2004
Analyse freudienne presse
Refoulement ou monstration des jouissances : enjeu du malaise dans la modernité
Radjou Soundaramourty
Certains analystes laissent entendre que le déclin de la fonction paternelle, de la religion, des discours de légitimation marquerait l’entrée dans la postmodernité et l’assomption de pseudo-sujets « hors refoulement », de mutants qui exhibent dans une monstration des jouissances qui ne seraient plus régulées par la jouissance phallique.
J’avais proposé à Lyon
[1] en juin dernier l’argument selon lequel un ordre « traditionnel » (qui reste à discuter) aurait fonctionné pour de nombreux sujets comme
sinthome, quart élément, quatrième rond de ficelle. Ces normes et ces valeurs communes auraient permis et permettraient encore à des sujets de se soutenir de ces références d’un ordre pouvant être dit phallique. Du fait des évolutions de la culture, ce
sinthome remplirait aujourd’hui moins bien sa fonction de suppléance et de semblant, mettant à plus rude épreuve la qualité du nouage de chaque sujet et révélant les fragilités structurelles de façon plus criante. En tout cas, les uniques références traditionnelles (au pouvoir des pères, à la famille, à la religion, à l’hétérosexualité comme normes…) pouvaient passer pour immuables et éternelles. Elles ne le sont plus.
Certains analystes semblent déstabilisés, déboussolés, voire catastrophés par les manifestations d’autres expressions de sinthomes que la référence exclusive à cet ordre « traditionnel » et patriarcal, visant à suppléer au toujours difficile nouage borroméen que constitue un sujet.
Du malaise dans la psychanalyse
Il s’agit là de l’expression d’un malaise important de psychanalystes (et d’autres) face à l’évolution du monde moderne. Pour Charles Melman
[2], la mutation de la structure psychique des sujets serait l’un des effets des évolutions majeures du social. Le discours de la science, de l’économie et des techniques nouvelles qui en dérivent – communication virtuelle, nouvelles formes de procréation, d’art (plastination) – a des effets déterminants sur l’organisation psychique des individus et produit des pathologies « nouvelles » inquiétantes. C’est une façon bien particulière d’interpréter l’aphorisme lacanien « l’inconscient, c’est le social », qui revient à dire « le social, c’est l’inconscient », rejoignant par là les thèses culturalistes d’une certaine ethnopsychiatrie. Selon cette interprétation, l’Autre social produisant un certain type de lien a un effet majeur sur les processus de subjectivation. Une autre manière d’entendre cet apophtegme est à l’inverse que l’inconscient des sujets qui trouve à se manifester dans le champ social détermine et constitue le social.
Ce qui est moderne renvoie à ce qui serait nouveau, récent, à l’avant-garde, et ferait rupture avec ce qu’il y avait avant. C’est un terme qui a été utilisé en architecture et en art, mais qui renvoie aussi à la querelle entre les « Anciens » et les « Modernes ». C’est donc aussi un terme de querelle et de polémique. Depuis le siècle des lumières, en faisant descendre Dieu sur terre ou en déclarant qu’il est mort, la question du progrès par la science, le projet de briser l’ignorance et de dévoiler la vérité, ou encore l’idéal et l’espoir de changer le monde par la révolution et de l’améliorer, caractérisent cette tension « moderne » de lendemains qui chantent. L’émancipation et l’aspiration au « bonheur » par le progrès sont des notions éminemment modernes.
Pour Jean-François Lyotard
[3], le terme de « postmodernisme » désigne l’état de la culture après les transformations qui ont affecté les règles des jeux de la science, de la littérature et des arts à partir de la fin du
xixe siècle. Lyotard utilise ce terme pour décrire l’incrédulité à l’égard des grands discours de légitimation, ces métadiscours décrivant une vision du monde et qui traversent une crise majeure. Ce terme de « postmodernisme » renvoie à un thème plus général de « fin » de l’histoire, de la modernité philosophique et de la disparition de la catégorie de sujet.
