Archives Juives
Les Belles lettres

I.S.B.N.2251694129
144 pages

p. 115 à 123
doi: en cours

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Mélanges

Volume 35 2002/2

2002 Archives juives Mélanges

Les Juifs de Paris sous la Terreur d’après leurs cartes de sûreté

François Lustman François LUSTMAN est docteur-ingénieur en mathématiques appliquées et professeur d’informatique à l’université de Montréal. Il travaille sur l’histoire des Juifs de Paris entre 1789 et l’Affaire Dreyfus.
The statistical analysis of the information given by the security cards of the Jews of Paris during the reign of terror shows an important immigration in 1793, referring to the high number of marriages and circumcisions in 1793 and 1794. This demographic increase does not go with a swift evolution of the geography of residence, nor about the socio-professional classes, the newer immigrants remaining limited to the old crafts related to pedlers without availing themselves of the new professional opportunities following the emancipation.
Depuis l’article pionnier d’Hippolyte Prague qui évoquait en 1879 les Juifs de Paris sous la Terreur à travers les souvenirs de son grand-père, la connaissance que nous avons d’eux à l’époque révolutionnaire s’est affinée, essentiellement grâce aux publications de Léon Kahn en 1898 et de Mayer Lambert en 1906, puis en 1970 de Liliane Hagège et, pour les « portugais » et avignonnais au début de la Révolution, de Gérard Nahon. Plus récemment d’autres éclairages ont été apportés par Claudie Blamont sur leurs mariages, et par Bernhard Blumen-kranz sur certains cas peu tragiques de démêlés avec la police révolutionnaire - on sait depuis Léon Kahn que d’autres ont été guillotinés pour motif politique [1]. Notre travail laisse délibérément de côté cet aspect politique de leur histoire pour s’intéresser à l’étude démographique et sociologique.
Léon Kahn reprend le chiffre de 500 Juifs avancé par l’avocat Godard en 1790, fournit plusieurs listes, en particulier d’engagés dans la Garde nationale, qui permettent de localiser partie de leurs habitations, mais reste très vague sur leurs professions qu’il réduit au colportage [2]. Il indique également, constat surprenant au premier abord pour cette période antireligieuse, que l’année 1793, et l’année 1794 à un moindre niveau, ont été celles où les circoncisions on été les plus nombreuses [3], information corrélée depuis – grâce aux recherches de Claudie Blamont – au taux de mariages, à son maximum pendant les ans II et III de la République, soit 1793 et 1794. Liliane Hagège, se limitant à la section Beaubourg (ex-district des Carmélites, puis section de la Réunion), la plus dense en Juifs pendant la Révolution, avance le chiffre de 186 Juifs en 1792, tous ashkénazes avec leurs deux synagogues fermées durant la Terreur [4], modestes marchands ou négociants, entassés dans quelques rues étroites et malsaines de la rive droite entre la rue Beaubourg et la rue Saint-Martin, déménageant fréquemment. Gérard Nahon étudie une communauté d’une trentaine de familles originaires du Sud-Ouest, habitant en majorité sur la rive gauche, rue Saint-André-des-Arts, structurées autour d’une synagogue séfarade [5] et d’une société de secours mutuels. Quelles confirmations, quelles nouvelles précisions nous apporte le dépouillement des registres de cartes de sûreté ?
 
