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Archives Juives

2004/2 (Vol. 37)


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Couverture de la brochure publicitaire éditée par le Comité de bienfaisance de Paris, mai 1954
Arch. CASIP-COJASOR, Paris
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À l’origine société de bienfaisance, le Toit familial a surtout été connu dans la communauté de Paris comme le seul foyer ouvert à la jeunesse étudiante juive après la Seconde Guerre mondiale. Contrainte de fermer cet établissement en 2000, la Fondation CASIP-COJASOR a tenu à ce que les archives de cette institution soient conditionnées, classées et rendues accessibles sans tarder aux chercheurs, de manière à ce que soit sauvegardée la mémoire d’un lieu qui abrita tout au long du second XXe siècle la période de formation de nombre de jeunes lettrés, dont plusieurs connurent un destin remarquable, comme Élie Bouskila (le peintre Lilo), le musicologue Amnon Shiloah, ou bien encore Jean Zacklad. Mais avant de présenter le fonds et ses richesses, retraçons à grands traits l’histoire de cet important centre d’accueil.

La préhistoire : de la baronne Adélaïde de Rothschild à l’UGIF

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En 1899 la baronne Adélaïde de Rothschild décide de léguer un immeuble sis au 9 rue Guy Patin dans le 10e arrondissement pour qu’y soit créé le Home israélite pour jeunes filles. Le 20 octobre 1904 le comité de direction – composé de dames patronnesses mentionnées dans les comptes-rendus d’activité de l’institution entre 1902 et 1910 que conserve la bibliothèque de l’Alliance israélite universelle –, et les commissions sociales de l’œuvre décident à l’unanimité que cet établissement pour jeunes filles portera désormais le nom de Toit familial ; le même jour la baronne Adélaïde de Rothschild, assistée de madame Zadoc-Kahn, est portée à la présidence du bureau du comité. En 1921, le Toit familial se dote d’un pavillon de campagne, « le Masse Abri » situé à Saint-Germain-en-Laye, à l’ouest de Paris : les pensionnaires peuvent ainsi bénéficier des bienfaits du bon air et goûter un repos bien mérité.

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Le Toit familial a été créé « dans le but de placer gratuitement les femmes et les jeunes filles dans l’enseignement, le commerce et l’industrie et de les soustraire aux dangers matériels et moraux que peuvent courir les jeunes personnes de 18 à 28 ans qui sont séparées de leur famille, en les recueillant, soit à titre temporaire, soit à titre permanent, pour leur assurer un logement salubre dans une chambre particulière, une nourriture saine et suffisante dans un réfectoire commun et des réunions amicales [1][1] Alliance israélite universelle (désormais AIU), P 1193,... ». Il s’agit donc d’héberger et de placer des institutrices, des gouvernantes, des maîtresses d’arts d’agrément, des professeurs de coupe et de couture, des employées pour le commerce et l’industrie, des comptables ou bien encore des ouvrières. Véritable substitut de la famille comme l’indique son nom, Le Toit Familial prodigue un encadrement strict, qui, de nos jours, serait probablement très mal accepté. Qu’on en juge par ces extraits du règlement intérieur de 1906 : « Les pensionnaires feront leur lit et leur chambre, nettoieront leur lavabo où l’eau ne doit jamais séjourner, et tiendront leur chambre parfaitement en ordre […] ; les lits et les chambres devront être en ordre à 8 heures les jours de semaine, et à 10 heures le dimanche […] ; les pensionnaires doivent être rentrées à 10 heures. Elles auront droit, une fois par mois, à une sortie prolongée jusqu’à l’heure de la rentrée des théâtres, toujours d’accord avec la Directrice et à condition qu’elles soient accompagnées d’une personne connue de celle-ci […] ; il y aura un bougeoir dans chaque chambre et les pensionnaires auront droit à une bougie par mois [2][2] Ibid. ».

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Pendant la Grande Guerre, le Toit familial traverse de grandes difficultés. Rapidement, en effet, les jeunes femmes étrangères doivent quitter Paris et la France, tandis que d’autres sont rappelées dans leur famille en province. Pour parer au désœuvrement des pensionnaires restantes, l’institution se transforme en ouvroir, où l’on confectionne du linge pour les militaires et les blessés, au service d’un département du ministère de la Guerre et de l’équipement militaire [3][3] AIU, P 1193, extrait d’un compte-rendu du 10 février.... Mais la situation est bien pire pendant la Seconde Guerre mondiale. À partir de 1941, en application de la loi qui contraint toutes les œuvres sociales juives à intégrer l’Union générale des israélites de France (UGIF), Le Toit familial perd son existence légale. Les bâtiments qui l’abritaient deviennent la propriété de l’UGIF, qui en use sous le nom de Centre Guy Patin. Suite aux grandes rafles de l’été 1942, ce centre accueille les enfants restés seuls après l’arrestation de leurs parents et, à compter de 1943, la police française sur les ordres de Röthke vient y chercher des enfants pour compléter les trains partant « vers l’Est » : ainsi, 11 enfants sont-ils déportés lors de la rafle du 10 février 1943 [4][4] Il s’agit de Sara Beznovennu, Marguerite Bogaert, Esther....

