2003
Archives juives
Archives
À la Fondation CASIP-COJASOR
Retrouvées, classées, enfin accessibles : les Archives du Comité de bienfaisance israélite de Paris (CBIP)
Emmanuelle Polack
Emmanuelle POLACK est archiviste à l’ORT-France et au CASIP-COJASOR. Elle est titulaire d’un DEA sur : La Participation des organisations juives à la reconstruction dans la France de l’immédiat après-guerre : l’exemple de l’ORT-France.
© Coll. Fondation CASIP-COJASOR.
Publié en 1886 à la Librairie Durlacher, Le Comité de bienfaisance Israélite de Paris de Léon Kahn, secrétaire général du Consistoire central, demeure l’ouvrage de référence sur le CBIP. Cette monographie, qui s’inscrit dans une trilogie consacrée à l’étude de l’Histoire de la communauté israélite de Paris, révèle que l’initiative de sa création sous le Premier Empire revint de droit au consistoire de Paris, l’organe institutionnel représentatif du judaïsme nouvellement créé. Celui-ci souhaitait, en effet, réformer ces institutions communautaires traditionnelles, les Sociétés de secours mutuels appelées Hebroth, qui pratiquaient « la charité et la bienfaisance » envers les pauvres et rendaient les derniers devoirs aux défunts.
Suivant les instructions consistoriales, un tirage au sort devait déterminer, dans un premier temps, celles des sept confréries déjà existantes
[1] qui seraient appelées à fonder la nouvelle institution charitable. Mais, le mécontentement général obligea les dirigeants du consistoire à revenir sur leur décision. Finalement, seules les trois sociétés les plus anciennes furent conservées dans leurs fonctions et formèrent la base de la nouvelle institution.
Le consistoire parisien entendait répondre à un double objectif : centraliser les efforts de la bienfaisance de la communauté et en garder le contrôle. C’est ainsi que sa délibération du 24 octobre 1809 déclarait la constitution d’une « Société d’encouragement et de secours » pour les indigents de Paris. L’article 7 du règlement intérieur stipule que le bureau exécutif doit compter sept administrateurs et un receveur nommés par le consistoire et choisis parmi les membres honoraires
[2]. L’objet de l’association, très ciblé, est libellé ainsi : « L’association a pour but de venir en aide par son Service Social, aux indigents du culte israélite, dans les départements de la Seine et de Seine-et-Oise, et de protéger les enfants du même culte, qui ont besoin d’assistance
[3]. »
Les membres de la direction exercent la plupart du temps des professions liées au négoce. Les archives gardent trace des premiers membres du bureau. Parmi eux : les négociants Lévy Alvarès, Mayer Bing, Goudchaux Halphen, Lion Abraham et encore Moyse Schoubach, l’horloger Isaac Simon, le banquier Manus Polack et enfin le receveur Baruch Weil, fabriquant de porcelaine.
La dénomination du CBIP changea plusieurs fois. À sa première séance, il prend le nom de « Comité de bienfaisance israélite de la ville de Paris ». Cependant Léon Kahn rapporte que dans le règlement de 1809, le consistoire l’appelle « Société d’encouragement et de secours ». En 1825, ses lettres portent l’en-tête du « Comité de la Société israélite de secours et d’encouragements ». Enfin le 14 février 1855, le Comité affiche le titre qu’il a définitivement arrêté : « le Comité de bienfaisance israélite de Paris »
[4].
De même, le siège social du comité s’est déplacé à plusieurs reprises. Une petite pièce rue du Grenier Saint-Lazare abrite ses premières assemblées générales. Puis, en 1814, un local fut loué rue Sainte-Avoye, mais bientôt le CBIP déménage rue du Vert-Bois, puis rue Saint-Claude. Enfin, en 1899, il s’installe durablement dans le 9
e arrondissement au 60 de la rue Rodier, adresse appelée à connaître une certaine renommée
[5].
À la demande de ses dirigeants, l’association est reconnue établissement d’utilité publique par – le fait est important à souligner – le décret du 26 janvier 1887, signé de Jules Grévy alors président du Conseil et ministre de l’Intérieur et des Cultes
[6]. Le CBIP acquiert ainsi le quasi monopole de la bienfaisance israélite dirigée en cette fin de siècle vers les indigents et les immigrants juifs en provenance d’Europe orientale. Il commémore avec faste son centenaire, en 1909, au temple de la rue de la Victoire. On peut le considérer avec raison comme la cellule-mère des différentes œuvres philanthropiques juives françaises.