Problèmes de méthode
 
 
Pendant la Terreur, tout citoyen devait être muni d’une carte de sûreté qui établissait son identité et lui permettait de vaquer à ses occupations. La délivrance de ces cartes était à la charge des sections ; elles tenaient des registres dans lesquels elles colligeaient les informations concernant les citoyens auxquels elles délivraient ces cartes. Ces registres sont conservés aux Archives nationales dans la série F7. Ce matériel se présente sous la forme d’un registre cartonné muni d’une étiquette qui porte le nom de la section, ou d’une liasse de feuillets attachés. On y trouve soit un tableau de colonnes sur une double page, à raison d’une personne par ligne, soit un court paragraphe pour chaque personne, suivi des signatures des témoins ; les informations présentées dans les paragraphes sont souvent moins complètes que celles des colonnes. Les colonnes présentent de gauche à droite : un numéro d’ordre, la date de la délivrance de la carte, le nom, le prénom, la qualité, l’âge, le lieu de résidence actuel, le précédent domicile, l’époque de l’arrivée à Paris, le lieu de naissance, le nom des témoins, la signature du citoyen. Toutes les personnes figurant dans les registres sont des hommes adultes.
Mais comment déterminer parmi ces nombreux registres ceux qu’il faut dépouiller ? Je me suis fondé sur la géographie de l’habitat juif qui se dégage des travaux de Léon Kahn, de Liliane Hagège et de Paul Hilden-finger, ce dernier auteur pour la période immédiatement pré-révolutionnaire [6]. J’ai donc privilégié les cinq sections suivantes : sur la rive droite, celle de la Réunion, ancien district des Carmélites, entre les rues Beaubourg et Saint-Martin, la plus dense en Juifs selon nos auteurs ; celle des Lombards, prolongement de la précédente de l’autre côté de la rue Saint-Martin ; celle de la Halle au Blé, autour de la rue Saint-Honoré ; celle du Temple ; sur la rive gauche, celle du Théâtre Français, contenant la rue Saint-André-des-Arts [7]. J’ai dû renoncer à la section de l’Homme armé dont le registre manque. D’autre part, j’ai constaté que celle des Lombards occupe deux boîtes, une seule étant disponible pour les autres sections. Malgré la possibilité que cette différence de volume corresponde à la perte d’une partie des données, et compte tenu du fait que mon hypothèse de départ peut m’avoir fait négliger quelques juifs isolés résidant dans des quartiers étrangers à l’habitat juif de Paris dans la période prérévolutionnaire, je pense avoir recensé la majorité des Juifs de Paris sous la Terreur. Ma méthode est confortée par la statistique de Léon Kahn selon lequel au début du XIXe siècle 85% des Juifs de Paris habitaient toujours ces quartiers [8].
Comment enfin détecter les Juifs inscrits dans les registres ? Depuis l’Émancipation, les Juifs sont des citoyens français et ne doivent pas être qualifiés de Juifs. Malgré cela, neuf individus sont dits « juif », soit dans la colonne du nom (comme « Samuel juif »), soit dans celle du prénom (comme « Jacob juif »), soit dans celle de la profession (« marchand juif »), tous dans la section des Lombards. Simple habitude ou marque d’hostilité [9] ? On trouve aussi dans les registres des personnes connues par ailleurs comme Moïse Pimentel, bedeau de la société de secours mutuel de la communauté des Portugais, qui figure dans la section du Théâtre français, Aron Schmoll, futur membre du consistoire de Paris, qui habite rue Chapon dans la section de la Réunion, Élie Mardochée et Jacob Lazard, qui signeront l’adresse du 26 août [10]… Pour les autres ne nous reste que la méthode très imparfaite de l’identification par les noms, en croisant nom et prénom (d’autant plus facilement confondus par les bureaucrates que ces notions étaient à cette époque assez étrangères aux Juifs eux-mêmes, ce qui sera une des raisons du décret napoléonien de 1808 sur la prise de nom). Une connaissance approfondie de l’onomastique tant ashkénaze que bordelaise est utile, et j’ai préféré éliminer les cas litigieux (comme un Daniel Simon originaire d’une région de France interdite aux Juifs avant l’Émancipation). J’ai aussi détecté dix doubles entrées, une fois sous le « nom » et une fois sous le « prénom », en m’appuyant sur les concordances liées à l’âge, la date d’arrivée à Paris et le lieu de naissance. Sans m’aveugler sur l’imperfection de la méthode, j’ai donc pris en compte 288 hommes inscrits dans les registres pour les cinq sections considérées : Réunion, 151 ; Lombards, 99 ; Halle au Blé, 9 ; Temple, 3 ; Théâtre français, 26.
L’échantillon est-il représentatif ? Nous savons qu’au début de la Révolution une quarantaine de familles au plus habitaient le quartier correspondant à la section du Théâtre français [11], pour lequel je recense 26 hommes, sans doute chefs de famille : le déficit est d’une quinzaine de familles. En 1790, sur 120 Juifs engagés dans la Garde nationale, 9, soit 7,5%, habitaient la rue des Blancs Manteaux, correspondant à la section de l’Homme armé, dont le registre manque comme je l’ai dit plus haut ; en appliquant la même proportion de 7,5% pour 1793 dans cette section, j’obtiens une estimation de 21 personnes n’apparaissant pas dans mon décompte. Enfin, si la section de la Réunion, la plus dense en Juifs, n’est représentée que par une seule boîte, le volume de cette boîte est fort imposant et l’on peut penser que les données sont complètes. Pour les deux autres sections à une seule boîte (Halle au Blé et Temple), elles ne contribuent en tout que pour 12 personnes : les données manquantes n’iraient donc pas au delà de 12 personnes. J’ai aussi pu rejeter abusivement certains individus et d’autres ont pu échapper à mon attention : j’admets une vingtaine de faux négatifs. En additionnant les chiffres de tous ces déficits éventuels, j’arrive à un total de 70 individus, soit un peu moins de 25% de l’ensemble. J’en conclus que les données recueillies concernent au pire 75% des Juifs de Paris de 1793 et qu’elles sont assez représentatives pour me permettre d’étendre les résultats de l’analyse à l’ensemble de cette population.
 
