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Annales de Normandie

2011/1 (61e année)


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Au début du xiiie siècle, le recours croissant à l’écrit amène de plus en plus d’individus – hommes et femmes – à faire usage d’un sceau. Ces sceaux dits « paysans » sont connus de longue date, puisqu’ils ont été signalés dès les grandes campagnes de moulages de Louis Douët d’Arcq et de Germain Demay [1][1] L. Douët d’Arcq, Collection de sceaux, Paris, 3 vol.,.... Fabriquées à bas prix, les matrices se limitent généralement à de simple rondelles de plomb, de 26 à 33 mm de diamètre, moulées en séries et sommairement gravées. La légende comprend le nom du sigillant précédé d’une croix et d’une abréviation du type S’ pour seel ou sigillum, selon que le nom est porté en français ou en latin. L’image du champ se réduit le plus souvent à une croix ou à une étoile, à 6 ou 8 rais (figure 1). Ces matrices étaient donc facilement imitables, ce qui pouvait nuire à leur valeur probatoire, et en cas de contestation, il pouvait s’avérer nécessaire de contrôler l’authenticité d’un sceau. Pour cela, on pouvait toujours chercher à comparer l’empreinte de l’acte en question avec d’autres apposées par le même sigillant sur d’autres actes, mais lorsqu’une matrice était utilisée pour la première fois, ce type de contrôle devenait impossible. La solution consistait alors comparer le sceau de l’acte avec d’autres empreintes sorties de la même matrice apposées sur de petites cédules qui étaient conservées dans des établissements religieux voisins. Ainsi se constituèrent, six siècles avant la naissance des grandes collections sigillographiques nationales, les premières collections de sceaux.

Figure 1a et 1b - Matrice de sceau en plomb provenant de l’Eure. + S’ BLAIVOT DE MVSIFigure 1a et 1bFigure 1a et 1b
(photo : C. Maneuvrier, coll. particulière)
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La pratique du dépôt de sceaux de garantie – ou plutôt de référence – fut signalée pour la première fois par Béatrice Poulle à propos d’un acte original de l’abbaye de Savigny [2][2] Savigny-l’Abbaye, dép. Manche, cant. Le Teilleul.. Elle consistait à attacher une cédule à l’acte principal indiquant que des lettres scellées des sceaux du donateur avaient été déposées dans des établissements religieux. L’acte de 1235 pour Savigny était ainsi associé à une cédule de 13 x 3 cm nouée autour de la double queue de parchemin de l’un des sceaux de la charte précisant que plusieurs lettres scellées du même sceau étaient conservées dans les abbayes de Lonlay [3][3] Lonlay-l’Abbaye, dép. Orne, cant. Domfront., Fontaine-Daniel [4][4] Dép. Mayenne, cant. Mayenne-Ouest, cne. Saint-Geor..., Montmorel [5][5] Dép. Manche, cant. Ducey, cne. Poilley. et la Lucerne [6][6] Dép. Manche, cant. Ducey, cne. La Lucerne-d’Outremer ;....

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Une poignée de chartes, transcrites dans le cartulaire de Mondaye, permettent d’en connaître davantage sur la pratique du sceau de garantie, notamment à travers les quatre derniers actes de la première partie du cartulaire (des numéros 194 à 197). Comme les autres actes copiés dans le cartulaire, ils sont précédés d’un titre qui les qualifie tous de « chartes », même lorsque le texte regroupe en réalité celui de deux cédules scellées, comme c’est le cas pour le numéro 194 du cartulaire :

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« Charte de Béatrice, fille de Robert Samson, de Juaye.

Ceci est le sceau de Béatrice fille de Robert Samson de Juaye, déposé dans l’abbaye d’Ardenne, de la volonté et avec l’accord de la dite Béatrice, pour authentifier la charte qu’elle a fait à l’abbaye et au couvent Saint-Martin de Mondaye.

Ceci est le sceau de Béatrice fille de Robert Samson de Juaye, déposé dans l’abbaye de Longues, de la volonté et avec l’accord de la dite Béatrice, pour authentifier la charte qu’elle a fait à l’abbaye et au couvent Saint-Martin de Mondaye » [7][7] Hoc est sigillum Beatricis, filie Roberti Sansonis....