1952 : Le Toit familial devient un foyer d’étudiants juifs

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Après la guerre, le Comité de bienfaisance israélite de Paris reçoit par dévolution le bien immobilier du Toit familial, qu’il décide, le 6 février 1952, de transformer en foyer d’étudiants juifs. L’aménagement de l’immeuble est confié aux architectes Lucien Bechmann [5][5] Sur Lucien Bechman, voir Dominique Jarrassé, « [biographie..., Mayeur et Barroux. Le 23 novembre 1953, une tombola est organisée par le Comité pour réunir la somme de soixante millions de francs [plus de 91 000 euros], indispensable pour que les futurs hôtes du foyer bénéficient d’un confort comparable à celui qu’offrent les plus beaux pavillons de la Cité universitaire. Dès 1954 des étudiants commencent à s’installer dans les lieux, qui sont officiellement inaugurés en grande pompe sous le nom de Toit familial le 24 juin 1955 en présence de Jean Berthoin, ministre de l’Éducation nationale, et d’André Marie, ancien ministre.

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En 1955, la revue du Fonds social juif unifié (FSJU) fait l’éloge de l’institution en ces termes : « l’image désolante de l’étudiant pâlissant sous sa lampe, dans une mansarde sordide, perpétuant le décor et les clichés usés de la vie de bohème, est désormais bien anachronique n’en déplaise à la poésie, pour nombre de nos jeunes gens. Près de 100 étudiants résideront en effet, durant l’année universitaire qui s’amorce dans le bel immeuble ci-contre, la maison d’étudiants du “Toit Familial” organisme dépendant du Comité de bienfaisance israélite de Paris. Élaboré il y a deux ans, le projet a pris corps avec une étonnante célérité et vient dorénavant compléter l’infrastructure mise en place par la communauté en faveur de notre jeunesse. La réalisation est d’importance ; qu’on en juge : sur un rez-de-chaussée, ou un salon majestueux voisine avec une vaste bibliothèque et des salles de séjour, s’élèvent quatre étages dont chacun compte douze chambres, chambres à deux lits qui ont le confort opulent des meilleurs pavillons de la Cité Universitaire. Le confort – avec un goût sobre et exquis dans la décoration et l’agencement – donne d’ailleurs le ton en cette moderne abbaye de Thélème, où le sous-sol lui-même, avec ses cuisines, sa buanderie, sa salle à manger et autres annexes utilitaires, ne dépare pas un ensemble d’une rare harmonie [6][6] Revue du FSJU, n° 13, octobre 1955, p. 19.. »

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Le Toit familial étant la seule institution de ce type à Paris, les demandes d’admission affluent ; une commission est chargée de sélectionner les futurs pensionnaires : ainsi « l’un des critères essentiels qui guide la commission dans son choix est-il fondé sur l’intérêt que porte le candidat aux choses juives [7][7] Archives Fondation Casip-Cojasor, extrait du règlement.... » En novembre 1955, soit environ deux ans après son ouverture, l’établissement héberge 90 étudiants, ce qui représente la totalité de sa capacité d’accueil.

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De la renaissance de l’institution, en 1954, à sa disparition en 2000, quatre directeurs se succèdent : Félix Goldschmidt [8][8] Félix Goldschmidt (1898-1966), Juif d’Allemagne né... (1954-1955), Nathan Samuel [9][9] Juif alsacien, Nathan Samuel (1910-2000), ému par les... (1955-1973) et son épouse, directrice-adjointe bénévole, le rabbin David Messas [10][10] Originaire du Maroc, David Messas fut directeur du... (1973-1985) et enfin Nessim Belahcen. De l’avis général, la direction assurée par Nathan Samuel mérite une mention particulière : il a entretenu des relations étroites et chaleureuses avec les étudiants et réussi à recréer, avec l’aide de sa femme, une atmosphère familiale.

