Cahiers de psychologie clinique
De Boeck Université

I.S.B.N.2804136205
266 pages

p. 31 à 38
doi: en cours

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Penser la santé mentale

no 17 2001/2

2001 Cahiers de psychologie clinique Penser la santé mentale

Santé mentale et plaisir

Un point de vue psychanalytique

Lina Balestriere  [*]
L’auteur souligne la nécessité de différencier la notion de santé mentale de celle de normalité. La thèse arendtienne de la « banalité du mal » et la catégorie psychanalytique de « normopathie » sont convoquées pour dessiner les contours de la notion de santé mentale. Freud et Winnicott sont ensuite visités pour déployer le champ de cette notion. Le centrage sur le plaisir, et en particulier sur le plaisir de vivre dans sa forme la plus sensorielle, comme « mode créatif de perception », permet de proposer une définition de la santé mentale comme disposition à percevoir la vie comme valant la peine d’être vécue, ce qui implique le fait de se percevoir comme un sujet en prise sur sa propre vie. Mots-clés : santé mentale, « banalité du mal », « normopathie », plaisir, soumission, perception, créativité. The author emphasise that the notions of mental health and of normality schould be differentiated. She refers to H. Arendt’theory of « evil banality » as well as to the psychoanalytical category of « normopathy » to define the idea of mental health. Further developments are based on Freud and Winnicott, refering to their theories of perception and pleasure. The notion of pleasure, meaning particularly living pleasure as a « creative mode of perception », suggests a definition of mental health as a tendancy to perceive that life as worth of living and therefore to perceive oneself as a subject having hold on his own life. Keywords : mental health, « evil banality », « normophathy », pleasure, submission, perception, creativity.
Beaucoup a été dit à propos de la santé mentale et pourtant chaque fois qu’on s’essaie à en donner une définition et plus encore à en donner une théorie, on est saisi par la difficulté que représente le fait de ne pas confondre santé mentale et normalité. La normalité ne peut que faire référence aux normes et valeurs qu’une société se donne par rapport aux comportements des individus qui la composent. La santé mentale convoque non pas les comportements mais la difficile notion de sujet, c’est-à-dire un principe d’action, de choix, action et choix ayant l’épaisseur d’être éprouvés comme propres, à soi.
 