Lors de la Grande Guerre, le CBIP maintient une activité intense. L’ambassade de Russie notamment l’appela à la rescousse dans la tâche qui lui incombait de secourir ses nombreux ressortissants. À la fin de l’été 1914, des « soupes populaires » sont mises en place dans les 4e, 11e, 12e et 18e arrondissements de Paris. Une étroite collaboration s’instaure avec des institutions dont les idéaux sont convergents, par exemple l’Université populaire juive, la Croix-Rouge, l’Asile de jour ou encore l’Association des volontaires russo-roumains.
On le trouve toujours actif à l’époque du Front populaire : les bureaux de bienfaisance des mairies et les services du chômage distribuent ainsi des cartes pour le fourneau alimentaire du Comité.
Puis vint la période sombre de l’Occupation : en 1941 le gouvernement de Vichy dissout le Comité ; ses locaux et ses biens sont transférés à l’Union générale des israélites de France. Mais la Libération de Paris permit la reconstitution du CBIP. En octobre 1949, il est un des membres fondateurs du Fonds social juif unifié.
Lors des années 1950 et 1960, fidèle à sa vocation, il reste au service de la Communauté, favorisant l’intégration d’une grande partie des migrants d’Afrique du Nord. À partir de 1963, il poursuit son action sous la dénomination de Comité d’action sociale israélite de Paris
[7].
Une source pour l’histoire des institutions charitables
Naturellement, ces archives devraient d’abord donner lieu à une enquête sur l’évolution institutionnelle du CBIP. Celle-ci viendrait heureusement relayer l’étude déjà citée de Léon Kahn, qui, rappelons-le, se termine sur l’année 1886. Diverses sources complémentaires du reste pourraient enrichir opportunément le corpus : la série B des archives du consistoire israélite de Paris et la sous-série F19, ministère des Cultes, aux Archives nationales.
Le Comité est par ailleurs l’institution-mère d’un nombre impressionnant d’œuvres et de fondations philanthropiques. Un entrefilet signé Hyppolite Prague dans la presse communautaire souligne cette filiation : « Toutes sont sorties du sein du Comité qui, devant le développement de la misère juive à Paris, et la nécessité de faire face aux besoins multiples de l’assistance, a dû abandonner successivement aux œuvres spéciales, qui se sont formées sous son aile maternelle, les attributions qui excédaient ses forces et qui le gênaient dans son action. Hôpital, orphelinat, écoles, maison de refuge, etc., toutes ces institutions qui rendent de si grands services à la population nécessiteuse sont les filles du Comité et marchent sur ses traces bienfaisantes
[8] ». Si le caractère secourable de ces institutions est leur dénominateur commun, leur aspect souvent moralisateur nous paraît aujourd’hui suranné. Pour illustration, les archives font état de concours de propreté organisés pour encourager les pratiques hygiénistes, encore mal assimilées au siècle dernier
[9].