Une ambiance juive

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Les archives du Toit familial, association confessionnelle en même temps qu’organisme social, ne sont pas faciles à appréhender. Après un premier recollement détaillé, deux lignes directrices émergent cependant : les livres de comptabilité, des extraits des règlements intérieurs, des correspondances entre les diverses organisations juives permettent d’une part de comprendre le fonctionnement de l’institution ; il est possible d’autre part, à partir des registres de présence des étudiants de 1954 à 2000, des dossiers individuels d’étudiants, des fiches d’inscription et, quelquefois, des demandes de bourse, de dresser une prosopographie des résidents du Centre Guy Patin.

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La première catégorie de sources montre que Le Toit familial n’est pas un foyer d’étudiants quelconque : les pensionnaires y trouvent à la fois une ambiance juive et une ouverture culturelle sur la Cité. L’identité juive se manifeste au quotidien, mais elle est particulièrement marquée les soirs de Shabbat ; en effet chaque vendredi soir le directeur du foyer réunit les étudiants autour d’un repas, dans le but de créer un climat familial. Un grand nombre de résidents y participent. Ces réunions hebdomadaires, souvent honorées de la présence d’une personnalité du monde juif, les conférences qui y sont données, offrent l’occasion aux pensionnaires d’améliorer leurs connaissances sur le judaïsme. Les repas communautaires permettent également aux étudiants d’Afrique du Nord et de métropole d’apprendre à mieux se connaître et de confronter leurs opinions. Quelques hôtes israéliens forment une passerelle entre le judaïsme de France et l’État hébreu.

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Cela correspond tout à fait aux objectifs qui animent les directeurs du « Toit familial ». L’un deux explique en effet : [un étudiant] « devenu résident, s’il est capable lui-même d’organiser des activités juives au profit de ses camarades, sera un élément précieux de la Maison. Si tel n’est pas le cas et si dans le domaine du judaïsme il n’a pas de connaissance, il devra être disponible pour les acquérir, en participant aux activités culturelles. Ces activités consistent en cours, cercles d’études, réunions diverses, conférences. Sur le plan religieux et sans contrainte aucune, la Maison organise des offices, des Oneg Shabbath, et des veillées d’études [11][11] Oneg Shabbath : Après-midi récréatif du samedi souvent... ».

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Enfin les fêtes juives rythment la vie des résidents : les bals de Hanouka[12][12] Hanouka : « Fêtes des Lumières » commémorant la victoire... et de Pourim[13][13] Pourim : « fête des sorts », commémore l’intervention... sont des temps forts, de même que les deux Sedarim de Pessah[14][14] Sedarim de Pessah : les deux repas de la fête de P..., auxquels des membres de la famille Rothschild assistent régulièrement.

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On ne saurait dire pour autant qu’une atmosphère religieuse rigoriste règne au Toit familial. D’après des témoignages d’anciens pensionnaires [15][15] Nous remercions de leurs témoignages Élie Bloch, Élie..., il est souvent difficile de réunir le minian[16][16] Minian : Quorum de dix hommes majeurs requis pour une... du matin en semaine, sauf à l’approche des examens de fin d’année. La seule véritable obligation faite aux étudiants est l’interdiction de fumer le samedi. Les propos du directeur Félix Goldschmidt illustrent bien cet esprit d’ouverture : « la Maison d’étudiants est avant tout le point de rencontre de Jeunes venus de tous les horizons du Judaïsme. En apprenant à mieux se connaître et donc à s’estimer, ils devront trouver dans ce climat un enrichissement de leur personnalité. La Maison ne peut jouer ce rôle que si chaque résident est prêt à y coopérer [17][17] La Terre retrouvée, 19 juin 1955, p. 8, propos de Félix.... »

L’ouverture culturelle

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Du reste, loin d’être une résidence universitaire repliée sur elle-même, le « Toit familial » est aussi un centre culturel ouvert à tous les étudiants, juifs et non juifs, de la capitale. De nombreuses conférences y sont données par des personnalités aussi illustres que Raymond Aron, Léon Poliakov, André Neher, Daniel Mayer, Francis Perrin … Un ciné-club est créé le 10 avril 1957 par les étudiants eux-mêmes, en partenariat avec l’Office régional des œuvres laïques d’éducation par l’image et le son de l’Académie de Paris : on y projette des films aussi divers que Le voleur de bicyclette, Le cuirassé Potemkine, Jour de fête, Jeux interdits, Casque d’Or, ou bien encore Les Raisins de la Colère et le Napoléon d’Abel Gance.