Même si Charles Melman
[4] dit (p. 19) que « c’est un progrès considérable d’avoir effectivement pris la mesure du fait que le ciel est vide, aussi bien de Dieu, que d’idéologies, de promesses de références, de prescriptions, et que les individus ont à se déterminer eux-mêmes, singulièrement et collectivement », et que (p. 31) « ce lieu du sacré, de l’autorité, qui se trouve vidé effacé, c’est le lieu de l’instance phallique », il craint le pire d’un monde qui ne serait plus régulé par l’instance phallique, mais où s’exhiberaient les jouissances. Il cède par là à un certain désarroi face au malaise dans la civilisation.
Freud dénonçait en 1929
[5] avec virulence la religion comme étant pour l’homme « un système de doctrines et de promesses prétendant, d’une part, éclairer toutes les énigmes de ce monde avec une plénitude enviable, et l’assurer, d’autre part qu’une Providence pleine de sollicitude veille sur sa vie et, dans une existence future, s’appliquera à le dédommager des privations subies ici-bas. Cette providence, l’homme simple ne peut se la représenter autrement que sous la figure d’un père grandiosement magnifié. […] Tout cela est évidemment si infantile […] Il est encore plus humiliant de voir des philosophes qui s’imaginent pouvoir sauver Dieu en le remplaçant par un principe impersonnel, fantomatique et abstrait ».
Selon Freud, quelles que soient les modifications des instances sociales, fussent-elles la suppression de la famille, les instances intrapsychiques sont indestructibles. Freud se refuse à prédire les évolutions de la civilisation et il insiste surtout sur le fait que le bonheur est un problème d’économie libidinale individuelle. Le texte freudien sur le malaise nous indique ainsi que la religion et par extension un ordre traditionnel patriarcal servent à consoler le sujet. L’espoir dans le progrès, la modernité comme mieux-être servent aussi à se rassurer en fabriquant de la référence, autour de quoi se structurer. La postmodernité et la fin de la croyance dans les discours de légitimation remettent alors sans doute en question un certain nombre de certitudes et peuvent laisser le sujet face à un immense désarroi. Ce qui peut en précipiter certains dans un mode opératoire, d’agir, de conduites contraphobiques, toxicomaniaques ou à chercher refuge dans les sectes, comme le note Charles Melman. Mais la chute des référents communs qui ne sont pas invariables, ni éternels, ouvre aussi la possibilité pour d’autres d’inventer de nouveaux référents pour soutenir le réel.
La fonction de l’analyste
a-moderne
[6] (ni réactionnaire, ni postmoderne, ni même moderne) est non pas de défendre un ordre social ou une représentation du monde quels qu’ils soient (pas de
Weltanschaung), ni de promettre des lendemains qui chantent (même par la guérison), mais de tenir sa place dans les cures de sujets singuliers dans un environnement social qui change. L’acte analytique doit s’en tenir à cette éthique et ne pas céder aux sirènes de ceux qui voudraient que la psychanalyse défende une vision du monde. Le risque serait en effet, après le postfreudisme et la tentation adaptative de l’
egopsychology, de sombrer dans un postlacanisme qui proposerait les mêmes buts. C’est pourquoi Freud précisait à la fin du
Malaise dans la civilisation
[7] : « Aussi, n’ai-je pas le courage de m’ériger en prophète devant mes frères ; et je m’incline devant le reproche de n’être à même de leur apporter aucune consolation. Car c’est bien cela qu’il désirent tous, les révolutionnaires les plus sauvages non moins passionnément que les plus braves piétistes. »
Les tenants de cette thèse postmoderne qui annonce la fin du sujet constatent l’évolution actuelle d’organisations aussi fondamentales que la famille ou encore des rapports à la technique, à la communication… Rappelons que Charles Melman et Jean-Pierre Lebrun
[8] avancent clairement que « nous avons affaire à une mutation qui nous fait passer d’une économie organisée par le refoulement à une économie organisée par l’exhibition de la jouissance ». Ils prétendent que les effets du discours de la science auraient ainsi complètement perverti l’organisation psychique des individus au point que nous aurions affaire à de pseudo-sujets, sans division subjective.
