The impact of child welfare reform on child abandonment and deinstitutionalization, Romania 1990-2000
Fern Greenwell
High rates of child abandonment and institutionalization are a legacy of Nicolae Ceauşescu’s single party rule from 1965 to 1989. When his highly centralized socialist regime fell in December 1989, Romania had one of the largest proportions of children living in state-run orphanages. During the postsocialist transition decade (1990-2000), the new Romanian government implemented several major child welfare reform measures to resolve the problem. As this study shows, the results of these reforms have been mixed. While reforms were measurably successful in transitioning children out of orphanages into families (deinstitutionalization), the rate of child abandonment increased. This paradox—success in deinstitutionalizing children and failure in reversing levels of child abandonment—is due to ineffective policies and persistent widespread poverty during economic transition. This study uses event history data, that is, flow data on infants and young children entering and exiting orphanages, to estimate the impact of child welfare reform measures over the transition decade. Empirical findings show that reform measures have had a significant impact on improving deinstitutionalization especially towards the end of the decade. Results also suggest that decentralized programs that provide alternatives to institutionalization, such as those implemented at the end of the decade, can significantly reduce dependence on child institutions
Le grand nombre d’enfants abandonnés et l’institutionnalisation de l’accueil sont deux héritages du régime roumain de parti unique dominé par Nicolas Ceaucescu de 1965 à 1989. Quand le régime socialiste hyper-centralisé s’est effondré en décembre 1989, la Roumanie atteignait des records en termes de proportion d’enfants recueillis dans des orphelinats d’État. Dans la décennie suivante, marquée par la transition post-socialiste, le nouveau gouvernement roumain, a mis en place plusieurs grandes réformes touchant l’assistance aux enfants pour tenter de résoudre ce problème. Cette étude montre que leurs résultats ont été mitigés. Si les réformes sont relativement parvenues à déplacer les enfants des orphelinats vers les familles (désinstitutionnalisation), le taux d’abandon a quant à lui progressé. Ce paradoxe découle de politiques inefficaces et du maintien d’une très large pauvreté lors de la phase de transition économique. Cette étude utilise des données de parcours biographiques (des données sur les flux de bébés ou de jeunes enfants entrant et sortant des orphelinats) pour mesurer l’impact des réformes de l’assistance durant la période 1990-2000. Des résultats empiriques montrent que les mesures signalées ont bien eu des effets significatifs sur le phénomène de désinstitutionnalisation, notamment en fin de période. Ils suggèrent aussi que ce sont les programmes décentralisés, tels qu’ils ont été établis à la fin de la décennie 90, qui sont en mesure de réduire le plus significativement la dépendance vis-à-vis des institutions de prise en charge des enfants.
• Child welfare reform
— Pre-reform period (pre-1990)
— Child welfare reform period I (1990-1991)
— Child welfare reform period II (1992-1996)
— Child welfare reform period III (1997-2000)
• Sample and data
• Child abandonment
• Child deinstitutionalization
• Methodology
— Step one: Distribution of survival times
— Step 2: Compare survival strata
— Step three: Survival regression model
• Results of the survival regresssion model
• Discussion and conclusions
• BIBLIOGRAPHICAL REFERENCES