Accueil Revues Revue Numéro Résumé

ArchéoSciences

2016/1 (n° 40)


ALERTES EMAIL - REVUE ArchéoSciences

Votre alerte a bien été prise en compte.

Vous recevrez un email à chaque nouvelle parution d'un numéro de cette revue.

Fermer

Article précédent Pages 17 - 33 Article suivant

Résumé

English

The foundations of Grimaldi castle in Antibes belonged originally to a vast monumental edifice of an unknown origin. No historical records that would allow establishing precise chronological framework of this building exist. Therefore, four approaches were combined in order to date its construction: relative chronology from archaeology with “physical” dating methods applied on building materials, e.g. archaeomagnetic dating of bricks and dating of mortars by optically stimulated luminescence using both the single grain and the multigrain technique. Whereas archaeomagnetic dating followed a well-established, reliable measurement protocol, dating of archaeological mortar by optically stimulated luminescence using the single grain technique represents quite new, exploratory approach that allows direct dating of the moment of edification. Luminescence dating showed that mortars were well bleached. Variations of the dose rate due to the heterogeneous distribution of radioelements in the matrix were observed. In the given context, none of the four approaches used would succeed to date the construction of the remains with certainty if they were used separately. Nevertheless, thanks to the mutual comparison of dating results, a reliable chronology have been established. The obtained results are in agreement and suggest the Grimaldi castle foundations were built between the second half of the first century and the second century A.D. Our interdisciplinary approach thus proves ancientness of the standing masonry and attests cultural and historical significance of the monument.

Mots-clés (en)

  • mortar
  • construction
  • archaeomagnetism
  • brick
  • optically stimulated luminescence
  • single grain technique

English

Les soubassements du château Grimaldi à Antibes appartiennent aux vestiges d’un monument romain dont la nature n’est pas connue. Aussi, il n’existe aucune source historique qui permettrait d’établir la chronologie précise de ce bâtiment. Ainsi, quatre approches ont été combinées pour dater sa construction : chronologie relative de l’étude archéologique, datation des terres cuites par archéomagnétisme et datation des mortiers par luminescence optiquement stimulée en utilisant les techniques de monograin et de multigrain.
La datation par archéomagnétisme a suivi un protocole de mesure bien établi et fiable. La datation des mortiers par luminescence optiquement stimulée monograin représente une approche nouvelle et exploratoire, permettant de dater directement le moment de l’édification de la maçonnerie. Ces analyses ont révélé un bon degré de blanchiment des mortiers étudiés. Quelques variations du débit de dose due à la distribution hétérogène des radioéléments dans la matrice des échantillons ont été observées.
Dans un contexte comme celui du château Grimaldi, aucune des approches mentionnées n’aurait réussi de dater la construction des vestiges avec une certitude si elles avaient été utilisées séparément. Néanmoins, grâce aux comparaisons mutuelles des résultats de datation, nous avons pu établir une chronologie fiable. Les résultats obtenus par ces différentes approches sont cohérents et proposent la construction des soubassements du château Grimaldi entre la seconde moitié du premier et le deuxième siècle de notre ère. Notre travail interdisciplinaire confirme ainsi l’ancienneté de la maçonnerie en élévation et atteste l’importance patrimoniale et historique de ce monument.

Mots-clés (en)

  • mortar
  • construction
  • archaeomagnetism
  • brick
  • optically stimulated luminescence
  • single grain technique

Mots-clés (fr)

  • mortier
  • construction
  • archaéomagnétisme
  • brique
  • luminescence stimulée optiquement
  • technique de monograin

© 2010-2014 Cairn.info
back to top
Feedback