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Les premières années du Toit familial voient même apparaître, avec la bienveillance, l’accord et, parfois même, la participation du directeur Nathan Samuel, quelques journaux d’initiative estudiantine. Le premier recensé est Le Petit patiniste, dont trois numéros sont publiés en 1956, avec une périodicité des plus anarchiques ! L’année suivante, paraît le Guy Patin Observateur et, dans les années soixante, Le Patiniste déchaîné. Le contenu de ces journaux est de grande qualité et, bien que la formule change quasiment à chaque numéro, on y lit régulièrement des articles de fond sur l’actualité politique et économique internationale, des témoignages sans complaisance sur la vie quotidienne dans le foyer (et les tensions qui y règnent), des comptes-rendus du conseil de maison, des tribunes de discussion générale permettant à chacun de confronter ses opinions, mais aussi des critiques littéraires, cinématographiques ou musicales, une page de religion et de commentaires bibliques et, enfin, une partie humoristique, sans oublier les petites annonces. Dans un éditorial de 1957, Nathan Samuel justifie ainsi le soutien actif que leur apportèrent les directeurs : « […] s’il ne se trouvait au “Toit familial” qu’une petite minorité d’étudiants éprouvant le besoin de consigner leurs idées dans un journal, de communiquer leur opinion ou leurs sentiments, de soulever des questions, d’émettre des critiques, d’arracher à leur torpeur ceux qui se retranchent dans le cadre étroit de leur vie personnelle, nous aurions le devoir de les aider [18][18] Archives Fondation Casip-Cojasor, Guy Patin Observateur,... ».

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Pour améliorer les finances de l’établissement tout en palliant le vide laissé par les résidents durant les vacances universitaires entre les mois de juillet et d’octobre, Le Toit familial accueille, pendant les vacances d’été, des étudiants et des intellectuels de passage à Paris. Ainsi, trois mois durant, le centre se transforme en véritable carrefour de la jeunesse estudiantine, en provenance de la province française, mais aussi d’Amérique, d’Israël, d’Angleterre…

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On l’aura compris, la maison de rue Guy Patin est bien plus qu’un simple foyer d’étudiants. Mais qu’en est-il des résidents ? Peut-on élaborer une typologie du pensionnaire du « Toit familial » ?

Les résidents

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De fait, les archives permettent de dresser le portrait type des pensionnaires du centre de la rue Guy Patin. Outre des informations administratives les concernant, elles contiennent des photographies des premières promotions, ainsi que quelques témoignages d’anciens résidents collectés plus récemment.

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Il apparaît que les étudiants sont d’origine géographique très diverse : aux Français de métropole, s’ajoutent ceux d’Afrique du Nord ; on dénombre aussi des Israéliens, des Américains, des Britanniques ou encore des Suisses venus faire leurs études à Paris. À titre d’exemple, voici un panorama de l’année 1957 :

Répartition des résidents du Centre Guy Patin selon leur origine géographique (1957)
Sources : Archives Fondation CASIP-COJASOR. Dossiers d’admission des étudiants pour l’année 1957-1958.
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Les pensionnaires étudient des disciplines très variées. On trouve ainsi des apprentis musiciens, des étudiants en mathématiques et en comptabilité, de futurs ingénieurs et, en grand nombre, des médecins et des juristes en herbe. Les résultats universitaires des pensionnaires sont excellents : les pourcentages de réussite aux examens de fin d’année avoisinent souvent les 90 %. Citons, à titre d’exemple, le brillant palmarès d’un résident, à la fois admissible à Polytechnique, reçu premier à l’École nationale supérieure des télécommunications et second à celle des Ponts-et-Chaussées, ou bien encore, le cas d’Amnon Shiloah, aujourd’hui musicologue renommé de l’Université hébraïque de Jérusalem, qui, jeune instituteur israélien, bénéficia d’une bourse pour venir étudier la musique à Paris et fut reçu brillamment dans la classe de flûte au Conservatoire.

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Naturellement ces notations n’ont qu’une valeur indicative. Il reste beaucoup à apprendre sur la sociologie des résidents du Toit familial, et, compte tenu de la fermeture très récente du centre, on peut encore recueillir des témoignages d’anciens « patinistes », en complément des sources écrites. Voilà à coup sûr un terrain intéressant à défricher pour de jeunes chercheurs !

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Le Toit familial est un bel exemple du melting-pot de la communauté israélite de Paris : il a permis à de jeunes Juifs résidant en France, en particulier à des rapatriés d’Afrique du Nord, de réussir leurs études et de s’intégrer aisément dans la société française, tout en leur offrant la possibilité, s’ils le souhaitaient, d’approfondir leur connaissance du judaïsme. Est-ce trop s’avancer que de dire que la triple mission du Toit familial – héberger les étudiants, former les élites communautaires et, éventuellement, assurer la relève des cadres en renforçant le sentiment d’appartenance au judaïsme, a été atteint ? Notons tout de même que très nombreux sont les « anciens » de la maison à occuper aujourd’hui des postes de premier plan, tant dans la communauté juive de France qu’au sein de grandes entreprises, en France comme en Israël.