1. Avec Freud
 
 
Toute la complexité de la notion de santé mentale tient dans la définition que Freud en donne en 1924 : « Nous appelons normal ou « sain » un comportement qui réunit certains traits des deux réactions, qui, comme dans la névrose, ne dénie pas la réalité, mais s’efforce ensuite, comme dans la psychose, de la modifier. » [1] Cette définition condense à la fois les écueils par rapport à une pensée actuelle de la santé mentale et recèle l’essentiel de ce qu’il faut déployer pour pouvoir la conceptualiser.
Les écueils d’abord : il s’agit de l’équivalence proposée par Freud entre normal et sain d’une part et l’accent mis sur le comportement d’autre part. Freud assimile normalité et santé en 1924, avant ce cataclysme qu’a constitué le nazisme en rendant réel l’impensable. Aujourd’hui il n’est plus possible de penser la santé en termes de normalité. Il suffit d’évoquer l’une des analystes les plus perspicaces du système nazi, Hanna Arendt, qui, dans son livre Eichmann à Jérusalem [2], met justement l’accent sur le fait que l’un des chefs de file du régime nazi n’était pas une personnalité particulièrement perverse, folle, malade, mais un individu platement normal. Eichmann n’avait aucune originalité. Il n’était ni un psychopathe, ni quelqu’un d’aveuglément obéissant, car son obéissance n’annulait pas le libre arbitre. Il se caractérisait surtout par « l’absence d’imagination », le manque fondamental de pensée, de la « faculté de penser ». À partir de la banalité de l’homme Eichmann, Arendt propose une expression qui est restée fameuse, et qui est devenue une thèse, malgré le fait que son auteur s’en défende : celle de la banalité du mal. Dans son dernier ouvrage resté inachevé, La vie de l’esprit, en reprenant les conclusions qui avaient été les siennes au procès Eichmann, elle pose une question capitale : « Le problème du bien et du mal, la faculté de distinguer ce qui est bien de ce qui est mal, serait-il en rapport avec notre faculté de penser ? » Ce développement est intéressant pour notre propos, puisque il invite à penser que la normalité peut tout à fait aller de pair avec un redoutable manque de pensée et d’imagination. Ceci est à l’opposé de ce qu’on peut considérer être le propre de la santé mentale, à savoir exactement cette capacité d’imagination et de pensée, qui permet le jeu des différences nécessaires à la position de choix en première personne. Dans son intuition fulgurante de lier la banalité au manque de pensée, Hanna Arendt rejoint les travaux psychanalytiques consacrés à ce qu’il est convenu d’appeler la « normopathie », à savoir cette pathologie décrite à propos de personnalités qui se caractérisent par une extrême normalité et un conformisme à toute épreuve aux normes sociales, familiales et professionnelles. Dès lors très adaptées à la société, ces personnes se défendent de toute imagination, bloquent la fantaisie et laissent peu de place aux affects et aux éprouvés. Elles présentent la plus part du temps des symptôme psychosomatiques ou des névroses dites « de caractère » et « de comportement ». Ainsi la psychanalyse rejoint-elle certaines réflexions de philosophie politique en distinguant nettement la santé de la normalité.
Le second écueil consiste dans le fait de faire reposer une définition de la santé psychique sur le comportement. Car le comportement introduit inévitablement la question des valeurs et des normes d’une société donnée. Or, à l’intérieur de cette société, les individus n’ont pas tous la même place, ni la même histoire, ni les mêmes chances, ni les mêmes difficultés. Les parcours de vie peuvent donc ressembler fort peu à l’idée que l’on se fait de la normalité telle qu’elle est entendue socialement. Par ailleurs, un comportement socialement normal ne préjuge en rien de la santé psychique de celui qui le produit, car il est tout à fait possible de banaliser socialement un comportement aberrant. Christophe Dejours a remarquablement démontré « le processus grâce auquel un comportement exceptionnel, habituellement entravé par l’action et le comportement de la majorité, peut être érigé en norme de conduite, voire en valeur.» [3] La souffrance peut fort bien être déniée, le mensonge institutionnalisé, la peur et la honte jouer activement dans les processus de soumission et de tolérance à ce qu’il faut bien appeler, avec notre auteur, le mal. Il en résulte que le comportement est loin d’être un repère quant à la santé mentale, car il peut être dicté par la soumission, le déni, la peur, le mensonge collectif organisé. Ce qui importe au regard de la santé mentale, ce sont bien plus les ressorts du comportement et les possibilités réelles de penser qu’une société laisse à ses membres.
Venons-en maintenant à l’apport essentiel de la définition freudienne. Cette définition, en effet, bien que faisant référence au normal et au comportement, subvertit cette référence par le double appel qui est fait à la réalité (et, soulignons-le, non pas à la société) : la santé psychique consiste à ne pas dénier la réalité et à s’efforcer ensuite de la modifier. Sur le versant névrotique, Freud évoque la capacité qui signe la santé psychique d’appréhender la réalité d’une manière non défensive, sans l’abolir par le refus de ce qui est ou de ce qui apparaît comme mauvais pour le sujet. Un sujet sain est un sujet qui peut affronter la réalité avec la charge de frustration et de limitation qu’elle comporte, sans avoir recours à ce mécanisme de défense particulier qu’est le déni, qui expurge la réalité de ce qui fait souffrance pour un sujet. Or pour Freud le déni est une sorte d’abolition du jugement d’existence (« ceci est ») et juger est pratiquement synonyme de penser, comme le montre un texte tel que La négation, où, en interrogeant l’origine de la fonction du jugement, il nous fait en fait assister à une véritable genèse de la pensée. [4] La santé est donc d’abord référée à la capacité de penser, une capacité non pas abstraite (car la psychopathologie montre, comme le disait Bion, que la pensée n’a pas besoin d’un penseur pour être pensée) mais en lien étroit avec la réalité en tant que pensée de la réalité, pensée de ce qui résiste au sujet et est chargé de potentialités effractrices et traumatisantes. Mais Freud ne s’en tient pas là et propose ensuite, comme propre à la santé psychique, l’effort pour modifier cette même réalité. Et il ajoute : « comme dans la psychose ». Nul doute que c’est le délire qui est convoqué ici, pour rendre sensible cette faculté d’inventer un monde, de re-créer ses conditions de possibilité. La santé est tributaire d’une certaine « folie », de cette folie partagée qui consiste à miser sur le fait que la réalité n’est pas uniquement donnée mais repose sur l’action des hommes. La réalité n’impose aucune soumission ni adéquation ou adaptation, mais une reconnaissance par la pensée et une mobilisation conséquente de l’action soutenue par le fantasme, non pas dans son versant, névrotique, de retrait de la réalité, mais dans son versant subversif, « délirant », de construction active d’un monde.
 
