American Indian Mortality in the Late Nineteenth Century: the Impact of Federal Assimilation Policies on a Vulnerable Population
J. David Hacker
Michael R. Haines
Under the urging of late nineteenth-century reformers, U.S. policy toward American Indians shifted from removal and relocation efforts to state-sponsored attempts to "civilize" Indians through allotment of tribal lands, citizenship, and forced education. There is little consensus, however, whether and to what extent federal assimilation efforts played a role in the stabilization and recovery of the American Indian population in the twentieth century. In this paper, we rely on a new IPUMS sample of the 1900 census of American Indians and census-based estimation methods to investigate the impact of federal assimilation policies on childhood mortality. We use children ever born and children surviving data included in the censuses to estimate childhood mortality responses to several questions unique to the Indian enumeration-including tribal affiliation, degree of "white blood," type of dwelling, ability to speak English, and whether a citizen by allotment-to construct multivariate models of child mortality. The results suggest that mortality among American Indians in the late nineteenth century was very high-approximately 62 percent higher than that for the white population. The impact of assimilation policies was mixed. Increased ability to speak English was associated with lower child mortality, while allotment of land in severalty was associated with higher mortality. The combined effect was a very modest four percent decline in mortality. As of 1900, the government campaign to assimilate Indians had yet to result in a significant decline in Indian mortality while incurring substantial economic and cultural costs.
Sous la pression des réformateurs de la fin du xixe siècle, la politique des États-Unis à l’égard des Indiens américains s’est modifiée, passant des efforts pour les déplacer et les réinstaller à des tentatives de « civilisation » par le biais du lotissement de terres tribales, de l’attribution de la citoyenneté, et de l’instruction obligatoire. Il n’existe guère d’accord, cependant, sur la question de savoir si – et dans quelle mesure – la politique fédérale d’assimilation a joué un rôle dans la stabilisation et la récupération des populations indiennes d’Amérique au xxe siècle. Dans cet article, on s’est appuyé sur un nouvel échantillon IPUMS du recensement de 1900 portant sur les Indiens américains, et sur une méthode d’estimation fondée sur le recensement, pour examiner l’impact des politiques fédérales d’assimilation sur la mortalité enfantine. Les données concernent l’ensemble des naissances et les enfants survivants qui figurent dans les recensements afin d’estimer les effets sur la mortalité enfantine de différentes variables, spécifiques au dénombrement des Indiens – comprenant l’appartenance tribale, la proportion de sang blanc, le type d’habitat, la capacité à parler l’anglais, et la citoyenneté acquise par le lotissement ou non de la terres – grâce à la construction de modèles à variables multiples. Les résultats suggèrent que la mortalité parmi les Indiens américains à la fin du xixe siècle était élevée – approximativement plus élevée de 62 % par rapport à celle de la population blanche. L’impact des politiques d’assimilation a été mitigé. L’aptitude croissante à parler l’anglais a été associée à la baisse de la mortalité enfantine, tandis que le lotissement des terres en propriété individuelle a été associé à une mortalité supérieure. La combinaison des effets a compté pour 4 % du modeste recul de la mortalité. Vers 1900, la campagne du gouvernement pour l’assimilation des Indiens a eu cependant pour résultat une baisse significative dans la mortalité indienne, mais à un prix élevé du point de vue économique et culturel.
• Background
• Data
• Mortality Estimates
— Mortality Estimate by Group
— Multivariate Analysis
• Bibliographical references