Loin de nous l’idée de dresser une liste exhaustive des différentes institutions gérées par le CBIP. Il s’agit plutôt de souligner ici le patronage qu’il exerce sur une grande partie des œuvres philanthropiques parisiennes. Le chercheur qui se réfère aux
Archives Israélites du 11 août 1898 peut prendre la mesure du travail accompli pour l’année 1897 ainsi que des « œuvres » qui dépendent des largesses du comité : « En 1897, nos administrateurs ont reçu au bureau de secours de la rue Saint-Claude : 19 948 personnes qui ont pris part aux distributions quotidiennes ; 315 convalescents, 167 femmes en couches, 2 840 personnes qui réclamaient des médicaments, 618 malheureux qui ont demandé à être rapatriés. Dans nos réunions hebdomadaires, où sont examinées toutes les demandes adressées au Comité de Bienfaisance, nous avons accordé : à 2 482 personnes des secours extraordinaires, à 1 848 autres des secours de loyers, à 8 aveugles une subvention de la Fondation Henri Picart
[10], à 50 ouvriers des prêts pour les aider à travailler. Nous avions en outre à notre charge au 31 décembre, et régulièrement secourus, 472 pauvres inscrits, 157 familles assistées, 56 enfants abandonnés. / Si nous comprenons enfin dans cette nomenclature les 2 628 familles ou personnes qui ont eu part à la distribution des azymes, les 2 400 enfants de nos écoles auxquels nous donnons des vêtements et, pendant tout l’hiver, des aliments chauds ; si nous y ajoutons les ouvriers, les étudiants, les travailleurs de toutes sortes et de toutes religions qui viennent prendre leurs repas dans nos fourneaux alimentaires de la rue des Juifs, devenue rue Ferdinand Duval, et de la rue Ordener, où il a été consommé plus de cinq cent mille portions en 1897 – qui ne s’apercevra des lourds sacrifices que s’impose notre œuvre pour faire face à tant et de si impérieuses nécessités
[11] ! »
Les activités charitables recouvrent l’entretien d’un orphelinat, un vestiaire pour les enfants scolarisés, des aides matérielles aux familles nécessiteuses et la création de nombreuses commissions, telles les commissions chauffage, celles pour l’aide aux loyers, des caisses de prêts, ou encore pour la distribution des soupes dans les écoles. Une œuvre est même créée pour l’établissement des jeunes filles, le CBIP se substituant à la famille pour la constitution d’une dot et d’un trousseau, activité traditionnelle des Hebroth dans les communautés d’Ancien Régime, comme on peut le voir entre autres à Metz ou à Bordeaux. Le fourneau alimentaire installé rue Ferdinand Duval connaît une fréquentation intensive.
Une mine d’informations sur l’indigence et l’exercice de la charité
Mais surtout les archives du CBIP renferment un précieux matériau pour approfondir l’histoire sociale des Juifs parisiens et celle de leur mentalité au XIXe siècle. Riches, inédites et inexploitées, elles peuvent servir de support à divers axes de recherche : recensement de l’« indigence », selon le terme en faveur à l’époque, et analyse des diverses couches de l’énorme population assistée à la fin du XIXe siècle, telle que l’évoque l’article des Archives israélites cité plus haut ; réflexion sur la solidarité de la communauté juive parisienne dans l’accueil des migrants et face à la détresse des coreligionnaires ; peinture par miroir de l’implication philanthropique d’une partie non négligeable de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie juives. Tous aspects de la vie communautaire qui restent finalement mal connus.
Prenons garde qu’en hébreu
Tsedaka signifie charité mais aussi justice, et que la solidarité de la communauté parisienne s’enracine dans la religion comme le souligne le grand rabbin Zadoc-Kahn
[12], lui-même très impliqué dans l’histoire du Comité : « cette injonction religieuse pouvait être considérée comme le catalyseur d’un réseau remarquable d’organisations charitables à Paris
[13] ». Ces valeurs, partie intégrante des devoirs qui incombent à chaque Juif, sont alors l’élément fédérateur d’une communauté juive socialement divisée. Si donc, par de nombreuses actions concertées, le CBIP vise à apporter une solution aux problèmes matériels et physiques des Juifs, entendant lutter coûte que coûte contre toute forme de paupérisation, l’encouragement à l’observance religieuse compte aussi au nombre de ses priorités. Il distribue des palmes et des cédrats à l’occasion des fêtes de
Soukoth, des pains azymes à
Pessah. Chaque année, il organise le traditionnel repas du
Seder, temps fort du partage communautaire et de l’encouragement aux pratiques religieuses. Une grande partie des convives sont des familles assistées par le CBIP.
Les archives gardent trace par exemple de longs débats suscités par l’organisation de la Pâque : une motion déposée par un membre du bureau à la séance du 14 avril 1915 nous révèle les difficultés d’organisation rencontrées par le CBIP lors du trimestre précédant la célébration de la fête. Les problèmes vont de l’enregistrement des indigents à l’approvisionnement des boulangers en farine, de la distribution des bons à la mise en œuvre du « secours pour la Pâque ». Les dirigeants se posent diverses questions d’ordre moral : faut-il attribuer des bons d’azymes ou plutôt octroyer des espèces sonnantes et trébuchantes
[14] ?