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Ces quatre « chartes » constituent une sorte de dossier placé à la toute fin du « premier » cartulaire de Mondaye qui se rapportent à trois affaires différentes [8][8] Sur le classement des actes au sein du cartulaire voir.... On trouve tout d’abord les deux cédules présentant le sceau de Béatrice qui devaient initialement accompagner une charte par laquelle elle vendit à l’abbaye, en 1239, et pour quarante sous, une demie acre de terre à Juaye. Cette charte, placée bien avant dans le cartulaire au numéro 68, ne contient, contrairement à l’acte pour l’abbaye de Savigny, aucune allusion aux cédules scellées déposées dans les abbayes de Longues et d’Ardenne [9][9] Cartulaire de l’abbaye de Mondaye, charte n° LXVIII ;....

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La « charte » 195, datée de 1235, est en fait une autre cédule indiquant que le sceau de Raoul Hosbert « inconnu de beaucoup » fut déposé dans l’abbaye de Longues pour y être conservé et servir en cas de besoin de preuve à l’abbé au couvent de Mondaye [10][10] Carta Radulphi de Elon. Notum sit presentibus et futuris.... Ici encore, la cédule fut séparée de l’acte de vente qu’elle complétait, copié au numéro 89 du cartulaire. Ce dernier précise toutefois que deux « écrits » scellés furent déposés l’un à Longues, l’autre à Ardenne, ce qui nous apprend du même coup que le second ne fut pas copié dans le cartulaire [11][11] Et quia sigillum meum multis incognitum est, duo scripta.... Enfin, les « chartes » 196 et 197 reprennent le texte de deux « lettres » quasiment identiques qui signalent que le sceau de Denis de Bernières fut lui aussi déposé dans les abbayes de Longues et d’Ardenne [12][12] Carta Dionisii de Berneriis, filii Gaufridi de Juez..... La charte susceptible d’être authentifiée à l’aide de ces lettres scellées figure quant à elle dans le cartulaire, au numéro 75. Elle ne contient aucune annonce de lettres scellées [13][13] Cartulaire de l’abbaye de Mondaye, charte n° LXXV,....

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Une autre charte de 1242, copiée dans la deuxième partie du cartulaire, signale encore que le sceau de Wimart, fille de Serlon de Ver, fut envoyé à l’abbaye de Longues et à l’abbaye d’Ardenne. Ces deux établissements font donc figure de destinataires habituels pour les sceaux de référence de l’abbaye de Mondaye [14][14] Et quam sigillum meum non est bene cognitum, duo scripta.... On voit qu’il ne s’agit pas d’une pratique propre aux Prémontrés car, si l’abbaye d’Ardenne dépendait du même ordre que celle de Mondaye, celle de Longues était une abbaye bénédictine [15][15] Longues-sur-Mer, dép. Calvados, cant. Ryes ; voir E..... Ces deux établissements, distants pour le premier de 23 kilomètres de Mondaye, et pour le second de 18 kilomètres, ne sont pourtant pas les plus proches de l’abbaye qui aurait pu solliciter les services des établissements bayeusains situés à une dizaine de kilomètres seulement, lesquels connaissaient également la pratique du sceau de référence comme l’atteste un acte du Livre noir de l’évêché de Bayeux. Celui-ci fut copié à la fin d’un dossier concernant le patronage de l’église de Longvillers donné dans les années 1213-1226, par un certain Roger Guerbert, chevalier [16][16] Dép. Calvados, cant. Villers-Bocage ; V. Bourrienne,.... Cette cession fut contestée quelques années plus tard par Richard Guerbert, fils de Roger, ce qui donna lieu à un arbitrage du bailli de Caen, en novembre 1245, puis à une nouvelle charte de Richard Guerbert [17][17] Ibid., n° CCCXXXVIII, p. 59-60 et n° CCCXXXIX, p. .... Cette dernière fut revêtue du sceau de Richard ainsi que de celui de l’official de Bayeux, mais – précaution supplémentaire – des empreintes du sceau de Richard furent déposées dans trois établissements de Bayeux ou des environs : l’abbaye de Longues, le prieuré de Saint-Vigor et la maison Dieu ou prieuré Saint-Nicolas-de-la-Chenaie de Bayeux [18][18] In cujus rei testimonium praesentem cartam sigilli.... Les trois cédules (sedula) émanant de l’abbé de Longues, du prieur de Saint-Nicolas, et du prieur de Saint-Vigor, ont été copiées dans le cartulaire de l’évêché à la suite de l’acte précédent [19][19] Ibid., n° CCCXL, p. 62 ; n° CCCXLI p. 62 ; n° CCCXLII,.... Ces trois textes, quasi identiques, émanent visiblement d’un formulaire élaboré par le chapitre cathédral et précisent que chacun des trois établissements a reçu des mains mêmes de Richard Guerbert une empreinte de cire de son sceau afin d’en avoir la garde [20][20] Omnibus Christi fidelibus praesentem sedulam inspecturis,....

