2002
Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseau
La fragilisation de la fonction paternelle dans le
processus migratoire
Alain Marteaux
[1]
Nous proposerons un rapide survol de la modification de l’autorité parentale
au cours de ce dernier siècle. Nous analyserons ensuite les effets du processus
migratoire sur la famille migrante et plus particulièrement sur l’image paternelle
et la parentification des enfants. Dans un dernier temps, nous envisagerons des
pistes cliniques quant au travail avec ces familles avec comme axe principal la
revalorisation du père.
Mots-clés :
Migration, Structure familiale, Fonction paternelle, Modification des images parentales, Thérapie.
We propose a skimming over the modification of kinship authority in this last
century. We shall approach then the analyse of migration process effects on the
immigrant family and especially on fatherhood image and children parentification.
Finally we shall approach clinical paths as for specific work with those families
using a main broad direction raising the father.
Keywords :
Migration, Family structure, Fatherly function, Modification of relatives images, Therapy.
Dans notre pratique en Service de Santé Mentale (S.S.M.), nous
travaillons avec des systèmes familiaux complexes et divers. La place et la
fonction du père y varient fortement. Outre cette pratique en S.S.M., nous
sommes intervenus dans le champ de la délinquance infanto-juvénile ou
nous fut donné l’occasion de rencontrer nombre d’adolescents issus de
l’immigration marocaine et les parents de ceux-ci.
Cet article ne constitue en rien une théorie de la paternité dans les
familles immigrées Arabo-Musulmanes mais une réflexion constituée à
partie d’une pratique clinique. Nous tenterons donc, et très modestement, de
réfléchir sur ce qu’une pratique systémique peut apporter à notre sujet.
C’est un truisme de rappeler la modification de la structure familiale
au cours de ce siècle quant aux changements dans les formes de mariages et
la diversification des types de familles (recomposées, mono-parentales...), la
modification du droit de la filiation ayant transformé les fonctions et rôles
parentaux et érodé le pouvoir du père.
La place de celui-ci devient de plus en plus déstructurée et ce, au profit
d’un fonctionnement familial, social et économique recentré sur l’enfant et
l’affectif. Nous assistons à un affaiblissement du pouvoir du père,
l’indifférenciation des rôles va croissant et l’interchangeabilité des rôles
masculin et féminin remplace la discrimination de jadis.
On ne peut étudier la famille en faisant abstraction du temps, en faisant
fi de l’histoire et de la force des facteurs socio-économiques qui ont influencé
la structure familiale en même temps qu’ils ont transformé la fonction
paternelle. De même, des facteurs culturels ont façonné les conduites
paternelles d’aujourd’hui. Le rôle paternel s’analyse historiquement mais
aussi socialement et culturellement. Bawin (1988) rappelle très justement
« qu’en Occident, la figure symbolique du père, celle qui imprègne les
consciences fondamentales, notre imaginaire collectif depuis la préhistoire
jusqu’à nos jours, repose sur deux idées fortes : la première, de caractère
juridique, rassemble les prérogatives de la puissance paternelle et coordonne
les éléments du patriarcat, la deuxième, de caractère religieux, relie la
puissance paternelle à la puissance divine. Le pouvoir du père en Occident,
même s’il est aujourd’hui fortement ébranlé, a toujours quelque chose de
sacré ». L’auteur distinguera dans une perspective socio-historique trois
modèles successivement dominants : le modèle patrimonial qui survivra
jusqu’au début du capitalisme, le modèle conjugal qui sera prégnant
jusqu’au milieu du vingtième siècle et enfin, le modèle associatif actuel qui
proposera des modèles parentaux plus égalitaires.
Pour en revenir à notre sujet, on constatera que ces modèles existent
encore tous trois avec des prégnances diverses de par le monde. Au risque de
paraître simpliste, nous dirons que la famille patrimoniale existe encore dans
certaines contrées du bassin méditerranéen, dans des zones rurales où la
protection du patrimoine familial justifie que le pouvoir du père s’étende
bien au-delà de l’enfance. Ce sont justement ces populations turques et
marocaines qui ont entrepris leur parcours migratoire en Belgique entre 1960
et 1968.