Éléments de démographie : population, immigration, âge
 
 
À combien d’habitants juifs de Paris ces 288 possesseurs d’une carte de sûreté correspondent-ils ? Il faut rappeler que l’avocat Godard déclarait en 1790 que Paris comptait 500 Juifs. Or, si l’on estime que chacun des 288 de 1793 était accompagné d’une famille et que l’on applique le coefficient classique de 4,5, on obtient le chiffre considérable de 1 296 personnes. Il faut ici distinguer entre les Juifs installés à Paris avant la Révolution, dont des indices concordants montrent qu’ils y étaient en famille [12], et les immigrants de fraîche date, en général arrivés seuls, et qui ne feront venir leur famille – ou se marieront sur place – qu’un peu plus tard. Cet abord du problème est confirmé et par l’observation déduite de nos registres que 62 des possesseurs d’une carte de sûreté sont arrivés en 1793, et par le constat du grand nombre de mariages et de circoncisions survenus pendant l’époque de la Terreur. En appliquant aux 226 possesseurs d’une carte de sûreté restant le coefficient familial classique, j’obtiens le chiffre de 1 079 habitants juifs de Paris ; et compte tenu des faux négatifs se montant selon mon estimation à 25% des Juifs détectés dans les registres, on arriverait à un total de 1 439, chiffre très important, près du triple de celui des débuts de la Révolution [13]. Cette population juive ne représente cependant qu’une infime partie, deux millièmes, de la population du Paris de l’époque, estimée à environ 600 000 personnes.
La répartition par tranches d’âge des 273 hommes dont l’âge est indiqué confirme ce caractère d’une forte immigration de jeunes célibataires : 73% ont moins de 40 ans et 41% moins de 30 ans :

Tableau 1
Répartition par âges des Juifs de Paris
Tranches d’âgesNombre
Moins de 21 ans31
21-30 ans82
31-40 ans78
41-50 ans37
51-60 ans27
Plus de 60 ans18
Total273

Très peu sont nés à Paris ; un peu moins des deux tiers vient des communautés traditionnelles de France, majoritairement d’Alsace et de Lorraine, y compris Metz, un gros tiers de l’étranger :

Tableau 2
Les Juifs de Paris en 1793. Leurs lieux de naissance
Lieux de naissanceNbre% origine connue
Paris73%
France (autre que Paris)13762%
Etranger7935%
Total, origine connue223100%
Origine non indiquée16
Indication illisible49
Total288


