2003
Cahiers de psychologie clinique
De l’institution
De l’institution
Transfert, multiréférentialité et vie quotidienne dans l’approche thérapeutique de la psychose
Jean Oury
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Dans cet exposé, je veux insister sur ce qui m’a toujours semblé forclos, aussi bien dans les pratiques psychiatriques que psychanalytiques : la vie quotidienne.
La « vie quotidienne », démarche initiale de ce que l’on appelle encore la psychothérapie institutionnelle qui, comme le disait François TOSQUELLES, n’existe pas en soi mais est un « mouvement ». Ce qui est à la base de cette démarche, c’est de souligner concrètement l’importance de l’ambiance dans tout processus psychothérapique. C’est extrêmemement simple ! Mais pour atteindre le simple, on doit mettre en œuvre des équations d’une grande complexité, sinon on reste dans le « simplisme » avec les tragédies que cela implique.
Il s’agit donc de définir l’ambiance, ce que j’ai appelé « les entours ». En quoi « les entours » jouent un rôle dans les tableaux morbides et même dans l’existence de tout un chacun, psychotique ou « normopathe ». Nous pouvons déjà nous référer à SPITZ, à propos de « l’hospitalisme » : s’il n’y a pas un milieu chaleureux, vivant, cela peut provoquer des retards d’évolution allant même quelquefois jusqu’à des atrophies cérébrales.
Tout cela avait été repris par Maurice MERLEAU-PONTY, dans un cours au Collège de France, paru sous le titre : « Structure du comportement », vers 1947. Ceci l’avait beaucoup marqué ; on en voit la trace dans les textes recueillis après sa mort, en 1961, par Claude LEFORT, dans « Le visible et l’invisible », en particulier au chapitre – « le chiasme, l’entrelac ». Il articule ce qui est en question dans notre travail : la logique poétique, en particulier la fonction des « Wesen sauvages », de première et deuxième catégorie.
Avant de réfléchir d’une façon précise sur comment soigner les malades, par quelles techniques : psychothérapiques, biologiques, médicamenteuses ou autres, il faut « soigner » l’hôpital. Sinon, l’organisation hospitalière glisse, insensiblement, comme on le voit actuellement, vers une structure concentrationnaire : cloisonnement, « cellules », contention, systèmes carcéraux.
Dans le monde envahissant de la technocratie, parler de la vie quotidienne peut paraître un peu dépassé, un peu futile. Pourtant cela fait partie du « sérieux » (au sens de KIERKEGAARD, dans « Le concept d’angoisse » : les gens du « système », les « régénérés », lui demandent de définir le « sérieux » ; ça ne se définit pas, le « sérieux » est une catégorie existentielle). S’occuper de la vie quotidienne, c’est sérieux, sinon, on est dans l’imposture. L’importance de l’ambiance se manifeste même dans le domaine de la neurophysiologie. Vous connaissez les recherches actuelles sur la « neuroplasticité ».De même dans le champ de l’immunologie, les « somatoses », comme le disait Viktor von WEIZSÄCKER, sont en corrélation avec l’ambiance.