2. Immigrés de la deuxième génération
et conduites marginales
Parmi les multiples problèmes de santé mentale auxquels sont
confrontés les acteurs psycho-sociaux, ceux posés par les immigrés de la
deuxième génération sont parmi les plus complexes. On dirait en effet
qu’une sorte de prédétermination conduit une partie d’entre eux à des
comportements marginaux. Cela semble tellement ancré dans les faits que
l’on renonce presque à élaborer des hypothèses explicatives autres que le
conflit entre deux cultures. Certains ont pourtant tenté de mettre en évidence
la valeur adaptative de ce type de comportements qui fait que des jeunes
parviennent, par leur déviance même, à réconcilier famille d’origine et
société d’accueil (Elkaïm, 1979). Nous constatons en effet que nombre
d’immigrés dits de la seconde génération
[2] touchés par la crise économique,
déscolarisés, trouvent un espace d’intégration dans des zones de dérégulation
sociale (petits boulots, trafics délictueux etc.). C’est dans ces zones de flou
économique qu’ils vont trouver une créativité personnelle et s’adapter tant
bien que mal afin que la troisième génération puisse vivre dans de meilleures
conditions économiques (Marteaux, 1989).
Mony Elkaïm a émis l’hypothèse que les comportements déviants
avaient pour fonction de réconcilier mais aussi de protéger à la fois la famille
d’origine et les valeurs de la société d’accueil : « tout se passe comme si la
délinquance était un pseudo-changement crée par un système soumis à des
pressions importantes pour la transformation (dues aux conditions du pays
d’accueil) mais dont les règles rigides (liées entre autres, aux conditions du
pays d’origine) empêchent toute modification de l’homéostasie... La
délinquance de ces jeunes peut alors être comprise comme un symptôme
dont la fonction est de protéger aussi bien le système de la communauté de
leurs parents que les valeurs du système social belge » (Elkaïm, 1979).
3. Le traumatisme de l’immigration
C’est peu dire qu’entamer un parcours migratoire représente un
traumatisme en soi. La famille perd ses repères culturels, elle fait un saut dans
un inconnu socio-économique, elle est en butte souvent à des réactions
xénophobes. La famille élargie, le système social du pays d’origine aidait à
gérer les crises. Ce substrat protecteur a disparu. La famille dans le pays
d’accueil est soumise à des pressions adaptatives. De nouvelles contraintes
et exigences apparaissent, la famille devra dans l’urgence modifier ses règles
internes afin d’assimiler des modes comportementaux nouveaux exigés par
le pays d’accueil et gages d’une bonne intégration. Les règles internes qui
s’en trouveront modifiées concerneront le statut de la femme, le rôle du père,
tout ce qui touche à la mixité (à l’école mais aussi dans le mariage etc.).
Ces familles devront passer en quelques années d’une organisation
patrimoniale, clanique à une organisation conjugale, à une paternité
individuelle qui n’est plus supportée par la communauté, les grands-parents,
les oncles, les supports religieux, etc.
À ce propos nous nous apercevons qu’à Bruxelles et dans d’autres
grandes villes du pays, la communauté turque est moins déstructurée que la
communauté marocaine par exemple. Chez les turcs, il s’agira plus d’une
migration villageoise par laquelle des familles entières ont quitté la ville
d’Emirdag pour fonder de petits commerces à Bruxelles. Les familles
marocaines venues du Rif (nord du Maroc) dans les années soixante,
d’origines Berbère, ont été prolétarisées. Les pères qui ont effectué des
travaux non qualifiés et souvent dangereux, ont été victimes d’accident de
travail ou de maladies professionnelles. Cette position paternelle et maritale
dévalorisée peut provoquer des affects dépressifs liés à cette image négative
et renforcer un pôle maternel tout puissant, qui gère déjà toute la sphère
interne, ménagère, de la famille, et l’éducation des enfants. Nous devons par
conséquent toujours lier les conditions familiales mais aussi sociales et
historiques de l’immigration d’une communauté donnée.
