Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux
De Boeck Université

I.S.B.N.2804144976
182 pages

p. 89 à 98
doi: en cours

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Dossier

no 33 2004/2

2004 Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseau Dossier

En secret ou en privé ?

Hugh Jenkins  [1]
Cet article examine des conséquences pour l’individu d’être forcé à promettre de garder un secret qui va dominer tous les aspects de sa vie. L’auteur aborde aussi le risque pour le thérapeute de reproduire dans ses interventions les dynamiques qui ont existé entre le patient et des parents abuseurs.Mots-clés : Secret, Privé, Honte, Toxicité, Angoisse, Temps passé, présent et futur, Représentations du monde intérieur, Systèmes de croyance. This article examines the consequences for the individual of being forced to promise to keep a secret which will dominate every aspect of her life. Even more, there is how that can influence the therapist’s work where his efforts to help the patient risks reproducing the same dynamics as existed between the patient and her parents, that is her abusers.Keywords : Secret, Private, Shame, Toxicity, Anxiety, Time past, present and future, Internal world representations, Belief systems.
Le secret ou le privé ? Entre ces deux mots, il existe un abîme de différence dont le thérapeute doit tenir compte très souvent dans ses interventions. Au sein de la thérapie, on aborde en même temps l’inclusion et l’exclusion, les relations nocives pouvant aller jusqu’à provoquer la détérioration de la santé mentale, et les relations qui protègent et nourrissent. Il est nécessaire de rester vigilant vis-à-vis de ces différences parce que respecter l’intimité de la vie conjugale ou garder quelque chose en privé pour créer une surprise, a des conséquences toutes autres que le maintien de secrets qui provoque parfois des dommages forts graves.
Je voudrais évoquer une patiente mariée qui avait quarante-six ans au début de sa thérapie individuelle, et qui est maintenant âgée de cinquante et un ans. Cette prise en charges a donc duré plus de cinq ans. Ses parents, âgés aujourd’hui de soixante-huit ans, sont tous deux en prison. Ils ont été accusés d’une série de crimes qu’ils ont reconnus : meurtre (à quatre reprises), cannibalisme forcé, abus sexuels, coups et blessures, pornographie, rapports sexuels avec un enfant mineur, port d’une arme prohibée, inceste et viol. Comment comprendre qu’une telle horreur puisse demeurer secrète pendant quarante-trois ans, c’est-à-dire depuis le premier abus sexuel à l’âge de trois ans jusqu’à son dévoilement en consultation ?
 
Le «secret»
 
 
Examinons d’abord ce que signifie le mot « secret ». Dans l’Oxford Dictionary, on lit : « Kept or meant to be kept private, unknown or hidden from all or all but a few [2]. » L’adjectif latin, secretus veut dire : « separate, apart (from); private, secret, remote, hidden » [3]. On aborde donc ainsi l’idée de ce qui est privé, mais aussi de ce qui est caché, non-connu ou hors de portée, ce qui nous renvoie bien au-delà de la simple notion de « privé ».
Le mythe d’Oedipe illustre les conséquences d’un secret non reconnu : les difficultés d’Oedipe remontent au crime de son père, Laius, lequel a entretenu des relations homosexuelles avec Chrysippus ; ce dernier s’est alors suicidé, ce qui entraîna son père, Pelops, à jeter un sort sur Laius. Oedipe dut alors rembourser la dette des actions de son père, sans jamais en comprendre les raisons (Jenkins, 1985).
Une autre dimension du secret et de son impact apparaît dans la promesse qui l’accompagne : la promesse de tenir un secret fait intervenir le pouvoir, celui qu’on acquiert en étant associé à celui qui exige le secret. Si je tiens le secret comme promis, je peux conserver la confiance de l’autre, et bénéficier dès lors de sa protection, d’un statut, d’un rang social, ou même avoir l’occasion de me rendre supérieur à cet autre. Dans les familles, il arrive que les secrets engendrent des coalitions telles celles décrites par Minuchin (1974), où deux personnes de rangs différents s’allient contre un tiers du même rang que l’une d’entre elle. Un fonctionnement de ce type devient vite problématique. Il y a donc des individus qui souscrivent à un secret parce qu’il leur apporte le pouvoir, le prestige d’y participer, et un sentiment d’appartenance. Par contre, certains n’ont pas le choix lorsque ne pas donner sa parole comporte trop de dangers.
Les secrets impliquent un long chemin à suivre. Imber-Black (1993) écrit :
« What is kept secret often engenders shame, while truly private matters do not. Secrets are often connected to fear and anxiety regarding disclosure, while privacy implies a certain zone of comfort, free from the unwanted entry of others. » [4] (p. 19).
Cet auteur fait la distinction entre ce qui est privé et ce qui est secret. Elle évoque en plus la honte, la peur et l’anxiété associées aux secrets, alors que ce qui est privé ne provoque pas ce type d’émotions puisqu’il s’agit là d’un espace protégé. Plus loin elle suggère :
«When relationships are shaped by toxic or dangerous secrets, an assumed “ right to conceal ” flows to the illicitly powerful, while the threat of exposure envelopes the vulnerable. Relationship equity, towards which meaningful therapy aims, emerges from the right to know that which affects our lives and the right to give voice to our deepest pain.» (p. 27) [5].
Imber-Black évoque ici une autre dimension, celle de la toxicité des secrets : si ceux-ci sont dangereux, il s’agit du droit d’exiger la dissimulation, imposé par celui qui tient l’autre à sa merci. Dans le cadre thérapeutique, il est essentiel de préserver le droit de savoir, et de pouvoir donner voix à la douleur la plus profonde de nos patients.
 