2. Soumission versus plaisir
 
 
La clinique actuelle, surtout celle qui se pratique dans les Centres de santé mentale, rend cependant attentif à un aspect autre, et de taille, présent en filigrane dans la définition de Freud, mais qui n’est pas explicité comme tel : la qualité de plaisir associée au fait de pouvoir ressentir sa vie comme étant la sienne propre. Cela peut paraître aller de soi, mais la clinique des pathologies du narcissisme montre qu’il n’en est rien. Non seulement la vie peut être vécue sans aucun plaisir, mais elle peut être éprouvée comme n’appartenant pas en propre à celui qui la vit, comme une vie imposée ou qui serait celle d’un autre, une vie qui ne serait que survie et non vie. Cette clinique nous apprend que la santé psychique consiste dans le fait même de vivre avec un certain plaisir, une certaine qualité de plaisir, que rendent bien des expressions comme « le plaisir de vivre », « se sentir bien dans sa peau », « se sentir bien », « se sentir vivre ». [5]
Une citation de D. W. Winnicott permettra de mieux situer notre propos : « Il s’agit avant tout d’un mode créatif de perception qui donne à l’individu le sentiment que la vie vaut la peine d’être vécue ; ce qui s’oppose à un tel mode de perception, c’est une relation de complaisance soumise envers la réalité extérieure : le monde et tous ses éléments sont alors reconnus mais seulement comme étant ce à quoi il faut s’ajuster et s’adapter. La soumission entraîne chez l’individu un sentiment de futilité, associé à l’idée que rien n’a d’importance. Ce peut être même un réel supplice pour certains êtres que d’avoir fait l’expérience d’une vie créative juste assez pour s’apercevoir que, la plus part du temps, ils vivent d’une manière non créative, comme s’ils étaient pris dans la créativité de quelqu’un d’autre ou dans celle d’une machine. Cette seconde manière de vivre dans le monde doit être tenue pour une maladie, au sens psychiatrique du terme. Tout compte fait, notre théorie présuppose que vivre créativement témoigne d’une bonne santé et que la soumission constitue, elle, une base mauvaise de l’existence. » [6] Et plus loin : « La créativité qui m’intéresse ici est quelque chose d’universel. Elle est inhérente au fait même de vivre. » [7] On peut s’étonner de lire sous la plume de Winnicott que le sentiment que la vie vaut la peine d’être vécue soit lié à la perception et à la créativité, plus précisément à un mode créatif de perception. Nous retrouvons pourtant là l’idée freudienne d’un rapport à la réalité où à la fois on prend acte d’elle et on la modifie. Mais Winnicott ajoute l’idée que vivre peut être « un supplice », une réelle souffrance, si le fait de vivre ne s’accompagne pas du sentiment que la vie vaut la peine d’être vécue, c’est-à-dire si la vie n’est pas sous-tendue par l’investissement de la vie, celui d’un sujet qui se perçoit comme activement aux prises avec une vie qui lui appartient en propre.
Un bref détour par la métapsychologie de la perception nous paraît ici indispensable. La conception freudienne de la perception est en effet très riche et aussi éloignée que possible d’un empirisme immédiat. Freud nous décrit un appareil psychique qui part d’une extrémité sensorielle pour aboutir à une extrémité motrice avec en son centre le lieu topique de l’inconscient et du préconscient-conscient. Cela veut dire que l’excitation, interne ou externe, perçue à l’extrémité sensorielle, n’est consciente, c’est-à-dire effectivement perçue, qu’après la traversée du système inconscient. Une fois consciente, la perception peut alors mettre en mouvement la motricité. On peut donc dire que la perception n’est effective que si elle est retrouvée après tout un parcours de l’excitation qui traverse les processus primaires, propres au système inconscient, pour se lier secondairement. Or cette traversée peut être des plus problématiques, si les traces inconscientes ont une trop grande puissance (c’est l’occurrence décrite par exemple par Joyce McDougall de « forclusion de l’affect », processus déterminé par la violence des fantasmes archaïques dans l’organisation psychosomatique qu’elle re-baptise « hystérie archaïque ») ou si le système préconscient est trop faiblement organisé (comme dans le cas des personnalités schizoïdes dont parle Winnicott). N’étant alors pas effective, c’est-à-dire non retrouvée au niveau conscient, la perception peut fonctionner comme une hallucination et elle peut être façonnée par les processus primaires, comme la perception du rêve. La réalité extérieure fonctionne dès lors comme un phénomène subjectif, vis-à-vis duquel les sujets sont amenés à se défendre, soit en adoptant une attitude méfiante ou paniquée par rapport à une réalité chargée de leurs angoisses, soit en perdant le contact avec leur propre monde intérieur par un ancrage sans faille dans la réalité la plus factuelle.
La traversée de l’imaginaire donne à la perception cette qualité de créativité au sens winnicottien, connotée de plaisir. Elle fait de la perception une modalité personnelle de rapport à la réalité, qui, tout en prenant acte du monde, affranchit de lui, dans le sens où elle laisse intactes les possibilités d’action du sujet.
 