L’annonce de la mort du sujet ou de sa déconstruction nécessaire s’inscrit dans un mouvement plus large de l’histoire des idées. Cette position des analystes face au malaise dans la civilisation et à leur éthique du désir et de la vérité en rappelle une autre que décrit Alain Badiou dans son
Manifeste pour la philosophie
[9]. En 1989, ce dernier analysait en effet la façon dont la plupart des philosophes abdiquaient leur position. Le risque auquel les analystes sont eux aussi confrontés est d’abdiquer leur éthique et leur position dans la cure.
Lacan avait remanié radicalement cette catégorie qu’est le sujet pour en faire un concept central de sa pensée. Certains parmi ceux qui se réclament lacaniens semblent pourtant abdiquer aujourd’hui sur ce sujet. En tout cas, si nous n’avons plus affaire à des sujets, quid de la psychanalyse ? Que serait la psychanalyse sans des sujets analysants ? Une psychothérapie ?
L’échec fréquent du refoulement et la monstration des jouissances ne permettent pas de parler de « pseudo-sujets » « hors refoulement »
Cette « Nouvelle économie psychique » caractérisant de « pseudo-sujets » « hors refoulement » et exhibant leurs jouissances correspond-elle à des manifestations si « nouvelles » ? Ou n’est-ce pas plutôt le regard, voire la position, des « analystes » postmodernes qui serait aujourd’hui radicalement différent de ceux de Freud ? Qu’est-ce que ces psychanalystes postmodernes refoulent ainsi de l’analyse freudienne ?
Dans un retour à Freud, toujours salutaire, reprécisons certains points métapsychologiques sur le refoulement. Notamment que le refoulement est aussi caractérisé par son échec, ce qui ne permet pas de parler pour autant d’individus « hors refoulement ». Les manifestations des analysants de Freud dans leurs monstrations ne pourraient-elles pas être reconnues comme caractéristiques d’une « Nouvelle économie psychique » si ces cas princeps étaient proposés aujourd’hui aux diagnostics de psychanalystes postmodernes ? Retrouvons donc les hystériques de la fin du xixe siècle et du début du xxe siècle pour examiner la thèse selon laquelle il n’y aurait pas seulement eu du refoulement mais aussi de la monstration chez des sujets qui ne sont pas de pseudo-sujets : les hystériques à partir desquelles Freud a inventé la psychanalyse ne peuvent en effet pas être soupçonnées de ne pas être pourvues d’inconscient. À défaut d’autre chose, il faut au moins leur reconnaître cela.
Freud nous rappelle que « nous oublions trop facilement que le refoulement n’empêche pas le représentant de la pulsion de persister dans l’inconscient, de continuer à s’organiser, de former des rejetons et d’établir des liaisons
[10] ». Il insiste aussi sur l’échec du refoulement et l’importance du retour du refoulé dans les différentes formations de l’inconscient, du rêve au mot d’esprit et au lapsus, mais aussi jusque dans la mise en acte des fantasmes inconscients. Il n’évoque jamais de sujet « hors refoulement » ou qui en serait resté à un stade ante-refoulement, proche des thèses de la dégénérescence de Morel. Mais il parle en revanche abondamment de l’échec du refoulement qui n’empêche que difficilement le retour du refoulé, parfois en actes.
