La Grande Guerre des soldats tuberculeux.
Hôpitaux et stations sanitaires
Pierre Darmon
Le 25 mars 1915, le Pr. Landouzy, éminent phtisiologue, lançait
un cri d’alarme : les soldats tuberculeux sont légion et l’armée pourrait bien,
dans les années à venir, libérer en France de formidables foyers de
contagiosité. En effet, les conseils de révision sont mal équipés pour dépister
le mal et se font un point d’honneur d’envoyer un maximum de « récupérés » au
feu. Au fil des mois, le pullulement des « cracheurs » finit toutefois par
inquiéter le service de santé. Pour les tuberculeux graves sont fondés des
hôpitaux sanitaires aux allures de mouroirs. Les tuberculeux « latents » ou «
ouverts » seront hébergés dans des stations sanitaires, sortes de sanatoriums
de fortune, où, durant les trois mois qui précèdent la réforme, ils recevront
une éducation hygiénique appropriée.
On March 25th, 1915, the well-known phthisiologist, Professor
Landouzy, issued a formal warning: the number of soldiers with tuberculosis was
enormous and in the near future, the army could very well disseminate dangerous
contagious zones throughout France. Indeed, medical committees were poorly
equipped and unable to properly diagnose the illness, and seemed more bent on
sending a maximum number of “recovered” soldiers back to battle. As time went
on, the proliferation of “coughers and spitters” was finally dealt with by the
health services. Persons with the most serious cases of tuberculosis were sent
to sanitary hospitals that resembled institutions for elderly and dying people.
Persons having latent or symptomatic cases were placed in sanitary
institutions, more or less temporary sanitariums, wherein over a period of
three months that preceded the reform, they received an appropriate hygienic
education.
• La guerre des tuberculeux
• Les degrés de morbidité tuberculeuse
• Être tuberculeux et soldat
• La fondation des hôpitaux sanitaires
• Sanatoria de fortune
• Références bibliographiques