Dans ses contacts avec la société d’accueil, le migrant se comportera
donc selon les référents de son univers socio-culturel. Comme l’écrit Jorge
Serrano (1989) : « l’apprentissage des modes alternatifs d’interaction se fait
progressivement en fonction de la proximité interculturelle et de la capacité
du groupe familial à intégrer de nouveaux modes de comportement. Le
groupe familial peut s’enrichir de cet échange, mais si le modèle environnant
nouveau est trop éloigné de celui de la famille, ou si celle-ci se referme sur
elle même, l’interaction entre contexte social et famille migrante devient
conflictuelle et les nouveaux modes d’interaction peuvent être vécus comme
menaçants, la famille s’en défendra par une plus grande fermeture de ses
frontières ». Le groupe familial aura ainsi une plus grande difficulté à
s’intégrer dans le système global.
4. La modification des images parentales
et la fragilisation de la fonction paternelle
Lors de nos contacts avec les familles immigrées venant d’Afrique du
Nord, nous avons pu remarquer que la place du père est centrale. Malgré
l’apparente distance affective entre le père et ses enfants, la fonction
paternelle joue souvent, pleinement son rôle. Dans les familles maghrébines
il y a, comme le souligne Benhadj Lekhdar (1994), continuité et cohérence
entre le dedans ( familial ) assumé par la mère et le dehors ( social, culturel)
assumé par le père. Même si le père est réellement absent, cette fonction est
toujours opérationnelle. Elle permet la différenciation des sexes, la prohibition
de l’inceste, etc.
La société Arabo-Musulmane se structure donc apparemment autour
des pères et des fils, mais la relation entre ceux-ci est fortement médiatisée
par la mère. Si le père initie, c’est la mère qui dirige les aspects affectifs de
la relation parents-enfants. Dans le contexte migratoire, la relation médiatisée
entre le fils et le père est maintenue au sein de la famille mais, comme nous
le disions, il n’y a bien souvent plus d’étayage culturel et groupal.
5. Qu’est ce qu’un père... ?
Le père n’est pas nécessairement le père légal ou le géniteur, mais il
n’est pas n’importe qui. Safouan (1974, p. 124) dira : « rien n’empêche que
l’image phallique soit l’effet inconscient de l’autorité de l’oncle maternel,
par exemple s’il plaît à la société de désigner celui qui occupe cette position
symbolique comme étant le tiers souverain auquel se réfère la parole de la
mère ». Le père en effet, est dans le complexe d’Œdipe, celui auquel se réfère
la mère pour l’enfant, celui qui vient occuper la position tierce.
Père réel, symbolique, imaginaire, toutes les figures paternelles
participent de la fonction phallique que leur donnent et leur nom et la place
qu’ils occupent. « Dans tous les cas ce père est le “ supporter de la loi ”, il est
en position de la représenter pour le sujet : il n’est pas la loi, il ne la fait pas,
il en est le représentant. Et s’il représente la loi qui existe en dehors de lui,
c’est donc que lui-même y est soumis. » (Hurstel, 1997) .
La fonction paternelle est une fonction symbolique, c’est une fonction
de parole. Nous l’avons écrit, elle met de la distance, elle inscrit dans la
filiation (ce qui fonde la Loi), elle crée de l’attachement et de l’appartenance
à une lignée (chaîne des générations).
Le père est aussi celui qui est à l’interface famille/société. Dans le
parcours migratoire, selon Scandariato (1994), il reste celui qui procure les
revenus familiaux et fixe le statut économique et social de la famille. « Mais
souvent il parle mal ou peu la langue du pays d’accueil, et l’immigration est
un échec économique (chômage, invalidité etc.), le père intègre ses enfants
dans une généalogie, dans un système d’appartenance. Mais de quelle
généalogie parle-t-on ? La famille est coupée de la famille élargie et se
retrouve isolée. On parle peu du pays aux enfants et ceux-ci ne se situent plus
dans la généalogie ». De plus, la société d’accueil va imposer des modèles
éducatifs parfois en totale contradiction avec ceux de la culture d’origine, et
un père Marocain va interpréter ce discours comme une interdiction pour lui
d’éduquer ses enfants. D’où une possible démission de son rôle d’éducateur.