Alors, comment définir l’ambiance ? La « vie quotidienne », ce n’est pas ce que l’on croit habituellement.Ce n’est pas : on se lève, c’est l’heure de déjeuner, du coucher, etc. C’est subtil, presque inatteignable. J’avais passé un an, à Ste Anne, en 1986, à parler de la vie quotiodienne. Et je terminais en disant que la question qu’on devrait se poser serait : quel est le réel de la réalité quotidienne ? Quelque chose est souvent masqué, écrasé : ce que l’on appelle, en sémiotique, la catégorie de la « priméité » au sens de Ch. S. PEIRCE. La priméité, en soi, n’est pas articulable. Ce que PEIRCE appelle, non pas des qualités, qui sont déjà trop complexes, mais des « talités ». Par exemple, « il y a », ou la tonalité, le ton. Une quinzaine de propositions comme cela, qui sont souvent écrasées, recouvertes par les systèmes organisationnels. De même, pour donner une idée de ce qui peut être en question, j’avais retrouvé une phrase, poétique, de Gabriel TARDE, dans son livre sur « Les lois de l’imitation » : « Ce principe essentiel, si volatile, la singularité profonde et fugitive des personnes, leur manière d’être, de penser, de sentir qui n’est qu’une fois, qui n’est qu’un instant… »
À travers quelque chose qui apparemment est collectif, doit être mise en question quelquefois d’une façon fulgurante ou simplement passagère la question de la « singularité » de tout un chacun. On pourrait regrouper cela autrement : par exemple, dire qu’il y a des sortes de variations, de scansions difficiles à préciser, des inflexions au sens linguistique du terme qui jouent un rôle capital (on peut se référer N.S. de TROUBETZKOY, dans « Principes de phonologie », au chapitre « l’oristique », la science des démarcatifs)… Mais simplement dans la parole ordinaire, la façon dont on parle détermine les variations du sens. Il s’agit toujours d’une structure dialogale : la façon dont on s’adresse à l’autre. On sait bien, ceci a été souligné tout à l’heure par Henri MALDINEY, que la difficulté, surtout au niveau des psychoses, comme le disait Gisela PANKOW, est une perturbation du Miteinandersein, de « l’être avec l’autre ». Mais il faut moduler cette réflexion. J’avais même, par prudence, dit qu’il fallait se méfier de ce que j’avais nommé « le mythe du mit », c’est-à-dire le mythe de l’avec. Etre attentif à qui manie « l’avec ».
Ce qui se créée dans la vie quotidienne, sorte de tissu social, a pour effet de favoriser des possibilités de rencontres. Mais, pour qu’il puisse y avoir rencontre (tuché), une certaine liberté est nécessaire, qui ne soit pas simplement objective. On parle souvent de « liberté de circulation ». C’est évident qu’il est important d’être dans un milieu où l’on peut marcher, être responsable à la bibliothèque ou au bar ou ailleurs, plutôt que d’être enfermé dans une cellule. Mais ce n’est pas simplement cela : il s’agit surtout d’une liberté subjective, « interne ». Comment donc agir pour qu’il puisse y avoir une liberté interne qui permette la rencontre ?
Une rencontre vraie se fait par hasard. On ne peut pas « programmer » des rencontres. Il faut qu’il puisse y avoir « possibilisation » de rencontre (référez-vous à ce que dit Henri MALDINEY à propos du « transpassible », du « transpossible » et de la « possibilisation »). Même dans des structures psychotiques, il est nécessaire que ne soit pas écrasée ce que PEIRCE appelle une « logique abductive » (ni déductive, ni inductive), c’est-à-dire un cheminement qui se fait un peu au hasard. Car la rencontre, c’est la conjonction entre le hasard et, comme le dit LACAN à propos de la tuché, le « réel ». Après, on n’est plus comme avant. Une interprétation analytique, c’est quelque chose de l’ordre de la rencontre.
Qu’est-ce qui est donc nécessaire pour mettre ça en forme ? À souligner, bien sûr, l’importance, dans l’histoire de tout un chacun, des événements. On le voit bien dans la vie de tous les jours, quand on rencontre quelqu’un : des fois on n’y prête pas attention, mais en général, on se fait un signe, qui, parfois, est plus important qu’une parole. C’est une dimension « déictique » : faire des signes qui veulent dire quelque chose, mais qui ne peuvent fonctionner, pratiquement, que si ça s’inscrit dans une relative temporalité, dans une dimension « anaphorique », c’est-à-dire que ça ne prend sens que parce que celui à qui on s’adresse sait déjà qu’il y a quelque chose qui s’est passé, qu’il suffit d’un signe pour… Cette pratique est bien plus générale qu’on ne le croit. Il y a de l’anaphorique et du déictique au niveau de la vie quotidienne.