Figure 2 - Les dépôts de sceaux attestés en NormandieFigure 2
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Le dépôt de sceau de référence dans des établissements religieux proches semble donc avoir été largement utilisé, au moins en basse Normandie et dans le Maine (figure 2). Il est cependant difficile à cerner puisque les actes qui signalent l’envoi de sceaux sont rares, à tel point que l’interrogation de la base SCRIPTA, riche pourtant de 6300 actes, n’a pas permis de retrouver d’autres mentions de cette pratique [21][21] P. Bauduin, « La base de données SCRIPTA, Tinchebray.... Le cartulaire de l’abbaye de Mondaye témoigne également de ce que des sceaux pouvaient être expédiés sans que l’acte en question n’en fasse explicitement mention, ce qui pourrait indiquer que ce mode de garantie était alors largement utilisé dans le Bessin, au moins durant une dizaine d’années puisque les six actes connus (les quatre actes pour Mondaye, celui pour le chapitre de Bayeux et celui pour l’abbaye de Savigny) datent des années 1235-1245, période qui est celle de la mise en place, tardive en Normandie, des officialités, celle de Rouen étant attestée pour la première fois en 1231 [22][22] G. Combalbert, « Émergence et affirmation d’une institution :.... Il revient en tout cas à ces établissements d’avoir constitué les premières collections de sceaux dont on aimerait savoir comment elles étaient conservées et archivées.

Notes

[*]

Université de Caen Basse-Normandie, Centre Michel de Boüard, CRAHAM, UMR 6273.

[1]

L. Douët d’Arcq, Collection de sceaux, Paris, 3 vol., 1863-1868 ; G. Demay, Inventaire des sceaux de la Normandie recueillis dans les dépôts d’archives, musées et collections particulières des départements de la Seine-Inférieure, du Calvados, de la Manche et de l’Orne, Paris, 1881 ; Y. Metman, « Des sceaux de paysan au treizième siècle. Denis de Perchependue reprend en le stylisant en arabesques géométriques le motif choisi par Emmeline de Champséru », Le Club français de la médaille, 1963, p. 128-133 ; Y. Metman, « L’énigme des sceaux de « paysans normands », Compte rendu de la 47e semaine de droit normand, Guernesey, 17-19 mai 1990, résumé dans Annales de Normandie, n° 4-5, octobre-décembre 1991, 41e année, p. 354-355 ; C. Maneuvrier, « Les emblèmes sigillaires des paysans normands », Histoire et Images Médiévales, Thématique n° 25, mai-juin-juillet 2011, n° 25, p. 64-69. Sur les matrices : M. Baudot, « Une matrice de sceau en plomb du xiiie siècle », Bibliothèque de l’École des chartes, tome 107, année 1947-1948, p. 261-263 ; M. Monnerie, « Une matrice en plomb d’un sceau de « paysan » », Revue d’Héraldique et de sigillographie, tome 60-61, années 1990-1991, p. 145-146.

[2]

Savigny-l’Abbaye, dép. Manche, cant. Le Teilleul.

[3]

Lonlay-l’Abbaye, dép. Orne, cant. Domfront.

[4]

Dép. Mayenne, cant. Mayenne-Ouest, cne. Saint-Georges-Buttavent.

[5]

Dép. Manche, cant. Ducey, cne. Poilley.

[6]

Dép. Manche, cant. Ducey, cne. La Lucerne-d’Outremer ; B. Poulle, « Renouvellement et garantie des sceaux privés au Moyen Âge », Bibliothèque de l’École des chartes, 1988, t. 146, p. 369-375.

