Revue archéologique 2012/1
Revue archéologique
2012/1 (n° 53)
240 pages
Editeur
I.S.B.N. 9782130593744
DOI 10.3917/arch.121.0062
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AuteurBernard Holtzmann du même auteur

Émérite de l’Université Paris‑Ouest Nanterre, 112, rue de Richelieu, 75002 Paris. bernard.holtzman@free.fr

Dans un article paru dans la Revue archéologique 2011/2, p. 309‑322, Fr. Croissant a pris position dans le débat que j’ai ouvert en établissant l’existence à Thasos d’un ensemble de sculptures attiques que je crois pouvoir attribuer avec quelque vraisemblance à un sculpteur nommé Praxias. Il le fait cependant avec une animosité surprenante. Ce n’est pas ici le lieu de répondre sur le fond, mais le véritable acte d’accusation que constitue en fait le résumé liminaire de l’article appelle malheureusement une mise au point immédiate, dans la mesure où ses affirmations orientent d’emblée défavorablement le jugement des lecteurs.

2 Fr. Croissant me reproche d’abord de ne pas avoir tenu compte de sa publication des frontons du temple du ive s. de Delphes, partiellement réalisés par un sculpteur attique nommé Praxias, lors d’une première présentation de ce dossier, dont je soulignais au demeurant (Meisterwerke, Munich, 2005, p. 176‑177) le caractère provisoire et hypothétique en attendant ladite publication. Amené à rejouer ici la fable de La Fontaine, je ferai humblement valoir que cela m’eût été bien difficile puisque cet ouvrage n’avait pas encore paru, en septembre ou octobre 2003, lorsque j’ai envoyé le texte de mon intervention à V. M. Strocka, organisateur du colloque qui s’est tenu à Fribourg en juillet 2003. J’ai en effet la funeste habitude de remettre au plus vite les textes destinés aux actes des colloques auxquels j’ai participé. Cependant mon cas est plus grave — perseverare diabolicum… Dans un opuscule récent (La sculpture grecque, Paris, 2010, p. 268), j’aurais présenté comme un fait acquis une hypothèse que Fr. Croissant juge inadmissible — ce qui est contraire à la réalité : les lecteurs qui voudront bien se reporter au bas de cette brève notice pourront constater que je laisse la question en suspens et me garde bien de conclure, en sorte que l’article de Fr. Croissant revient à claquer une porte que j’ai pris soin de laisser ouverte dans mes interventions orales récentes, à Aix‑en‑Provence en 2009, à Athènes en 2010, à Paris en 2011.

3 Bien loin d’être clos comme le voudrait Fr. Croissant, le débat reste ouvert et, à ce stade de la recherche, toutes les hypothèses doivent pouvoir être énoncées et explorées dans toutes leurs conséquences éventuelles, sans déclencher une polémique pour le moins prématurée, qui prend pour prétexte des allégations sans fondement.

 

POUR CITER CET ARTICLE

Bernard Holtzmann « Droit de réponse », Revue archéologique 1/2012 (n° 53), p. 62-62.
URL :
www.cairn.info/revue-archeologique-2012-1-page-62.htm.
DOI : 10.3917/arch.121.0062.