Mais, est-ce qu’un schizophrène est sensible à toutes ces nuances ? J’avais donné, il y a quelques temps, l’exemple d’un schizophrène, très régressif. Ce jour-là, on était inquiet à propos d’une jeune femme, habituellement sans problème, qui semblait un peu plus dépressive que d’habitude. Et à six ou sept heures du soir, on ne la trouve pas. Tout le monde cherche. À 8 heures, après le repas, je passe dans ce que l’on appelle le rez-de-chaussée du château, avec l’air peut-être inquiet. Eh bien, ce monsieur, ce schizophrène, qui jamais ne dit mot, s’est approché de moi et m’a dit : « Ne vous en faites pas, elle est dans sa chambre ». C’est peut-être la seule phrase qu’il ait dite depuis longtemps, mais ce n’est pas si mal ! Quand on dit que les schizophrènes ne savent pas ce qui se passe, ce n’est pas vrai. Il y a au contraire une sorte d’hypersensibilité ; ils sont « écorchés vifs »…
D’autre part, à propos de l’ambiance, notons l’importance, non pas du visage – bien sûr que le visage, ça compte, (cf LEVINAS, LACAN…) – mais du sourire. L’importance que peut avoir un sourire dans l’évolution de quelqu’un. Mais on ne peut pas sourire sur commande, avoir des sourires d’hôtesses d’accueil. Un sourire, c’est ce qui se détache, qui n’est pas du tout de l’ordre du rire. Le rire, c’est quelque chose d’agressif. Mais un sourire, un peu à la Lewis CARROLL, « le sourire du chat » !… Quel est l’usage qu’on fait du sourire du chat en psychothérapie institutionnelle ? (Il y a un livre de François MASPERO : « Le sourire du chat ») Est-ce que le sourire ne serait pas en corrélation avec l’objet « a » de LACAN ? Ce n’est pas spécularisable, un sourire, et ça déclenche des choses. Par exemple, si on ne sourit pas à un type qu’on connaît bien et qui est paranoÏaque, on peut en avoir pour plusieurs mois à être méprisé.
Alors, la vie quotidienne ? « Vous savez, on a bien compris, on va vous organiser la vie quotidienne très très bien ! » C’est par exemple -autant mettre les pieds dans le plat- les visites dans les hôpitaux de ce que j’appelle la « gestapo », ou les « arpenteurs » de la technocratie. Quand trois arpenteurs arrivent dans un hôpital où l’on avait travaillé pendant une vingtaine d’années pour mettre en place des structures subtiles, en une matinée, ces trois types ont tout saccagé car ce qu’on a fait « n’a pas de sens », n’est pas aux « normes », la pire des choses ; on nous donnera des conseils !… Ce qui est en question, c’est la collusion de deux surdéterminations : la première, de FREUD, le désir inconscient « inaccessible », et la seconde, sociale, ce que j’appelle l’aliénation sociale, au sens de MARX.
Il y a donc surdétermination sociale et surdétermination de l’inconscient. On a affaire à ça, dans le sens où les gens qui travaillent, les « travailleurs » et ceux qu’on appelle les « patients », sont tous aliénés socialement. Ceci créé une résistance énorme ; la résistance analytique n’est rien, comparée à la résistance à modifier les habitudes, l’ordonnation des choses. L’aliénation sociale s’inscrit dans le milieu dans lequel on travaille. C’est tout ceci qui est en question quand il s’agit de modifier l’ambiance. Ça nécessite donc l’articulation entre deux types d’aliénation, au niveau de ce que j’avais appelé, la « sous-jacence ». Il faut en effet définir le terrain dans lequel on se trouve. Or, la sous-jacence se « travaille » aussi bien matériellement que sur le plan de l’inventivité personnelle. Qu’exige-t-on d’un infirmier (quand il y en avait, parce que maintenant, on a supprimé les infirmiers) ? On exige, ce que disait très bien Lucien BONNAFÉ, de l’initiative, de l’inventivité, mais dans une dimension singulière, non pas sur commande, non pas à travers un « programme thérapeutique » évalué, mais quelque chose qui puisse être en prise, au sens de MALDINEY (« Prendre »), en prise sur ce qui se passe. Et ça nécessite une remise en question de toute la structure institutionnelle, une critique concrète de l’organisation rigide, hiérarchique, où les gens se prennent pour leur statut : « Qu’est-ce que tu es, toi ? Moi, je suis le directeur. Et toi ? Moi, infirmier ». Ils se « prennent pour ». De même, le terme « soignant » est ridicule et dangereux, car dans une ambiance adéquate, le potentiel soignant est diffus. Il y a des schizophrènes qui sont d’une efficacité, par moments, infiniment plus grande que le médecin, le psychologue ou l’ensemble du personnel. Tout cela doit pouvoir s’articuler.