Dans le même ordre d’idées, le CBIP offre son concours pécuniaire pour l’érection du
mikveh de la rue de Sévigné. Il contribue également à l’entretien d’autres bains religieux à Paris qui posaient de sérieux problèmes de salubrité et de sécurité
[15].
© Coll. Fondation CASIP-COJASOR.
Une contribution à l’histoire des élites et de l’israélitisme
Doit-on parler à ce propos de philanthropie exercée par un groupe socialement dominant ou de solidarité spécifiquement juive ? Depuis Maxime du Camp aucun chercheur ne s’est véritablement penché sur le lien entretenu par les élites avec la « bienfaisance
[16] ». Or le dépouillement des archives du Comité de bienfaisance peut précisément offrir un nouvel éclairage sur ce débat, à contre-courant d’une historiographie traditionnelle qui véhicule souvent l’image simpliste selon laquelle les israélites français, désireux avant tout de se fondre dans le paysage national, se seraient montrés dédaigneux vis à vis de leurs coreligionnaires.
Liée à cette question de la philanthropie ou de la solidarité, celle des fonds : quelle est l’origine des sommes investies par le Comité dans toutes ces œuvres ? Elle ne peut manquer de tarauder l’historien. Considérons tout d’abord les dons et les intérêts des legs qui sont à l’origine des diverses fondations. La série 1 D montre que les donateurs israélites français sont nombreux : autant de donateurs, autant de fondations ! Mais les souscriptions sont irrégulières et cette absence de cotisations régulières, et donc d’une assiette solide, est un grave écueil. Les membres du bureau ont toutes les peines du monde à établir une prévision financière de leur action sociale. Le budget annuel du CBIP se traduit souvent par un déficit, malgré certaines recettes extraordinaires. L’équilibre des finances reste précaire, le déficit est la norme. Ben Mosché signe un article dont le style imagé permet de prendre la mesure de son inquiétude : « Et cependant, la misère sous toutes ses formes, que les circonstances présentes et les évènements que tout le monde a à l’esprit ne font qu’accroître et rendre plus aiguës et d’autant plus intéressantes, est une quémandeuse impérieuse que le Comité a pour devoir d’écouter et dont il doit même prévenir les besoins. / Et pour y faire face, il lui faut donner, et encore donner, sans même songer à voir si l’escarcelle est capable de rendre encore quelques sons, se fiant à la Providence et à ses représentants opulents sur terre pour la remplir
[17] ! ». Face à l’impérieuse nécessité de renflouer sa trésorerie, le CBIP relance souvent ses plus généreux bienfaiteurs mais le répit n’est jamais que de courte durée.
Autre moyen de financement important à découvrir dans les archives : l’organisation d’une loterie connue sous le nom de « Loterie israélite ». Organisé par le CBIP au profit de « la Maison de Secours », le premier tirage eut lieu le 31 mai 1844 à l’Hôtel de Ville, précisément dans la salle Saint-Jean. Le consistoire avait obtenu l’autorisation auprès de la Préfecture de Paris d’émettre 15 000 billets
[18]. Devant le succès de l’entreprise, le Comité décida d’organiser chaque année une nouvelle Loterie. Les femmes de notables, en tête desquelles figurait, suivant la tradition, la première dame de la famille Rothschild, se sentaient honorées d’y participer comme donatrices ou organisatrices de tombolas. Les archives du CBIP recèlent les listes de ces dames patronnesses de 1887 à 1899, donnant là encore à l’historien matière à cerner cette micro-société de bienfaitrices adonnées à la philanthropie.
On sait que la maison Rothschild assure à partir de 1830 le leadership communautaire
[19]. Cependant il suffit de consulter la série 1 D pour se rendre compte que la générosité n’était pas l’apanage d’une seule famille mais celle de toute une élite sociale soucieuse de respecter la vieille tradition de la
Tsedaka. L’historien y consultera donc avec profit les testaments olographes des notables israélites du siècle dernier, parmi lesquels, ceux des grandes familles de banquiers : les Camondo, les Ephrussi, le baron de Hirsch et le baron de Léonino, les Königswarter, les Oppenheimer, les Bischoffsheim, la maison Rothschild représentée par les barons James, Nathaniel, Adolphe ou encore Salomon. Les familles d’industriels figurent également comme la famille Deutsch de la Meurthe, ainsi que des universitaires de renom, les Halphen et les Reitlinger, et enfin des hommes politiques et des savants comme les frères Reinach. L’étude de leurs dernières volontés atteste des liens internes à la communauté juive, en même temps que celle-ci tend vers un idéal universaliste propre à la France républicaine.