[7]

Hoc est sigillum Beatricis, filie Roberti Sansonis de Jueto, depositum in abbacia de Ardena, assensu et voluntate ipsius Beatricis ad probandum cartam quam fecit abbati et conventui Sancti Martini Montis Dei. Hoc est sigillum Beatricis, filie Roberti Sansonis de Jueto, depositum in abbacia de Longis, assensu et voluntate ipsius ad probandum cartam quam fecit abbati et conventui Sancti Martini Montis Dei » (Cartulaire de l’abbaye de Mondaye, Arch. dép. Calvados, 6G165, charte, n° CXCIIII, fol. 57v).

[8]

Sur le classement des actes au sein du cartulaire voir M. Thébault, « Le « premier cartulaire » de l’abbaye de Mondaye », Annales de Normandie, n°1, 2011, p. 25-47.

[9]

Cartulaire de l’abbaye de Mondaye, charte n° LXVIII ; le texte de ces cédules a précédemment été publié et traduit dans L. Le Roc’h Morgère (dir.) Recueil de paléographie normande, Conseil général du Calvados, Archives départementales, Caen, 1995, p. 8 et 9 ; de Béatrice de Juaye, on ne sait quasiment rien sinon qu’elle est peut-être apparentée à un autre bienfaiteur de l’abbaye, Guillaume Samson de Juaye, qui fit don en 1216 aux chanoines de six vergées de terre (Cartulaire de l’abbaye de Mondaye, charte n° LXI, fol. 39v).

[10]

Carta Radulphi de Elon. Notum sit presentibus et futuris quod ego, Radulfis Hosberti de Elon, feci quadam cartam abbati et conventui Sancti Martini de Monte Dei super venditionem virgate et dimidie terre site in territorio de Elon. Sed quia sigillum meum multis incognitum erat, hoc scriptum sigillo meo munitum ad probandam cartam quam dicti abbatis et conventus habent de me si necesse fuerit abbacie de Longues tradidi conservandum. Actum anno millesimo ducentesimo tricesimo quinto (Cartulaire de l’abbaye de Mondaye, charte n° CXCV, fol. 57v).

[11]

Et quia sigillum meum multis incognitum est, duo scripta sigillo meo munita abbacie de Ardena et abbacie de Longues ad probendam presentam cartam, si necesse fuerit, tradidi conservanda (Cartulaire de l’abbaye de Mondaye, Arch. dép. Calvados, 6G165, charte n° LXXXIX, fol. 52v).

[12]

Carta Dionisii de Berneriis, filii Gaufridi de Juez. Noverint universi presentes litteras inspecturi quod ego, Dionisius de Bernieriis, filius Gaufridi de Juez, dedi abbacie Sancti Martini de Monte Dei et canonicis ejusdem abbacie, unum quarterium frumenti et duos alios quarterios frumenti et unum panem et unam gallinam vendidi abbati et conventui ejusdem abbacie, sicut in carta mea inde habita plenius continatur. Et quem autenticum non erat presentibus litteris sigillum meum apponere dignum duxi in testimonium dictarum donationis et venditionis ad munimen et defensionem dicte carta et easdem presentes litteras sigillo meo sigillatas abbati et conventui de Longis tradidi conservandas ut videlicet si necesse fuerit harum presentium litterarum exhibitionum facient ad carte sepedicte defensionem. Factum fuit hoc anno Domini millesimo ducentesimo tricesimo quarto (Cartulaire de l’abbaye de Mondaye, charte n° CXCVI, fol. 57v). Carta Dionisii de Berneriis. Noverint universi presentes litteras inspecturi quod ego, Dionisius de Bernieriis, filius Gaufridi de Juez, dedi abbacie Sancti Martini de Monte Dei et canonicis ejusdem abbacie, unum quarterium frumenti et duos alios quarterios frumenti et unum panem et unam gallinam vendidi abbati et conventui ejusdem abbacie, sicut in carta mea inde habita plenius continatur. Et quem autenticum non erat presentibus litteris sigillum meum apponere dignum duxi in testimonium dictarum donationis et venditionis ad munimen et defensionem dicte carta et easdem presentes litteras sigillo meo sigillatas abbati et conventui de Ardene tradidi conservandas ut videlicet si necesse fuerit harum presentium litterarum exhibitionem faciant dicti abbas et conventus ad carte sepedicte defensionem. Factum fuit hoc anno Domini millesimo ducentesimo tricesimo quarto (Cartulaire de l’abbaye de Mondaye, charte n° CXCVI, fol. 57v et fol. 58r).