Cette dimension de remise en question de la hiérarchie imposée fait partie de : « Il faut soigner l’hôpital ». C’est une démarche honnête, à rapprocher de celle de FREUD : « Avant de lire mes textes, avant de vous occuper des patients, faites-vous analyser ». Il faut se remettre constamment en question. C’est à ce propos que François TOSQUELLES parlait de la « résistance institutionnelle ». Ceci me semble essentiel. Si on n’aborde pas l’analyse permanente de ce que TOSQUELLES, encore une fois, appelait « l’analyse institutionnelle », c’est-à-dire l’analyse des conditions de travail, des relations des gens entre eux : la hiérarchie, les cloisonnements, les délégations de pouvoir, le manque d’initiative, le manque de liberté, si on n’aborde pas ce problème, on ne peut pas développer une vie quotidienne telle que j’essaie de l’esquisser.
Cette analyse nécessite donc une réflexion sur la façon dont on peut, dans une collectivité, modifier quelque chose en tenant compte de la « sous-jacence ». De ne pas le faire entretient une certaine morbidité réactionnelle, une véritable « pathoplastie » créatrice de tableaux morbides. On a presque honte de le dire, tellement c’est banal. D’où la nécessité d’introduire un « opérateur collectif », tel qu’un « club thérapeutique » ; ce qui permet d’ouvrir les quartiers. On est arrivé ainsi à supprimer les « quartiers » d’agités, les quartiers de gâteux. Malheureusement, on les voit réapparaître !… Il faut introduire, comme le disait constamment TOSQUELLES, de l’hétérogénéité ; distinguer statuts, fonctions et rôles. Car la « fonction soignante » est collective, soutenue par des rapports de complémentarité (au sens de G. DUPRÉEL). S’il n’y a pas ce travail de base, prendre quelqu’un en psychothérapie frise l’imposture ; de même pour la mise en place de psychothérapies de groupe ou de traitements psycho-pharmacologiques…
Pour lutter contre la dimension aliénatoire de l’Etablissement, il est donc nécessaire de développer à son intérieur une autre structure fonctionnant en relative autogestion, permettant de développer des responsabilisations multiples, à tous les niveaux. Un schizophrène apragmatique peut alors assumer quelques responsabilités. Cet « opérateur collectif » remet en question l’articulation hiérarchique habituelle, à condition que ce « club » élabore un « contrat » avec l’établissement.
C’est ce « collectif » qui permet de distinguer la Loi symbolique et la loi de l’État, les règlements, etc. Or, la Loi, celle qui est en question au niveau analytique, existentiel, est corrélative du langage. Ce n’est ni la langue, ni la parole, ni le dit. Il y a un abîme entre le langage et la langue. Nous parlons du fait de la langue ; le « dire », de l’ordre du langage, n’est pas du « dit ». Dans la schizophrénie, il y a destruction de la « fabrique du dire », du langage. Et tout ceci s’inscrit au niveau du corps, au niveau du « Leib », non du « Körper », celui-ci se rapportant au spéculaire ; le « Leib » est proche de ce que MERLEAU-PONTY appelle la chair. Quand PANKOW parle à propos de la schizophrénie de « dissociation de l’image du corps », il s’agit du corps au sens de « Leib ». Or, la schizophrénie est un effondrement, un défaut d’inscription à ce niveau, une mise en question de la Loi. Mais si, dans les entours, on en reste au niveau des règlements, on perd toute finalité thérapeutique. J’avais développé tout cela en soulignant que ce qui est en question dans l’organisation de la vie quotidienne, au niveau de la sous-jacence, n’est de l’ordre ni du temps, ni de l’espace. Il s’agit du « hors-temps », de « l’attente », au sens de « abwarten », non du « erwarten ». Le corps, le Leib, est le lieu d’émergence du rythme. Dans le processus schizophrénique, il y a défaut profond du rythme, défaut d’émergence du rythme, en rapport avec un défaut d’inscription.
