Approche Centrée sur la Personne. Pratique et recherche
ACP-PR

I.S.B.N.sans
98 pages

p. 6 à 17
doi: en cours

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n° 2 2005/2

Comment pratiquer l’approche centrée sur la personne quand on porte en soi des marques de l’esclavage et de la colonisation ?

Monique Pindard-Langlat
Quand on est comme moi, noire, avec une éducation en partie occidentale, en partie créole, comment peut-on être psychothérapeute dans l’ACP ? Aujourd’hui, mon cheminement personnel et intérieur me permet de poser ouvertement ces questions de façon à susciter un débat auprès de mes collèges européens.
Comment avec toutes les cicatrices du passé puis-je avancer dans l’ACP et recevoir des clients qui parfois rouvrent inconsciemment ou consciemment cette blessure ancienne ?
Je suis directement concernée par cette question car mon arrière grand-mère fut affranchie peu avant l’abolition de l’esclavage, et que je garde constamment sous les yeux cet acte d’affranchissement, signe, pour moi, d’abomination humaine.
Mais je suis dans l’ACP et je pense que beaucoup de valeurs sont véhiculées par cette approche en laquelle je crois fortement. Cet article est une réflexion sur l’épineux problème de l’ACP dans un contexte multiculturel.Mots-clés : esclavage, thérapie multiculturelle, pays d’outre-mer, développement de l’ACP.
• L’esclavage
— 150 ans après l’esclavage, que nous reste-t-il ?
— Les rapports hommes/femmes
— Les rapports religieux
• Les questions de Carl Rogers et leur compréhension dans le contexte martiniquais
• Quelle est ma position ? Comment je me situe en tant que thérapeute noire centrée sur la personne ?
— Scénario 1
— Scénario 2
— Scénario 3
— L’Approche Centrée sur la Personne en Martinique est-elle vraiment une approche multiculturelle ?


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