Le pouvoir des secrets : l’histoire de Michelle
 
 
Revenons à la vignette clinique présentée plus haut : dès sa petite enfance, Michelle a subi des abus physiques, sexuels et psychologiques abominables et quasi incompréhensibles. L’objet de cet article n’est pas d’examiner en détail l’étendue de ce qu’elle a subi. Mais il faut quand même mentionner certains faits. Selon l’aveu même son père, elle a subi son premier viol à l’âge de trois ans, mais elle ne s’en souvient pas. Pour elle, c’est lors de son cinquième anniversaire que les tortures ont commencé : après l’avoir violée, ses parents ont égorgé devant elle le chat de la famille, en lui disant que si jamais elle parlait de ce qui lui était arrivé, elle allait subir le même sort. Michelle se souvient d’elle, couverte de sang, le sien et celui du chat. Au cours des années qui ont suivi, son père la rendit quatre fois enceinte, et sa mère, qui avait une formation d’infirmière, la fit avorter trois fois ; le quatrième avortement eu lieu spontanément, suite à des coups de pied au ventre. À chaque fois, ses parents l’obligèrent à avaler des morceaux du fœtus. Durant toute son enfance, elle souffrit de maltraitance physique : os fracturés, emprisonnements dans des cabanes de jardin où ils la ligotaient, ou dans sa chambre où ils l’enchaînaient à son lit. La famille déménageait chaque fois, de sorte que les autorités perdaient la trace de cette enfant terrorisée et traumatisée.
Que valait ce secret imposé par les parents à leur fille ? Rien, bien sûr, du point de vue d’une validité quelconque, mais pour elle, garder ce secret lui garantissait la vie sauve, la survie même.
 
La honte
 
 
La honte – celle de l’outrage commis, du sentiment d’y avoir participé et d’en être contaminé – enferme complètement l’individu sans lui laisser la possibilité de fuir. Par conséquent, tout contribue à une perte du sentiment d’exister en tant qu’être humain. Je me souviens d’une jeune fille violée qui disait que par après, elle aurait préféré mourir, car elle croyait que c’était de sa faute qu’un homme l’avait attaquée et qu’elle ne l’en avait pas empêché. La honte ronge de l’intérieur, de sorte qu’on a l’impression de perdre son identité. De plus, la victime se sent d’une certaine manière complice sans échappatoire possible.
Dans le cas de Michelle, une identité négative s’est installée : « c’est moi qui suis malveillante, qui mérite ce qui m’arrive, et donc je ne peux résister à ce que mes parents me font et me disent ; en effet, si je n’étais pas ainsi, ils ne le feraient pas. » En plus, elle gardait toujours l’espoir que si elle subissait leur maltraitance, elle pourrait racheter finalement ses « péchés » et récupérer l’affection de ses parents. Mais d’un autre côté, son péché est d’exister ; elle ne pourra jamais l’effacer, sauf en mourrant. Peu importe que ces parents soient eux aussi, coincés dans une épistémologie infernale qui leur dicte de continuer à la persécuter afin de justifier leurs actes antérieurs. Ils cherchent une preuve qui justifierait la poursuite des abus. Ainsi, ils prennent des photos qui prouvent à leurs yeux combien elle était mauvaise, et le père note depuis le début dans un journal de bord (elle avait alors trois ans) tous les abus. Ils l’abattent et continuent à l’abattre pour récolter les preuves de son abjection. S’ils arrêtent, cela mettrait en doute tout ce qu’ils ont fait jusque-là. Mais à la différence de leur fille, ils ont le pouvoir de déterminer ce qui se passe, où et quand. Michelle ne peut pas plus les apaiser, qu’eux-mêmes ne peuvent le faire, enfermés qu’ils sont dans leur épistémologie psychotique. Michelle était bien sûr incapable de comprendre une telle chose.
 