Le problème de l’inscription sur le corps est en relation avec le « narcissisme originaire ». Il y a deux ans, j’avais essayé de présenter ceci en m’appuyant sur des éléments de la sémiotique de PEIRCE. Dans sa logique triadique, PEIRCE distingue le graphiste, le grapheur et l’interprétant, que Michel BALAT, de Perpignan, préfère traduire par « musement » (le museur), scribe et interprétant. C’est la fonction scribe, la fonction d’inscription (qui n’est pas l’écriture) qui permet l’inchoation de la triadicité. Je mettais en corrélation la fonction scribe, le corps et l’ambiance. Si on n’a pas accès à ce niveau, on ne pourra pas différencier schizophrénie et psychose hystérique. Le « corps morcelé », au sens de Mélanie Klein, relève de la pathologie hystérique. Gisela PANKOW insistait sur la distinction entre corps morcelé et corps dissocié. Dans le corps morcelé, l’unité est là, même dans un état de dépersonnalisation, subconfusionnel, etc. Il y a toujours « il y a de l’un », comme le disait LACAN. Tandis que dans le corps dissocié, existe le « il y a » mais pas « l’un ». Il n’y a pas de dialectique entre la partie et le tout, la partie étant le tout, etc.
Peut-on agir à ce niveau en modifiant l’ambiance ? Il semble que le psychotique est accessible à une certaine dimension pathique (au sens de Jacques SCHOTTE, Henri MALDINEY, Erwin STRAUSS et bien sûr de Viktor von WEIZSÄCKER). Ce qu’on appelle le « pentagram-me pathique » ainsi que l’Umgang (le commerce, au sens très général du terme) favorisent les échanges de toutes sortes, des plus matériels au plus subtils. C’est cette richesse de la vie quotidienne qui doit être respectée : les échanges, les rencontres avec une personne, un animal, une chose, un événement… Dans cette dimension, ce qui est en question est quelque chose de l’ordre du transfert, du transfert schizophrénique ; que j’avais proposé, il y a longtemps, d’appeler « transfert dissocié ». Ce qui compte, en effet, pour un schizophrène, ce sont des multiples investissements partiels qu’on ignore souvent. C’est avec ça qu’on a à travailler…
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BONNAFÉ Lucien, Dans cette nuit peuplée…, ed. Sociales Paris 1977.
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Lire Ch. S. Peirce aujourd’hui, G. Deledalle, ed. De Boeck, La Haye, 1968
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PANKOW Gisela, L’homme et sa psychose, préf. J. Laplanche, ed Aubier, 1983,
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Structure familiale et psychose, ed Aubier, 1983
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L’être là du schizophrène, contributions à la méthode de structuration dynamique dans les psychoses – edAubier 1981
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25 années de psychothérapie analytique des psychoses, avec Cl. Alié, Michel Guibal, Marie-Lise Lacas, Pierre-Paul Lacas, Jean-charles Luizard, Jeannine Barbieux-Marsaleix, Dominique Maugendre, Jacques Puget, Pierre Sans, ed Aubier 1984
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SPITZ René, De la naissance à la parole, ed P.U.F. Paris
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De la personne au groupe, ed. Erès, Toulouse1995, 2003
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Le vécu de la fin de monde dans la folie, ed. Arefppi, Nantes 1986 (épuisé)
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Psychiatre, Clinique de la Borde F–41700 Cour-Cheverny