Tableau 3
Régions d’origine des Juifs de Paris nés en France
RégionsNombre
Alsace75
Metz, Lorraine36
Bordeaux, Bayonne14
Avignon et alentours7
Divers autres5
Total137

Les pays étrangers contributeurs sont, dans l’ordre : l’Allemagne, la Hollande, la Pologne, l’Italie et plusieurs autres pays (Angleterre, Belgique actuelle, Autriche, Hongrie, Bohème) :

Tableau 4
Pays d’origine des Juifs de Paris d’origine étrangère
Pays d’origineNombre
Pays allemands35
Hollande15
Pologne13
Italie7
Autres9
Total79

On est en droit de voir dans l’accélération brutale de l’immigration sur Paris en 1793 – année où arrivent quatre fois plus d’émigrants qu’au cours des cinq années précédentes – un effet de l’Émancipation, légèrement retardé compte tenu que la décision d’émigrer n’est ni facile à prendre ni rapide à mettre en œuvre [14].
 
Habitat groupé et réalités socio-professionnelles
 
 
Les quartiers d’habitation des Juifs à Paris au XVIIIe siècle n’étaient en rien des quartiers obligatoires, et on ne sait pas trop quelles ont été les raisons de leur choix. Quoiqu’il en soit, pour les sections étudiées, celles-mêmes qui étaient habitées par les Juifs dans la période prérévolutionnaire je le rappelle, se dégage un « cœur » du Paris juif de part et d’autre de la rue Saint-Martin, élargi aux rues Beaubourg, Quincampoix et du Temple, ainsi qu’aux ruelles qui les relient, et prolongé par une sorte de manchon vers l’ouest formé par la rue Saint-Honoré. Sur la rive gauche, le quartier centré sur la rue Saint-André-des-Arts. Quelques Juifs aisés commencent à s’aventurer dans la rue du Temple, mais dans leur grande majorité les Juifs parisiens restent concentrés dans un quartier insalubre [15] le long de la rue Saint-Martin, dans un petit nombre de rues et ruelles, quelquefois groupés dans la même maison. Ainsi 185 possesseurs de cartes de sûreté et leurs familles se concentrent dans huit rues : 45 dans les rues Saint-Martin et Quincampoix, 25 dans la rue Simon-le-Franc, 20 dans la rue Beaubourg, une douzaine dans les ruelles avoisinantes ; cinq personnes ou familles sont au n°341 de la rue Beaubourg, quatre au n°230 de la rue Saint-Martin. Cependant l’habitat groupé n’est pas une règle absolue, et on trouve 24 personnes ou familles qui sont les seuls Juifs à habiter leur rue. Quant aux déménagements fréquents évoqués par Liliane Hagège, les données collectées nous apprennent que, sur 98 hommes présents dans leur domicile depuis 1791, 31 indiquent comme précédent domicile une adresse parisienne, et lorsqu’une adresse parisienne est fournie, elle est toujours dans ce même quartier, l’un changeant de la rue Quincampoix pour la rue Saint-Martin, un autre de la rue Saint-Martin pour la rue Saint-Merri. Aucun modèle ne se dégage donc de ces déménagements dans un périmètre restreint.
Sections de Paris dans lesquelles habitaient de nombreux Juifs en 1793IMGIMGSections de Paris dans lesquelles habitaient de no...IMGIMF
La profession des Juifs repérés dans les registres des cartes de sûreté n’est indiquée et lisible que dans 273 cas. On ne peut d’autre part en extrapoler leur fortune que d’une manière approximative, sauf cas particuliers d’individus connus par ailleurs, comme celui de Jacob Lazard déjà évoqué plus haut. Quarante-deux professions sont représentées, mais on trouve sous dix-huit dénominations différentes les petits commerces dans lesquels on porte son fonds sur soi ou dans une carriole. Ils sont désignés comme marchands forains (17 cas), colporteurs (7 cas), brocanteurs (5 cas), marchands de lunettes, de mouchoirs etc., et constituent les trois quarts de l’ensemble. On relève aussi un rabbin, un étudiant, un imprimeur, deux fabricants de porcelaine, un pédicure « coupeur de corps [sic]», un domestique ; à noter quelques artisans comme un chapelier, deux cordonniers, trois horlogers. On observe donc un tout petit contingent engagé dans les métiers dits « utiles ». Si l’on essaie d’appliquer à cette nomenclature la classification proposée par David Cohen pour le Second Empire [16], on obtient le tableau suivant :