3. Plaisirs
 
 
Définir la santé mentale en termes de plaisir demande qu’on en précise la notion. La notion de plaisir est centrale chez Freud et d’une grande complexité. Ainsi nous nous limiterons à souligner quelques différenciations importantes introduites par Freud. Le plaisir est tout d’abord ce qui est visé par le principe de plaisir. Celui-ci règle le fonctionnement de l’activité psychique dans le sens d’éviter le déplaisir et de viser le plaisir. Le plaisir ici en jeu est celui propre à l’inconscient, à la mobilités des représentations et des traces. Il est celui qui se réalise dans l’accomplissement de désir qui est l’apanage du rêve. Il s’agit du plaisir sexuel au sens où la psychanalyse entend le sexuel, lié aux fantasmes de désir, aux zones érogènes et à l’infantile. Mais Freud nomme deux autres principes qui visent eux aussi le plaisir : il s’agit du principe de constance et du principe de réalité. Le principe de constance a été très tôt énoncé par Freud et directement mis en rapport avec la santé mentale : l’appareil psychique s’efforce de maintenir constante la somme d’excitation en déchargeant ou en élaborant psychiquement toute élévation de celle-ci. Effort, travail, élaboration qui sont pour Freud une « condition de la santé ». [8] Il s’agit ici davantage d’un plaisir-apaisement, qui suppose l’action d’un agent, d’un moi, à même d’effectuer un travail sur les excitations. Le modèle princeps de ce plaisir-apaisement est le premier temps de l’expérience de satisfaction, où Freud fait droit à la réponse maternelle aux cris désordonnés du nourrisson, en détresse face aux besoins, en termes d’action spécifique, favorisant par là l’action spécifique du nourrisson : moment fondateur d’un plaisir qui est à la fois apaisement et construction d’un agent, qui sera, sous sa forme qualifiée, appelé un moi. [9]
Quant au principe de réalité, il résulte d’une modification du principe de plaisir, dans le sens d’une place faite à la pensée : ce qui est représenté n’est plus l’agréable mais la réalité, même si elle provoque du déplaisir. Le plaisir en jeu est celui de la pensée, liée, comme nous l’avons dit, à l’exercice du jugement et source de l’action de modification de la réalité.
Les plaisirs qui président à l’activité psychique sont donc au nombre de trois : le plaisir sexuel, le plaisir d’apaisement et le plaisir de pensée et d’action. Dans l’ordre chronologique de leur énonciation par Freud, la première place est tenue par le plaisir d’apaisement. Et sans doute est-il ce plaisir de base, grâce auquel la puissance transgressive du plaisir sexuel peut être source de plaisir érotique et la pensée se déployer face à la réalité.
La santé mentale est cette disposition à percevoir la vie comme valant la peine d’être vécue, ce qui implique le fait de se percevoir comme un sujet en prise sur sa propre vie. Elle est plaisir de percevoir créativement, elle est plaisir sensoriel. Dans ses formes les plus épanouies, elle est croisement possible des trois plaisirs : le plaisir d’apaisement, le plaisir érotique et le plaisir de pensée.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  ARENDT H., Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal, Paris, Gallimard, 1966.
·   La vie de l’esprit, Paris, PUF, 2 tomes, 1981 et 1983.
·  BALESTRIERE L., Nouvelle tentative pour formuler les deux principes du cours des événements psychiques, Topique, 1990, 46, pp. 301-317.
·   Freud et la question des origines, Bruxelles, De Boeck Université, 1998.
·  L’excitation, un vieux concept pour une « nouvelle pathologie ? », Filigrane, 7,1,pp. 81-87.
·  Transfert maternel, transfert paternel et origines de la vie psychique, in Défis de parole. Le questionnement d’une pratique, Lina Balestriere (éd.), Bruxelles, De Boeck Université, 1999, pp. 111-122.
·  Pulsions, corps, plaisir et santé mentale, in Défis de parole. Le questionnement d’une pratique, Lina Balestriere (éd.), Bruxelles, De Boeck Université, pp.123-132.
·  DEJOURS Ch., Souffrance en France. La banalisation de l’injustice sociale, Paris, Éditions du Seuil,1998.
·  FREUD S., (1892) Pour une théorie de l’attaque hystérique, in Résultats, idées, problèmes, tome I, Paris, PUF, 1984.
·  (1924) La perte de la réalité dans la névrose et dans la psychose, in Névrose, psychose et perversion, Paris, PUF, 1973, pp.299-303.
·  (1925) La négation, in Résultats, idées, problèmes, tome II, Paris, PUF, 1987, pp. 135-139.
·  WINNICOTT D. W., Jeu et réalité, Paris, PUF, 1975.
 
