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ArchéoSciences

2016/1 (n° 40)


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Résumé

English

About hundred out of three hundred colored beads excavated from the necropolis of Antsiraka Boira (AB), in Mayotte Island (12-13th c.) were classified according to Wood’s morphological criteria and studied with a portable Raman spectrometer (532nm). Based on the recorded spectra, 22 beads were identified as representative and further analyzed in the laboratory with High-Resolution Raman spectrometers, using wavelengths of 458, 633 and 785nm. Additional SEM-EDS analysis was carried out on the surface and, sometimes, the bead cross-section. It turns out that white beads are made of aragonite and that almost all other beads have a soda glass matrix. Pyrochlore (yellow), amber/“Fe-S” (black), manganese oxide (black), copper metal nanoparticles (red), and Cu2+ ions (turquoise) chromophores were identified. Some red, yellow, black and turquoise beads also show the signature of chromium-doped tin sphene that could therefore be used as a marker. Most beads from the AB site can be classified as “Indo-Pacific”, revealing a similarity with the contemporary South African site of K2 (close to Mapungubwe). However, some red and black beads are similar to molten ceramic beads from the Vohemar Islamic necropolis (13-17th century AD, Madagascar Island). The on-site Raman analysis appears sufficient for the identification of chromophores and glass types.

Mots-clés (en)

  • glass
  • pigment
  • composition
  • beads
  • Mayotte
  • Indian Ocean

Français

Agents colorants et matrices vitreuses des perles de la nécropole d’Antsiraka Boira (Île de Mayotte, XIIe-XIIIe siècles). Comparaison avec les sites contemporains d’Afrique Australe Un ensemble d’une centaine de perles de la nécropole d’Antsiraka Boira (AB), Mayotte (xii e-xiii e siècles), considérées comme représentatives d’un lot de ~300, a été classé selon le système morphologique de Wood et analysé par spectroscopie Raman portable (532 nm). 22 perles représentatives ont été analysées par Raman avec différentes excitations laser (458, 633 et 785 nm) et SEM-EDS en surface, ou pour certaines sur section. Les chromophores ont été identifiés : pyrochlore (jaune), ambre/Fe-S  (noir), oxyde de manganèse (noir), Cu0 metal nanoparticules (rouge) et Cu2+ ions (turquoise). Les perles blanches sont en aragonite (CaCO3). Quelques perles rouges, jaunes, noires et une perle turquoise contiennent aussi le chromophore Cr-Sn sphène. Sa signature Raman, inattendue, pourra servir de marqueur. La quasi-totalité des matrices vitreuses sont sodiques. La comparaison des perles d’AB avec celles des sites de Mapungubwe/K2 (Afrique du Sud), met en évidence l’homogénéité du corpus comme pour K2, site contemporain de Antsiraka Boira et aussi classé « Indo-Pacifique ». Certaines perles rouges et noires, sont plus proches d’une céramique fondue que d’un verre, à l’instar de perles de Vohémar (xiii e-xvii e siècle, Madagascar). L’analyse au spectromètre Raman portable apparait suffisante pour identifier chromophores et types de verre.

Mots-clés (fr)

  • verre
  • perle
  • pigment
  • composition
  • Mayotte
  • Océan Indien

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