Tableau 5
Regroupement des métiers par catégories professionnelles
CatégoriesNbre de professionsNbre de personnes%
A : artisans et fabricants10176,23
C : gros commerce23512,82
E : employés331,10
L : professions libérales662,20
M : manuels231,10
N : non actifs110,37
P : petit commerce1820876,19
I : illisible ou absent415
Total professions42273100
Total incluant illisibles46288

Le profil professionnel ainsi dessiné ne se distingue guère de celui de l’époque d’avant l’Émancipation [17]. Une analyse plus fine révèle cependant que ce sont les plus anciennement arrivés, qui sont aussi les plus âgés, qui ont le mieux profité des possibilités offertes par la capitale : la proportion de colporteurs et assimilés est plus élevée chez les plus jeunes, quelle que soit la coupure d’âge considérée (5, 30 ou 35 ans, avec une variation de 5 à 10%), alors que ces jeunes sont arrivés en moyenne à Paris depuis 1789 seulement, les plus âgés y étant en moyenne depuis 1784. Contrairement à ce que l’on aurait donc pu penser [18], les immigrés les plus récents, ceux de l’Émancipation, ont le moins utilisé les nouvelles possibilités professionnelles ; les plus anciens arrivés, déjà habitués à la variété des métiers offerts par la capitale, ont mieux su la mettre à profit.
Au total, le dépouillement des cartes de sûreté des Juifs parisiens de 1793 permet de préciser sur des points importants le portrait de ce groupe en forte croissance démographique deux ans après l’Émancipation. Les effets de cette Émancipation sur leur comportement, leur habitat et leur développement professionnel seront beaucoup plus lents à se faire sentir.
â—†
 