Les secrets et leur force
 
 
Le pouvoir d’un secret tel que celui de Michelle se manifeste par sa manière de s’insinuer dans les systèmes de croyance. Il devient son identité. Mais pire encore, il l’amène à se sentir coupable sans jamais connaître le motif d’accusation, et donc sans possibilité d’échappatoire. Elle est comme prise au piège.
Le secret enveloppe l’individu comme un manteau, l’incarcère en quelque sorte. Il devient un espace de réalité où personne ne peut pénétrer, et dont celui qui « l’habite » n’aura jamais la clé pour en sortir, qu’il soit victime ou abuseur. De plus, tous ceux qui essaient de pénétrer ce domaine seront soupçonnés d’être comme les persécuteurs. Si le thérapeute veut mieux comprendre et aider à libérer cet « otage », il a besoin d’informations, doit donc poser des questions. Ce faisant, il risque de devenir comme les parents car, à l’image de ce que ceux-ci ont fait pendant quarante ans, lui aussi cherche des « preuves ». Les parents cherchaient des preuves afin de justifier leurs actes et poursuivre les abus. Le thérapeute risque donc de faire germer un autre « secret » et de se mettre lui aussi en position d’abuseur, même si c’est dans un mouvement bienveillant. Faire remarquer ou même se rendre compte d’une telle situation est particulièrement difficile. Le thérapeute a la responsabilité de savoir ce qui se passe dans le processus de la thérapie pour comprendre ce parallélisme, et devrait pouvoir en parler avec le patient. Sans cela, il risque de devenir aussi coupable que les parents aux yeux du patient, et de se trouver pris lui aussi au piège. Le processus thérapeutique pourrait alors se coincer et l’impact du secret s’en trouver paradoxalement augmenté.
 