NOTES
 
[*] Psychologue, Psychanalyste, 45, avenue des Frères Legrain B-1150 Bruxelles.
[1] S. Freud, La perte de réalité dans la névrose et dans la psychose, in Névrose, psychose et perversion, Paris, PUF, 1973, p.301.
[2] H. Arendt, Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal, Paris, Gallimard, 1966.
[3] Christophe Dejours, Souffrance en France. La banalisation de l’injustice sociale, Paris, Editions du Seuil, 1998, p.157.
[4] Sigmund Freud, La négation, in Résultats, idées, problèmes, tome II, Paris, PUF, 1987, pp. 135-139.
[5] Pour plus de développements, voir notre article : Pulsions, corps, plaisir et santé mentale, in Lina Balestriere (éd.), Défis de parole, Bruxelles, De Boeck Université, 1999, pp.123-131.
[6] D.W. Winnicott, Jeu et réalité, Paris, PUF, 1975, pp. 91-92.
[7] Ibidem, p.95
[8] S. Freud, Pour une théorie de l’attaque hystérique, in Résultats, idées, problèmes, tome I, Paris, PUF, p.28.
[9] Cf. notre Freud et la question des origines, Bruxelles, De Boeck Université, 1998. Ce moment fondateur de la métapsychologie freudienne étant gros de précieux développements à la fois théoriques et concernant la technique psychanalytique (dans le sens d’une conception du transfert), nous y avons consacré plusieurs articles : Nouvelle tentative pour formuler les deux principes du cours des événements psychiques, Topique, 1990,46, pp.301-317 ; L’excitation, un vieux concept pour une « nouvelle pathologie » ?, Filigrane,1998,7,1, pp. 81-87 ; Transfert maternel, transfert paternel et origines de la vie psychique, in Défis de parole, op. cit., pp.111-122.
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[4]
Sigmund Freud, La négation, in Résultats, idées, problèmes,...
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[5]
Pour plus de développements, voir notre article : Pulsions,...
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[6]
D.W. Winnicott, Jeu et réalité, Paris, PUF, 1975, pp. 91-92...
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[7]
Ibidem, p.95 Suite de la note...
[8]
S. Freud, Pour une théorie de l’attaque hystérique, in Résu...
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[9]
Cf. notre Freud et la question des origines, Bruxelles, De ...
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