NOTES
 
[1]H. Prague, « Les Juifs de Paris sous la Terreur », Archives israélites de France 40, 1879, pp. 213-214 et 221-222 ; Léon Kahn, Les Juifs de Paris pendant la Révolution, Paris, Dürlacher, 1898, réédition Burt Franklin, New York, 1968 ; Mayer Lambert, « Liste des circoncisions opérées par le Mohel Isaac Schweich (1775-1801) », Revue des études juives (désormais REJ) 52, 1906, pp. 282-283 et 291-303 [il opère à Paris en 1788 et de 1789 à 1801] ; Liliane Hagège, « Les Juifs dans la section parisienne Beaubourg pendant la Révolution française », Archives juives 6, 1969-1970, pp. 42-50 ; Gérard Nahon, « Papiers de la communauté des Juifs portugais de Paris de 1785 à 1790 », REJ 129, 1970, pp. 43-65 ; Bernhard Blumenkranz, « Éphémérides judéo-françaises », Juifs en France au XVIIIe siècle, sous la direction du même, Paris, Commission française des archives juives, 1994, pp. 17-19 ; Claudie Blamont, « Mariages juifs à Paris de 1793 à 1802 », Revue du Cercle de généalogie juive, n°57, printemps 1999, pp. 2-8 et n°58, été 1999, pp. 2-14.
[2]Léon Kahn, op. cit., p. 117.
[3]Ibid., p. 191 de l’édition Burt Franklin, New York, 1968, citant La Feuille de Salut public n°130, octidi de la deuxième décade de brumaire an II (novembre 1793).
[4]Archives nationales ( désormais AN), F7/2494. Elles furent fermées par les Juifs eux-mêmes qui en apportèrent les boiseries à la section pour le service du salpêtre.
[5]Comme leurs coreligionnaires de la rive droite, les séfarades fermèrent leur synagogue et firent don de ses ornements à la Patrie, AN, C278 dossier 740.
[6]Paul Hildenfinger, Documents sur les Juifs de Paris au XVIIIe siècle, Paris, Honoré Champion, 1913
[7]Dans la série F7 des AN, section de la Réunion : 4805, section des Lombards : 4797 et 4798, section de la Halle au Blé : 4796, section du Temple : 4806, section du Théâtre français : 4807.
[8]Dépouillement de la liste éditée par Léon Kahn, Histoire de la communauté israélite de Paris. Le comité de bienfaisance, l’hôpital, les cimetières, Paris, Dürlacher, 1886, appendice D. Léon Kahn, p. 143, indique que le document « ne porte pas de date » mais que « son titre et les noms qui y figurent permettent de croire qu’il date des premières années de ce siècle [XIXe siècle] ». Effectivement, plusieurs noms sont ceux de Juifs présents à Paris à l’époque révolutionnaire.
[9]Voir sur ce sujet Bernhard Blumen-kranz, op. cit., et Françoise Weil, « Aux origines du judaïsme dijonnais moderne (1790-1810) », Archives juives 33/1, 1er semestre 2000, pp. 101-103.
[10]Première adresse présentée en 1789 à l’Assemblée nationale pour demander l’émancipation de tous les Juifs de France. Élie Mardochée habite rue Saint-Martin dans la section des Lombards ; Jacob Lazard, futur membre du consistoire de Paris, habite rue des Deux Écus dans la section de la Halle au Blé.
[11]Gérard Nahon, op. cit.
[12]Léon Kahn, Histoire de la communauté…, op. cit., appendice, pièces 5 et 6, qui étudie les inscriptions des pierres tombales des cimetières de Montrouge et de la Villette ; Paul Hildenfinger, op. cit., qui collige les actes de décès ; pour une approche plus récente de la question, voir Didier Bensadon, « L’implantation des familles juives à Paris au XVIIIe siècle d’après les archives de la police parisienne », Archives juives 28/2, 2e semestre 1995, pp. 92-94.
[13]À réviser cependant en hausse si l’on suit H. Monin, « Les Juifs de Paris à la fin de l’Ancien Régime », REJ 23, 1898, p. 87, qui conteste le chiffre de 500 avancé par Godard et avance celui de 700 à 800.
[14]Cf. Solomon Posner, « The immediate economic and social effects of the emancipation of the Jews in France », Jewish Social Studies 1, 1939, pp. 271-326.
[15]Voir à ce sujet Jean Favier, Paris. Deux mille ans d’histoire, Paris, Fayard, 1997, p. 200.
[16]David Cohen, La Promotion des Juifs en France à l’époque du Second Empire (1852-1870), Aix-en-Provence, Université de Provence, 1980.
[17]Michel Roblin, Les Juifs de Paris. Démographie, économie, culture, Paris, 1952 ; H. Monin, op. cit., p. 87 ; H. Prague, op. cit., p. 213
[18]C’est-à-dire que les plus jeunes auraient eu de meilleures facultés d’adaptation devant une situation nouvelle créée par l’Émancipation et leur arrivée dans une grande capitale.
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Ibid., p. 191 de l’édition Burt Franklin, New York, 1968, c...
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[11]
Gérard Nahon, op. cit. Suite de la note...
[12]
Léon Kahn, Histoire de la communauté…, op. cit., appendice,...
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[13]
À réviser cependant en hausse si l’on suit H. Monin, « Les ...
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[14]
Cf. Solomon Posner, « The immediate economic and social eff...
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[15]
Voir à ce sujet Jean Favier, Paris. Deux mille ans d’histoi...
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[16]
David Cohen, La Promotion des Juifs en France à l’époque du...
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[17]
Michel Roblin, Les Juifs de Paris. Démographie, économie, c...
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