Couverture d’un dépliant publicitaire bilingue (français-anglais), sans date
Arch. CASIP-COJASOR, Paris

MODALITÉS DE CONSULTATION

  • Les archives du Toit familial sont consultables au siège de la Fondation CASIP-COJASOR. Pour la communication des documents, contacter la responsable du service Archives, Emmanuelle Polack. Il existe un répertoire numérique qui permet un repérage aisé dans la collection.
  • Fondation CASIP-COJASOR
  • À l’attention d’Emmanuelle Polack
  • 8, rue de Palikao – 75020 Paris
  • Tél :01 49 23 71 43 – Courriel :

Notes

[1]

Alliance israélite universelle (désormais AIU), P 1193, extrait d’un compte-rendu du 29 mai 1906.

[2]

Ibid.

[3]

AIU, P 1193, extrait d’un compte-rendu du 10 février 1916.

[4]

Il s’agit de Sara Beznovennu, Marguerite Bogaert, Esther Don, Jeannine Lipszyc, Gisèle Messinger, Maria Peeters, Estéra Radoszinska, Betty Saltier et des sœurs Sternchuss, Lola, Mina et Simone.

[5]

Sur Lucien Bechman, voir Dominique Jarrassé, « [biographie de ] Lucien Bechman », Archives juives, 29/2, 2e semestre 1996, pp. 1178-119 (N.D.L.R.)

[6]

Revue du FSJU, n° 13, octobre 1955, p. 19.

[7]

Archives Fondation Casip-Cojasor, extrait du règlement intérieur « La Maison d’étudiants » le Toit familial, 1955.

[8]

Félix Goldschmidt (1898-1966), Juif d’Allemagne né à Paris, fut interné à Drancy ; il s’échappa d’un wagon dont la destination était Auschwitz ; il trouva refuge en Suisse où il consacra son énergie à l’éducation des jeunes, tout d’abord, dans une maison d’enfants de l’Aide suisse aux réfugiés, puis dans un home de l’OSE à Versailles et enfin au foyer d’étudiants du Toit Familial.

[9]

Juif alsacien, Nathan Samuel (1910-2000), ému par les souffrances endurées par les Juifs d’Europe et plus particulièrement par le sort des survivants, a consacré sa vie aux maisons recueillant les enfants orphelins de la Shoah. Il a ainsi dirigé, avec sa femme Hélène, deux maisons de l’OSE, « Les Hirondelles » à Lyon et « Les Cigognes » à Haguenau. Un des enfants dont ils ont eu la charge n’est autre qu’Élie Wiesel. En 1955, N. Samuel est devenu directeur du Toit Familial et du CASIP, poste qu’il a occupé jusqu’en 1974. Il a fini sa vie en Israël, d’où il a continué à s’occuper d’un fonds de subventions pour étudiants, le Keren Guy Patin.

[10]

Originaire du Maroc, David Messas fut directeur du lycée Maïmonide, puis du Toit Familial, avant d’occuper successivement les positions de grand rabbin de la communauté de Genève et de celle de Paris.

[11]

Oneg Shabbath : Après-midi récréatif du samedi souvent consacré à l’étude.

[12]

Hanouka : « Fêtes des Lumières » commémorant la victoire des Macchabées sur les troupes syriennes d’Antiochus Épiphane.

[13]

Pourim : « fête des sorts », commémore l’intervention d’Esther auprès du roi Assuérus en faveur du peuple juif.

[14]

Sedarim de Pessah : les deux repas de la fête de Pâque.

[15]

Nous remercions de leurs témoignages Élie Bloch, Élie Bouskila, Paul Obadia, Michael Pinto-Duchinsky, Anthony Rudolph, Gabriel Vadnaï, Directeur général de la Fondation Casip-Cojasor.

[16]

Minian : Quorum de dix hommes majeurs requis pour une prière en commun.

[17]

La Terre retrouvée, 19 juin 1955, p. 8, propos de Félix Goldschmidt recueillis par Anne Marie Gentilly.

[18]

Archives Fondation Casip-Cojasor, Guy Patin Observateur, Journal 1957.

Plan de l'article

  1. La préhistoire : de la baronne Adélaïde de Rothschild à l’UGIF
  2. 1952 : Le Toit familial devient un foyer d’étudiants juifs
  3. Une ambiance juive
  4. L’ouverture culturelle
  5. Les résidents

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