Il nous indique que le mécanisme du refoulement dans les différentes psychonévroses, qui avait si bien commencé, ne tient pas et que par la suite son échec s’affirme toujours davantage. Le retour du refoulé se manifeste par des formations de substitut (Ersatzbildung) qui ne sont pas tout à fait équivalentes à des symptômes. Si le refoulement remplit sa fonction de défense, il n’y réussit pas parfaitement et des formations de compromis (Kompromissbildung) expriment par déplacement et condensation une tentative de réalisation de désirs inconscients. L’Agieren freudien n’est pas un autre destin possible de la pulsion mais une expression de la pulsion non inhibée par le refoulement, ou se manifestant avec l’échec patent du refoulement. Qu’est-ce qui se montre dans la mise en acte, l’acting out et le passage à l’acte (comme retour du refoulé et réalisation de désir), si ce n’est un réel de la jouissance par la monstration ?
La monstration des jouissances est un des effets possibles de l’échec du refoulement. Dans les « Considérations générales sur l’attaque hystérique
[11] », Freud écrit : « Lorsqu’on soumet à la psychanalyse une hystérique dont le mal se manifeste par des attaques, on se persuade aisément que ces attaques ne sont rien d’autre que des fantasmes traduits dans le langage moteur, projetés sur la motilité, figurés sur le mode de la pantomime. Fantasmes inconscients certes, mais par ailleurs de la même espèce que ceux qu’on peut saisir immédiatement dans les rêveries diurnes, ou développer par interprétation à partir des rêves nocturnes. »
Freud indique ici clairement que ces agirs de l’attaque hystérique requièrent la même élaboration interprétative que les rêves nocturnes. Par exemple dans l’attaque, une étreinte est figurée par les bras qui sont tirés convulsivement en arrière jusqu’à ce que les mains se rejoignent au-dessus de la colonne vertébrale. Face à cette monstration, Freud insiste sur l’importance de s’en tenir à la même posture que dans la talking cure. Il ne s’agit surtout pas de renoncer à soutenir le réel de la jouissance ainsi manifesté.
Dans « Les fantasmes hystériques et leur relation à la bisexualité
[12] », Freud montre comment des fantasmes inconscients s’actualisent, se mettent en scène, non seulement chez certains pervers mais aussi dans toutes les psychonévroses. Par la technique psychanalytique, « on a découvert que les fantasmes inconscients des hystériques correspondent pleinement, quant à leur contenu, aux situations de satisfaction que les pervers réalisent consciemment […] On connaît bien d’ailleurs le cas, dont l’importance pratique aussi est grande, où des hystériques ne donnent pas expression à leurs fantasmes sous forme de symptômes mais dans une réalisation consciente, imaginant ainsi et mettant en scène des attentats, des sévices, des agressions sexuelles ».
Enfin, dans « Remémoration, répétition, perlaboration
[13] », Freud insiste sur la monstration qui se manifeste dans la cure, hors cure ou pour éviter la cure. Il souligne avec des exemples comment le patient n’a aucun souvenir de ce qu’il a oublié et refoulé et ne fait que le traduire en acte. Ce n’est pas sous forme de souvenir que le fait oublié reparaît, mais sous forme d’action.
Ainsi, malgré la force constante qu’exerce le refoulement contre la force tout aussi constante du refoulé, le retour du refoulé se manifeste régulièrement, non seulement dans les actes manqués, les lapsus, les rêves et les mots d’esprit, mais aussi dans les formations de substituts et de compromis, dans les symptômes, y compris sous formes d’action, signant l’échec du refoulement. Cela se repère chez l’Homme aux rats, chez l’Homme aux loups, mais aussi dans les attaques hystériques ; et surtout jusque dans la cure elle-même, par la répétition dans le transfert, ou hors de la cure quand les représentations et les affects représentant la pulsion sont de nouveau mobilisés. L’échec du refoulement se manifeste alors régulièrement par le retour du refoulé dans les comportements et les agissements de l’analysant jusqu’à l’accès à la motilité, comme décharge pulsionnelle et expression désirante.