[13]

Cartulaire de l’abbaye de Mondaye, charte n° LXXV, fol. 46.

[14]

Et quam sigillum meum non est bene cognitum, duo scripta sigillo meo munita feci ad probandum presentem cartam, si necesse fuerit, quorum unum in abbacia de Longis, aliud in abbacia de Ardene deposui conservanda ». Cartulaire de l’abbaye de Mondaye, charte n° CCXIIII, fol. 38v.

[15]

Longues-sur-Mer, dép. Calvados, cant. Ryes ; voir E. Libin, L’abbaye Sainte-Marie de Longues, de sa fondation au xve siècle : étude de ses bienfaiteurs, de son temporel et de son patrimoine architectural et ornemental, mémoire de maîtrise réalisé sous la direction de V. Gazeau, Université de Caen, 2004.

[16]

Dép. Calvados, cant. Villers-Bocage ; V. Bourrienne, Antiquus cartularius ecclesiae Baiocensis : Livre noir publié pour la première fois, avec introduction, Rouen, Lestringant, 1903, vol. 2, n° CCCXXXV, p. 57 ; par une autre charte, Roger Guerbert ratifie et garantit la donation faite par sa mère d’une terre à Jurques (Ibid., n° CCCXXXVI, p. 58) ; la donation du patronage de Longvillers fut confirmée par l’évêque Robert des Ablèges (Ibid., n° CCCXXXVII, p. 58-59).

[17]

Ibid., n° CCCXXXVIII, p. 59-60 et n° CCCXXXIX, p. 60-61.

[18]

In cujus rei testimonium praesentem cartam sigilli mei munimine roboravi. Quia vero praesenti sigillo meo haec carta fuit primitus sigillata, officialis Baiocensis, ne propter dubietatem sigilli cujus esset posset praefato capitulo aliquid periculum suboriri, sigillum Baiocensis curiae praesenti cartae una cum meo, ad instantiam meam, apponere dignum duxit. Cujus etiam sigilli mei testimonia ad majorem securitatem confeci, et in abbatia de Longiis, prioratu Sancti Vigoris, et Domo Dei Baiocensi per manus meas posita precibus obtinui reservari (Ibid., n° CCCXXXIX, p. 60-61) ; Saint-Vigor le Grand, dép. Calvados, cant. Bayeux.

[19]

Ibid., n° CCCXL, p. 62 ; n° CCCXLI p. 62 ; n° CCCXLII, p. 63.

[20]

Omnibus Christi fidelibus praesentem sedulam inspecturis, Petrus, abbas de Longis, salutem in Domino. Noveritis nos recepisse in custodia testimonium sigilli Ricardi Guerbert de Loncvilers impressum in cera, de quo ipse sigillaverat Heberto decano et capitulo Baiocensi quandam cartam super jure patronatus ecclesiae de Loncvillers. Quod idem Ricardus nobis manu propria deputavit. Datum anno Domini millesimo ducentesimo quadragesimo quinto, mense februarii. » (Ibid., n° CCCXL, p. 62).

[21]

P. Bauduin, « La base de données SCRIPTA, Tinchebray et l’histoire anglo-normande », dans Tinchebray 1106-2006, V. Gazeau et J. Green (éd.), Actes du colloque de Tinchebray (28-30 septembre 2006), Flers, Le Pays Bas-Normand, n° 271-272, 2008, p. 157-166.

[22]

G. Combalbert, « Émergence et affirmation d’une institution : le premier siècle de l’officialité de Rouen (v. 1185-v. 1280) », dans Les officialités dans l’Europe médiévale et moderne. Des tribunaux pour une société chrétienne, actes du colloque de Troyes, mai 2010, à paraître.

Pour citer cet article

Maneuvrier Christophe, Thébault Marion, « À propos du cartulaire de Mondaye : Les dépôts de sceaux de référence dans les établissements religieux normands au xiiie siècle », Annales de Normandie, 1/2011 (61e année), p. 109-114.

URL : http://www.cairn.info/revue-annales-de-normandie-2011-1-page-109.htm
DOI : 10.3917/annor.611.0107


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