasme qui l’empêche de céder sur son désir, sauf quand la jouissance le rattrape et qu’il ne court plus, comme dans la clochardisation.
Pour entendre quelque chose du fantasme en marche, il est nécessaire de se situer à une autre place du dispositif, à une place symbolique. À suivre un sujet en errance dans le défilé métonymique des signifiants de son désir, un procès de métaphorisation échappe en effet. Là où je suis, je ne pense pas. Là où je pense, je ne suis pas. Quand le sujet en errance s’identifie à l’objet a, ce qui apparaît, c’est la pulsion de mort, par la jouissance et la disparition du sujet, aphanisis par laquelle il disparaît dans l’Autre. De l’articulation du fantasme à la pulsion, d’un objet a imaginaire à l’objet a réel, c’est par la pulsion de mort qu’une inscription symbolique peut s’envisager, le concept de pulsion de mort s’imposant ici nécessairement. La traversée du fantasme, comme issue de la cure et comme sortie de l’errance, ne peut s’envisager que comme nouage borroméen de ce Réel de la pulsion articulée au corps, de l’Imaginaire du fantasme et du Symbolique que convoque nécessairement la pulsion de mort.
[*]
Radjou Soundaramourty, psychanalyste, Paris, membre d’Analyse freudienne.
[1]
Nunberg et Federn,
Les premiers psychanalystes, Minutes de la société psychanalytique de Vienne, « Séance du 6 février 1907 », p. 125-132, t. 1, 1906-1908, Paris, Gallimard, 1976.
[2]
Poriomanie : du grec
poreia (marche), équivalent épileptique de la fugue sans trouble de la conscience par Donath (1899), médecin allemand.
[3]
Thèse raciste d’Henri Meige publiée en 1893, l’année de la mort de Charcot : H. Meige, « Le Juif-Errant à la Salpêtrière, étude sur certains névropathes voyageurs »,
Nouvelle Iconographie de la Salpêtrière, t. 4, I. Paris, Bataille et C
ie éd., 1893, et
Le juif-errant à la Salpêtrière, Nouvelle iconographie de la Salpêtrière, tome VI–1893, Paris, Éditions du Nouvel Objet, 1993.
[4]
K. Abraham, « L’angoisse locomotrice et son aspect constitutionnel »,
Œuvres complètes (1907-1914), Paris, Payot, 1965.
[5]
S. Freud,
Trois essais sur la théorie sexuelle (1905), Paris, Gallimard, 1987.
[6]
S. Freud, « Pulsions et destins de pulsions »,
Métapsychologie, Paris, Gallimard, 1968 : « Combien peut-on proposer de pulsions ? et lesquelles ? On ne peut rien objecter à celui qui emploie le concept d’une pulsion de jeu, d’une pulsion de destruction, d’une pulsion grégaire quand l’objet l’exige et qu’on reste dans les limites de l’analyse psychologique. Mais on devrait se demander si ces motivations pulsionnelles, si spécialisées en un sens, n’admettent pas une dissection plus poussée en direction des sources pulsionnelles, en sorte que seules les pulsions originaires insécables pourraient prétendre avoir une importance », p. 20.
[7]
J. Lacan,
Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, livre XI (1964), Paris, Le Seuil, 1973, p. 161.
[8]
J. Lacan,
Les non-dupes errent, livre XXI (inédit), 1973-1974.
[9]
O. Bloch et W. von Wartburg,
Dictionnaire étymologique de la langue française, Paris,
puf, 1991, p. 231.
[10]
Cf. « À propos du livre de Patrick Declerck, Plon, 2001, coll. « Terre humaine »,
Analyse freudienne Presse, n° 5, Toulouse, érès, 2002, p. 109-113.
[11]
B. Geremek,
La potence ou la pitié, Paris, Gallimard, 1987.
[12]
Cf. N. Sarkozy et la généralisation du délit de mendicité par le fait de pénaliser à nouveau le vagabondage, qui avait disparu du Code pénal en 1994 seulement.
[13]
S. Freud, « Remarques sur un cas de névrose obsessionnelle (l’homme aux rats) » (1909),
Cinq psychanalyses, Paris,
puf, 1954, p. 207.
[14]
S. Freud,
L’homme aux rats, journal d’une analyse, Paris,
puf, 1974, p. 43.