Ce retour au texte freudien avait comme objet d’apporter des arguments à la thèse selon laquelle le refoulement, dans ses échecs répétés, ne cesse de laisser se manifester le retour du refoulé de sujets qui ne cèdent jamais tout à fait sur leur désir. Ces manifestations de la pulsion qui n’est plus inhibée s’agissent dans un rapport à l’Autre du transfert, mais aussi sur la scène sociale. Chaque analyste est donc confronté à de telles irruptions du pulsionnel face à l’échec récurrent du refoulement. Il me paraît surprenant, après ce rappel freudien, que certains s’en étonnent encore. Cette mise en scène et parfois en acte des fantasmes, cette monstration des jouissances, n’est pas le propre d’une époque postmoderne et d’individus qui ne devraient plus être considérés comme des sujets.
Les nouvelles expressions symptomatiques viennent non pas signer une « Nouvelle économie psychique » mais rappeler la mobilité des formations de substitut et l’inventivité du sujet dans son rapport aux figures de l’Autre. Les sorcières du Moyen Âge, les possédées de Loudun, les hystériques de la Salpêtrière ou les états-limites d’aujourd’hui ne manifestent-ils pas cette « force pulsionnelle extraordinaire et dangereuse » du désir et jusque dans l’exhibition, la monstration des jouissances ? Encore faut-il des inquisiteurs, des exorcistes, des médecins tel Charcot, des psychanalystes, pour en accueillir les manifestations plutôt que de les stigmatiser comme « mutants » et hors-sujets, ce qui évite d’en entendre quoi que ce soit, mais qui permet de se protéger de la monstruosité parfois saisissante de la jouissance.
L’inventivité du sujet est une constante, y compris face à un monde changeant et qui n’est certainement pas arrivé à sa fin. L’immuabilité des références communes est un pur leurre, une conception du monde (Weltanschaung) défensive et frileuse que certains psychanalystes s’emploient à suturer, plutôt que d’oser soutenir le réel de la cure par une éthique du désir et de la vérité.
[1]
« Monstration du désir », intervention à la journée du 14 juin 2003 d’Analyse freudienne à Lyon :
Faut-il de l’acte pour faire du refoulement ?
[2]
Charles Melman,
L’homme sans gravité. Jouir à tout prix, Paris, Denoël, 2002.
[3]
Jean-François Lyotard,
La condition postmoderne, Paris, Les Éditions de Minuit, 1979.
[4]
Charles Melman,
op. cit.
[5]
Sigmund Freud,
Malaise dans la civilisation (1929), traduit par C. et J. Odier, Paris,
puf, « Bibliothèque de psychanalyse », 1971, p. 17.
[6]
Bruno Latour,
Nous n’avons jamais été modernes. Essai d’anthropologie symétrique, La Découverte, coll. « L’armillaire », 1991.
[7]
Sigmund Freud,
op. cit., p. 107.
[8]
Charles Melman,
op. cit., p. 18.
[9]
Alain Badiou,
Manifeste pour la philosophie, Paris, Le Seuil, coll. « L’ordre philosophique », 1989.
[10]
Sigmund Freud, « Le refoulement » (1915), dans
Métapsychologie, Paris, Gallimard, Folio, coll. « Essais », 1968, p. 49.
[11]
Sigmund Freud, « Considérations générales sur l’attaque hystérique » (1909), trad. par D. Guérineau, dans
Névrose, psychose et perversion, Paris,
puf, coll. « Bibliothèque de psychanalyse », p. 161.
[12]
Sigmund Freud, « Les fantasmes hystériques et leur relation à la bisexualité » (1908), trad. par J. Laplanche et J.B. Pontalis, dans
Névrose, psychose et perversion, Paris,
puf, coll. « Bibliothèque de psychanalyse », p. 152.
[13]
Sigmund Freud, « Remémoration, répétition, perlaboration » (1914), trad. par A. Berman, dans
La technique psychanalytique, Paris,
puf, coll. « Bibliothèque de psychanalyse », 1953, p. 105 à 116.