La dévalorisation de la culture d’origine va de pair avec la dévalorisation
de l’image parentale. Souvent, l’adolescent critiquera ce qui est propre aux
parents : langue, moeurs, religion, habitudes... Cette attitude que Serrano
(1989) analyse comme une attitude défensive contre sa propre dépression,
renforcera la recherche de modèles identificatoires à l’extérieur de la famille.
La perte d’autorité parentale amènera une parentification de l’enfant
ou de l’adolescent. Il est interprète, intermédiaire avec les institutions
sociales, ce qui dévalorisera encore plus les parents. L’inversion des valeurs
sociales entraînera une démission de l’autorité paternelle, ce qui n’est pas
incompatible avec une attitude de plus en plus autoritaire au sein de la
famille.
Souvent, ces pères ne représentent pas une image identificatoire
consistante. Ils ne font pas partager à leurs enfants les valeurs culturelles de
leur pays d’origine. On ne parle pas de l’aspect affectif, humain et singulier
de l’ancrage culturel, parfois pour aider un enfant à s’intégrer dans le pays
d’accueil. Cette absence de père, cette absence d’ancrage affectif de la
fonction paternelle amènera une toute puissance narcissique qui mettra
l’adolescent au-dessus de toute loi et le rendra réfractaire à tout processus de
scolarisation et de socialisation.
De par la parentification, il y a inversion des générations quant aux
fonctions et aux attentes. Comme le dit Benhadj Lekhdar (1994), il y aura
filiation paradoxale, le fils est non seulement au-dessus de la loi du père, mais
il initie ce dernier à vivre dans un espace qui lui est inconnu. Il prend pour
ainsi dire le rôle d’ancêtre, de parent de ses propres parents.
Ces inversions générationnelles sont bien connues des thérapeutes
systémiques (Minuchin, 1979).
6. Revaloriser le père...
Lorsque nous parlons de familles, nous parlons de nos représentations
de ce que doit être une famille, une mère, un père, un couple. Quand nous
travaillons avec des familles issues de l’immigration, nous les abordons de
façon non pas objective, mais auto-référencée. La rencontre famille-thérapeute
(ou intervenant social) est une interaction dans laquelle les mythes de la
famille et les mythes de l’intervenant se rencontrent. La question sera dès
lors : comment considérer avec respect la vision du monde des patients,
comment ne pas les convaincre de partager notre propre carte du monde et
ensemble trouver un espace de créativité commun.
Il est primordial, nous semble-t-il de développer des espaces de
négociation dans ces familles et entre celles-ci et les institutions sociales, en
restant respectueux des modèles familiaux dans lesquels la distribution des
rôles et fonctions est autre. Trop souvent ces familles craignent un jugement
dépréciateur des intervenants. Montrer son ignorance, se mettre en position
basse aide à créer un espace thérapeutique, un espace de rencontre où ces
familles peuvent nous enseigner quelque chose.
Nous vivons dans une culture de la négociation, et le symbolisme
verbal est particulièrement valorisé par le discours éducatif. Dans les
familles maghrébines, le dialogue et la parole sont moins présents, il n’est
pas rare que l’on frappe sans expliquer. Par contre, l’effet de groupe, l’effet
de solidarité jouent plus dans ces familles que dans les familles belges, les
réseaux d’entraide venant en aide à des parents isolés ou dépassés.
Travailler avec ces familles, c’est y inclure la négociation et affirmer
ainsi dans des guidances ou thérapies familiales, l’importance de la parole
comme modèle pédagogique dans le rapport nouveau parents/enfants.
C’est créer aussi dans les quartiers, des espaces de jeux, de rencontres
parents/enfants/travailleurs sociaux, c’est introduire des pères dans des jeux,
paroles et gestes vis à-vis des enfants en bas âge, domaines presque
exclusivement réservés à la mère. L’axe principal de ces actions psycho-
éducatives devrait être la sensibilisation des pères à des attitudes pédagogiques
nouvelles reposant plus sur la famille nucléaire que sur une autorité parentale
diffuse assumée par la famille élargie comme cela se passe dans le pays
d’origine.