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Modalités de consultation
Les archives du Comité de bienfaisance israélite de Paris sont consultables au siège de la Fondation CASIP-COJASOR. Pour la communication des documents, contacter la responsable du service Archives, Emmanuelle Polack. Il existe un instrument de recherche, sous la forme d’un inventaire sommaire qui permet un repérage aisé dans le fonds.
Fondation CASIP-COJASOR
À l’attention d’Emmanuelle Polack
8 rue de Palikao
75020 PARIS
tél. 01 49 23 71 44
Courriel :
emmanuelle. polack@ casip-cojasor. fr
[1]
Ces sept confréries s’appelaient déjà « Comités de bienfaisance de la Ville de Paris ». Selon Léon Kahn,
Comité de bienfaisance Israélite de Paris, Paris, Durlacher, 1886, p. 7.
[2]
Archives du Comité de bienfaisance israélite de Paris (désormais ACBIP), série 1B1, registre des délibérations de la Société de bienfaisance israélite de la Ville de Paris, procès-verbal de la première séance du 24 octobre 1809.
[4]
Léon Kahn,
op. cit.
[6]
ACBIP, série 1 B 6, p. 156, séance générale du 17 mars 1887.
[7]
Nous remercions de son témoignage Gabriel Vadnaï, actuel directeur général de la Fondation CASIP-COJASOR.
[8]
Les Archives israélites ( désormais
AI), jeudi 11 novembre 1909, Hyppolite Prague, « Le centenaire du Comité de Bienfaisance israélite de Paris », pp. 353-355.
[9]
ACBIP, avis d’information signé Jules Kahn, secrétaire général, daté du 15 avril 1925, mentionnant l’attribution de primes pour « les logements les mieux tenus ».
[10]
La Fondation de Madame Henri Picart fut créée en 1885 par Henri Picart pour venir chaque année au secours de deux personnes aveugles. Selon ACPIB, 2D2, Extrait du Registre de délibérations du consistoire, séance générale du 14 octobre 1885.
[11]
AI, 11 août 1898, Ben Mosché, « La charité publique à Paris », pp. 261-262.
[12]
Zadoc-Kahn né à Mommenhein (Bas-Rhin) en 1839, fut élu dès juin 1866 par le Consistoire central grand rabbin de Paris, avant d’exercer la charge de grand rabbin de France de 1889 jusqu’à sa mort, en 1905.
[13]
Isidore Loeb, « Compte rendu des sermons et allocutions de Zadoc Kahn »,
Revue des études juives, vol. XIII, 1886, p. 151.
[14]
ACBIP, série 1 B 8, p. 77. Note sur la question des « azymes » déposée par J. de Graaff à la séance générale du 14 avril 1915.
[15]
Le Journal des Communautés, vendredi 4 septembre 1953, Roger Berg, « Le Comité de Bienfaisance Israélite de Paris en deuxième lecture », p. 5.
[16]
Maxime du Camp,
La Charité privée à Paris, document électronique, numérisation BNF de l’édition de Paris, 1885. Du même auteur :
Paris bienfaisant, Paris, Hachette, 1888 ; « Le comité de bienfaisance israélite de Paris »,
La Revue des Deux mondes, 1887, tiré à part de 1888.
[17]
AI, 11 août 1898, Ben Mosché, « La charité publique à Paris »,
op. cit.
[18]
Léon Kahn,
op. cit.
[19]
L’action caritative des Rothschild a été largement étudiée. Citons à ce propos les ouvrages de Egon César comte Corti,
La Maison Rothschild, Paris, Payot, 1927 ; Louis Bergeron,
Les Rothschild et les autres. La gloire des banquiers, Paris, Perrin, 1991 ; Jean Bouvier,
Les Rothschild. Histoire d’un capitalisme familial, Bruxelles, Complexe, 1992 ; ou encore Herbert Lottman,
La Dynastie Rothschild, Paris, Seuil, 1995.