Perspectives théoriques
 
 
Il me semble utile de penser à trois perspectives temporelles – le passé, le présent et le futur – et aux relations qu’elles entretiennent entre elles (Jenkins, 2004) comme le montre la Figure 1. J’y représente différents aspects : le présent par rapport au passé (comment c’était, ou de manière hypothétique, comment cela aurait pu être), le présent par rapport au futur (comment ce sera, comment ce pourrait être si…), le futur par rapport au passé (comme c’était, etc.) et le présent entre le passé et le futur (comment c’était / sera / aurait pu être / pourrait être, etc.). Cette appréhension du temps offre au thérapeute beaucoup de possibilités. Même si nous travaillons dans le présent, c’est toujours dans le contexte du passé qui le précède, lequel était particulièrement lourd pour Michelle. Nous restons aussi intéressé au futur, même si les interventions s’adressent surtout au moment présent. Pour Michelle, on observait souvent un présent figé dans le passé, ce dernier paraissant plus vrai que le moment présent du cabinet de consultation. D’autre part, le futur se présente à elle comme un paysage complètement fermé et interdit. Il lui semblait n’avoir qu’un présent pour survivre et un passé à fuir ou à effacer, mais qui persistait à revenir en dépit de tout.
Figure 1
Du présent vers le futur en passant par le passé
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Dès notre naissance, nous établissons les fondements de notre être, (Klein, 1959). Pourtant, le monde de la thérapie familiale m’a semblé nier ce fait incontestable pour moi, de l’existence humaine. Cette prise de position s’explique par le fait que ce courant s’est formé en réaction à l’hégémonie du monde médico-psychanalytique. Pour ce qui concerne Michelle, elle a vécu dès sa naissance dans le monde construit sans issue par ses parents : quoi qu’elle ait pu faire, elle a toujours été mauvaise, n’a jamais eu droit à la vie, et si elle avait osé en parler autrui, elle se serait fait battre. Pire encore, elle a trahi le secret imposé par ses parents lorsqu’elle avait cinq ans selon ses souvenirs, mais peut-être même avant si l’on se fie à l’aveu de son père. Ce que ses parents ont créé, c’est un monde hermétique sans aucun autre point de repère que ceux offerts par la famille. Ce monde est dominé par la peur et renforce progressivement chez elle la conviction que parler de ce qui se passe équivaut à faire mal à ses parents, ce qui serait injuste. « Injuste » est un mot qu’elle utilise répétitivement à cet égard : c’était « injuste » que ses parents soient en prison à cause d’elle. La conséquence de ce processus est qu’elle a perdu la notion-même d’elle-même, le sentiment de posséder des droits. En quelque sorte tout se passe comme si elle pouvait perdre l’autorisation d’exister si elle « faisait mal » à ses parents.
On voit donc que toutes ses représentations intérieures sont « tordues ». La Figure 2 illustre sa situation : elle ne peut concevoir de relations basées sur la confiance en autrui. Elle ne possède que des images de crainte et de privation de droit à la vie. Elle ne peut se fier à ses émotions propres. En effet, c’est seulement dans le décours de la thérapie qu’elle commencera à connaître des émotions agréables jamais éprouvées auparavant, l’amour et la tendresse envers son mari par exemple. Il a fallu entreprendre une sorte de reconstruction psychique, mais en même temps, une lutte avec la réalité ; en effet, ses parents continuaient à l’attaquer, parfois quotidiennement, et j’ai dû la persuader qu’elle avait le droit de « se défendre » et d’appeler la police, qu’elle n’était pas fautive. Cela a impliqué qu’elle puisse évoquer au cours des séances ce qui s’était passé et avait encore lieu, et qu’ensuite elle le fasse auprès d’étrangers. Ce travail déjà très difficile l’était encore plus du fait que l’abus continuait, et que ses parents persistaient à la menacer de mort si elle en parlait.
Tout au long de la thérapie, il a fallu la rassurer en lui répétant qu’elle faisait ce qu’il fallait pour se protéger et qu’elle ne devait pas craindre les conséquences du dévoilement du secret, bien qu’en réalité, les menaces de mort étaient bien réelles. J’avais le sentiment d’avoir devant moi un enfant très jeune qui revivait des traumatismes au présent, dans le cabinet de consultation.
Figure 2
Représentations alternées du monde intérieur
IMGIMGReprésentations alternées du monde intérieurIMGIMF
Dans la Figure 2, j’ai représenté deux éventualités: en bas à droite, le petit cercle décrit une famille soi-disant normale, où chaque membre porte en lui des représentations de relations familiales nourrissantes qu’il peut intégrer dans une vie lui permettant d’établir des relations saines et d’avoir des contacts intimes etc.; le petit cercle en bas au centre représente le cas de Michelle : son monde intérieur n’est tissé que des expériences effrayantes qu’elle a vécues et continuait à vivre quand elle est arrivée en thérapie. Cette matrice ne permet pas à Michelle d’exister de manière indépendante. Dans le cercle que j’ai esquissé, on la voit comme écrasée et privée « d’oxygène ». Sa tâche dans la vie est de survivre. Il y eut des moments où elle devait se forcer à ne pas demander à son mari de l’accompagner au tribunal, malgré sa peur de s’y rendre seule. Elle avait toujours survécu toute seule durant son enfance, donc, elle devait logiquement continuer de la même façon.