Réhabiliter le père, « remettre du père » comme nous l’entendons si
souvent, ce n’est pas le rendre tout puissant en voulant reproduire le schéma
occidental (en pleine évolution lui aussi) en grande partie inapplicable à ces
familles issues d’un monde rural et traditionnel.
Il me semble que c’est là que se situe le noeud de cette problématique :
valoriser le rôle du père, le rétablir dans ses fonctions de loi, de protection,
de contrôle, mais également le valoriser pour lui-même afin qu’il remplisse
un rôle social consistant (comme travailleur par exemple) et que surtout il
transmette les valeurs culturelles et religieuses à ses enfant, que cette
transmission ne soit pas seulement formelle mais représente un réel étayage
affectif de l’identification de l’enfant au père et à sa culture d’origine.
C’est ce que dit également Lebrun (1996) lorsqu’il parle de la
réaffirmation des valeurs de la communauté de façon non défensive mais
acceptables comme repères symboliques et non plus comme aliénation
symptomatique : « C’est à ce prix et à ce prix seulement, que la génération
suivante pourra s’autoriser à ne plus opérer le compromis symptomatique
mais à composer sa place propre dans un monde social complexe, sans être
menacé d’immobilisme ou de trahison ».
·
ANDRÉ J. (1987) : L’inceste focal, PUF, Paris.
·
BAWIN B. (1988) : L’image des pères dans la famille. Évolution historique et
analyse sociologique de la figure paternelle dans la famille d’aujourd’hui.
Journée de réflexion du 19/11/1988 du Centre de Guidance de Namur.
·
BENHADJ LEKHDAR D. (1994) : La relation fils-père ou les effets pervers de la
filiation paradoxale, in Familles Turques et Maghrébines aujourd’hui, Academia.
Louvain-la-Neuve.
·
ELKAÏM M. (1979) : Système familial et système social. Cahiers Critiques de
Thérapie Familiale et de Pratiques de Réseaux 1 : 55-60, Gamma, Paris.
·
HURSTEL F. (1997) : La déchirure paternelle. PUF, Paris.
·
LEBRUN T. (1996) : Filiation et migration. Histoire d’une transmission voilée.
Cahiers de psychologie clinique 7, De Boeck Université, Bruxelles.
·
MARTEAUX A. & SCANDARIATO R. (1990) : Un modèle d’intervention
préventive avec des immigrés de la deuxième génération : une intervention de
réseau dans le groupe classe. Cahiers Critiques de Thérapie Familiale et de
Pratiques de Réseaux 12 : 141-161, Privat, Toulouse.
·
MARTEAUX A. (1989 ) : La prestation d’intérêt général : un espace transitionnel ?
Cahiers Critiques de Thérapie Familiale et de Pratiques de Réseaux 10 : 136-
142, Privat, Toulouse.
·
MINUCHIN S. (1979) : Familles en thérapie, Delarge, Paris.
·
SAFOUAN M. (1974) : Études sur l’Œdipe, Seuil, Paris.
·
SCANDARIATO R. ( 1994) : Quand on a besoin d’un chef de famille. La place du
père dans les familles immigrées, Dialogue n° 126 : 39-47.
·
SERRANO J. (1989) : La thérapie avec les familles de migrants. Thérapie Familiale,
10(4) : 311-321.
[1]
Thérapeute Familial. Institut d’Études de la Famille et des Systèmes Humains.
Bruxelles.
Service de Santé Mentale de Saint-Gilles, (Bruxelles).
[2]
Appellation qui reste à interroger comme le signale Thierry Lebrun ( 1996 ) : « les
parents ne se sentent pas de la première génération, ils se considèrent plutôt comme
de la dernière génération, la dernière à porter les valeurs et les traditions familiales et
communautaires (“ les jeunes n’ont plus le respect... ”) ».