Annales de démographie historique
Belin

I.S.B.N.2701134366
256 pages

p. 177 à 198
doi: en cours

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Varia

no 106 2003/2

Early-life Predictors of Human Longevity: Analysis of the XIXth Century Birth Cohorts

Natalia S. Gavrilova Leonid A. Gavrilov Galina N. Evdokushkina Victoria G. Semyonova
The idea of fetal origins of adult degenerative diseases and early-life programming of late-life health and survival is being actively discussed in the scientific literature. This idea is also important for understanding the historical changes in human lifespan through the mechanism of technophysio evolution as suggested by Robert Fogel and Dora Costa. Can this new concept also be useful to understand (at least partially) the observed sex disparities in adult health and longevity? Are the long-lasting effects of early-life conditions identical for both sexes, or, on the contrary, are they sex-specific? These questions stimulated us to conduct the present exploratory study on the sex specificity of late-life health outcomes for early-life effects.
In this study we explored the effects of early-life conditions on adult lifespan of 16,000 individuals (members of European aristocratic families born in 1800-1880) using methodology of historical follow-up study of extinct birth cohorts. Applying method of multivariate regression analysis with nominal predictor variables for individual lifespan as outcome variable, we found that sex differences in adult life span are indeed modulated by early-life events and conditions. Specifically, we found that such variables as (1) month of birth and (2) father’s age at person’s conception have statistically significant effects on adult lifespan (life expectancy at age 30) in females, but not in males. Female lifespan has bimodal distribution according to the month of birth (M-shaped curve), while male lifespan is less affected by the season of birth in our historical dataset. Similar M-shaped pattern of month-of-birth effects on adult lifespan was observed for females born in 1855-1880. Daughters born to old fathers (above 45 years) live significantly shorter lives, while sons are less affected by paternal age at conception. Death of siblings during childhood (often used as a proxy for childhood infections in family) had significant negative impact on adult lifespan of males and females for more recent birth cohorts (1855-1880), indicating possible increased selectivity of early mortality. The findings of this study provide scientific justification for the need of further more detailed studies on early-life programming of adult lifespan.
Les idées d’une origine fétale des maladies dégénératives adultes et d’une programmation dès l’aube de l’existence de la santé du grand âge ou de la survie sont au cœur d’un vaste débat scientifique. Ces idées sont importantes pour appréhender les variations historiques de la longévité humaine, selon les perspectives suggérées par Robert Fogel et Dora Costa. Peut-on y déceler une manière de rendre compte (au moins partiellement) des disparités existant entre sexes ? Cet article a pour objectif de mener une étude exploratoire sur les spécificités sexuelles de la santé adulte, conçues comme des effets de la situation prévalant aux jeunes âges.
Dans cet article, nous travaillons sur un échantillon de 16 000 individus, issus de familles aristocratiques européennes et nés dans les années 1800-1880, pour lesquels nous utilisons une méthode de suivi historique des cohortes de naissances. Grâce à une analyse régressive multivariée où l’espérance de vie individuelle est conçue comme une variable expliquée par un certain nombre de variables prédictives nominales, nous obtenons confirmation du fait que l’espérance de vie adulte est modulée par les évènements et les conditions du début de vie. Nous voyons notamment que des variables telles que le mois de naissance ou l’âge du père lors de la conception de l’enfant ont des effets statistiquement significatifs sur l’espérance de vie à 30 ans des femmes, mais non sur celle des hommes. La distribution des longévités féminines selon le mois de naissance obéit à une courbe bimodale (ou en M), alors que le facteur saisonnier affecte peu les hommes. En outre, les filles conçues par un père âgé de plus de 45 ans ont des espérances de vie adulte significativement raccourcies, ce qui n’est pas le cas de leurs homologues masculins. L’existence de décès d’enfants dans la fratrie (souvent conçue comme un indicateur approximatif de la présence d’infections enfantines dans la famille) affecte négativement et significativement l’espérance de vie adulte des filles et des garçons, du moins pour les cohortes les plus récentes (1855-1880), suggérant un accroissement possible de la sélectivité de la mortalité précoce. De fait, les résultats de cette étude plaident en faveur d’un approfondissement des recherches scientifiques sur l’idée d’une programmation au début de l’existence de la longévité adulte.
• Data and Methods
— Main Data Source
— Supplementary Data Sources
— The Structure of the Genealogical Database
— Data Quality Control
— Censored, truncated observations and missing death dates
— Underreporting of women and children
— Analytical Methods
— Sensitivity analysis
• Results and Discussion
— Season of birth and human longevity
— Paternal age at person’s birth and longevity
— Death of siblings in early life
— Prospects for future research
• Bibliographical references


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