C’est en discutant de tout cela avec elle que pour la première fois, elle fut capable d’exprimer ses sentiments de colère. Les agents sociaux, les médecins de famille, les enseignants : tous l’avaient négligée ; pourquoi donc devrait-elle se fier à n’importe qui maintenant ? Le monde est dangereux, se méfier de tous et de toutes était devenu pour elle la maxime à suivre, mais en même temps, elle craignait de n’avoir plus personne autour d’elle. Petit à petit, de séance en séance, elle commença à faire confiance, mais avec toujours en toile de fond, le vécu du danger lié au fait d’avoir brisé le secret.
Nous avons évoqué ici les systèmes de croyance qui opèrent surtout au niveau de l’inconscient. Ils déterminent nos manières d’agir, en même temps que nos comportements influencent nos systèmes de croyance au cours du temps. Quelqu’un ayant subi des abus pendant plus de quarante ans, aura beaucoup de difficultés à changer ses systèmes de croyance à son propre sujet et à celui d’autrui. Mais sans un tel changement, il est peu vraisemblable d’arriver à des résultats durables. Michelle est l’exception qui confirme la règle.
Conclusion
Lorsque la notion d’exister est fort affaiblie, construire des structures suffisamment solides pour résister aux menaces des conséquences de la révélation d’un secret infernal est extrêmement difficile. Du point de vue du thérapeute, il ne suffit pas de s’en tenir à un seul modèle de thérapie ou de changement (Jenkins, 1985, 1986; Jenkins and Donnelly, 1983; Yalom, 1989, 2001). A mon avis, il y a lieu d’intégrer de multiples modèles afin de s’adresser de manière sensible au monde intérieur, extérieur, et dans ce cas- ci, au monde judiciaire également, car, si la patiente ne peut se défendre, elle risque de se faire abuser, voire même tuée. Durant toute la thérapie, la peur des conséquences de la révélation du secret était présente. Même si elle n’avait aucune valeur objective, elle faisait en quelque sorte partie de l’identité de la patiente. Le déroulement des consultations constitue une tentative réussie d’annuler l’effet de ce secret qui durait depuis plus de quarante-cinq ans.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  IMBER-BLACK E. (Ed.) (1993) : Secrets in Families and Family Therapy. New York. Norton.
·  JENKINS H. (1985) : Orthodoxy in family therapy practice as servant or tyrant. Journal of Family Therapy 7 : 19-30.
·  JENKINS H. (1986) : A family and other systems: treatment within a structural- strategic framework. Maladjustment and Therapeutic Education 4 : 33-41.
·  JENKINS H. (2004, sous presse) : « Je n’ai que moi » : le temps et l’espace thérapeutiques dans le trajet personnel du thérapeute. Générations.
·  JENKINS H. & DONNELLY M. (1983) : The therapist’s responsibility: a systemic approach to mobilizing family creativity. Journal of Family Therapy 5 : 199- 218.
·  KLEIN M. (1959) : Our adult world and its roots in infancy. Pp. 247-263, in KLEIN M. (1997) : Melanie Klein : Envy and Gratitude and other works 1946-1963. Vintage Press, London.
·  MIERMONT J. (Ed.) (1995) : JENKINS H. (English Ed.) The Dictionary of Family Therapy. Blackwell Reference. Oxford. Pp. 344-345. Secrets.
·  MINUCHIN S. (1974) : Families and Family Therapy. Tavistock, London.
·  YALOM I. (1989) : Love’s Executioner and Other Tales of Psychotherapy. Penguin Books, Harmondsworth.
·  YALOM I. (2001) : The Gift of Therapy: Reflections on Being a Therapist. Piatkus Publishers, London.
 
NOTES
 
[1] Senior Lecturer, Institute of Psychiatry, Londres, et thérapeute en pratique privée. Ancien Directeur de l’Institute of Family Therapy, Londres; ancien président de l’Association for Family Therapy de Grande Bretagne, et membre fondateur de l’EFTA.
[2] «Gardé ou moyen de garder privé, non su ou caché de tous ou de la plupart. »
[3] « Séparé, à l’écart (de), privé, secret, éloigné, caché ».
[4] « Ce qui est gardé en secret engendre souvent de la honte, alors que ce qui est vraiment privé ne le fait pas. Les secrets sont souvent liés à la peur et l’anxiété par rapport à la divulgation, tandis que le privé implique une certaine zone de confort, sans le risque d’y voir entrer des indésirables. »
[5] Quand les relations sont formées par des secrets dangereux ou toxiques, ceux qui ont une puissance illicite s’arrogent un « droit de cacher », tandis que la menace d’être exposé enveloppe les vulnérables. L’établissement de relations équitables qui constitue l’objectif de la thérapie, implique le droit de savoir ce qui affecte nos vies et de donner voix à nos douleurs les plus profondes.
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