2003
Cahiers de psychologie clinique
De l’institution
De l’institution
Nécessaire atopie
Etienne Oldenhove
[*]
Dans le travail psychothérapeutique institutionnel avec des psychotiques, deux temps du transfert sont souvent bien repérables : celui où l’institution est constituée comme adresse de la parole du psychotique et celui où le transfert menace de se refermer sur lui-même dans une sorte de soliloquie. L’un et l’autre de ces deux temps du transfert nécessitent une atopie dans la position transférentielle des soignants afin que se maintienne un travail dans le transfert.
Mots-clés :
transfert, psychose, atopie, déplacement, adresse.
Working with psychotics patients in psychotherapy institutions, two periods of transference are often noticeable. One is when the patient communicates with the institution, the other when the patient shuts himself off in a sort of soliloquy. In both cases an atopy is needed on part of the team of nursing staff in order to continue working through the transference.
Keywords :
transference, psychosis, atopy, displacement, address.
Avant de me lancer dans le vif du sujet que je me suis assigné pour ce congrès « Penser la psychose », il me faut vous donner quelques indications préliminaires.
Mon but n’est pas de parler directement de la psychose, mais plutôt de témoigner du travail d’une équipe – celle du Wolvendael – avec des psychotiques et plus particulièrement du travail de penser auquel cette équipe est amenée du fait de sa rencontre quotidienne avec des psychotiques.
Ce congrès « Penser la psychose », nous l’avons préparé en équipe en organisant une journée de réflexion sur notre travail. Ce que je vais vous dire est issu, extrait de ce travail. Un des points essentiels qui a retenu mon attention à l’issue de cette journée de réflexion, fut la remarque répétée à plusieurs reprises et par différents participants que dans notre travail d’accompagnement de sujets psychotiques, il nous faut constamment être « en décalage » par rapport à ce qui nous est adressé.
C’est ce terme de décalage que j’ai retenu comme constituant un trait essentiel et spécifique du travail que nous tentons d’effectuer dans notre communauté thérapeutique.
Croyant que ce mot « décalage » – bien que d’usage courant – n’appartenait pas encore à la langue française officielle, je lui ai substitué le terme plus savant d’atopie.
Effectivement, je n’ai pas trouvé le mot « décalage » dans le dictionnaire Larousse que j’ai consulté, mais par contre, il est déjà agréé dans d’autres dictionnaires.
Ainsi, dans le dictionnaire Robert, le mot décalage reçoit la définition suivante :
- Action de décaler ou son résultat
- Le fait de décaler dans l’espace, le temps ; écart temporel ou spatial.
- Au sens figuré : manque de correspondance, défaut d’adaptation entre deux choses, deux faits.
- Certains synonymes ou mots ayant un grand rapport de sens avec ce mot décalage, sont proposés : « Écart, désaccord, rupture ».
Personnellement, j’ai privilégié le mot un peu plus rare d’ atopie – mot qui lui, ne se trouve pas dans le Robert – pour parler de ce décalage omniprésent dans notre travail institutionnel avec la psychose.
Ce privilège donné au mot « atopie » n’est pas que l’expression d’un caprice personnel. Il a ses raisons qui tiennent à la spécificité du champ de notre expérience.
« Atopie » est un mot issu directement de la langue grecque : il est constitué d’un alpha privatif et du mot topos qui en grec signifie lieu, place, emplacement, endroit.
L’accent dans ce mot d’atopie est donc mis sur la question du lieu.
Dans le champ de notre expérience, cette question a été reprise et par Freud au travers de toute son élaboration d’une topique, et par Lacan au travers de son recours à la topologie pour cerner au plus près ce que serait la structure de notre expérience de l’inconscient.
Atopie également en hommage à Socrate. L’atopie n’est pas un concept issu de la pensée socratique, mais c’est un terme qui souvent a été utilisé pour nommer la position (de pensée) de Socrate.
[1]
L’atopie de Socrate désigne cette place très particulière qu’il occupait aussi bien dans ses fameux dialogues que dans la cité : c’était son originalité, sa singulière folie par rapport à la doxa, par rapport à l’opinion commune.
Cette atopie était le levier du travail de penser de Socrate, à tel point que Lacan a pu faire au début de son enseignement de la position de Socrate un modèle de la position qu’un analyste aurait à soutenir dans le transfert.
Enfin dernière raison de l’élection de ce terme d’atopie pour parler de notre travail, c’est sa proximité avec le mot paranoïa lui-même.
Parler de l’atopie de Socrate revient à dire que d’un certain point de vue, Socrate paraissait à côté de ses pompes.
Loin de moi de prétendre que Socrate était fou et encore moins paranoïaque, mais il était hors lieu commun et c’est ce qui a fait la richesse de sa pensée et son inventivité.
La connaissance paranoïaque : l’espace commun
Au sens étymologique du terme, la paranoïa est une noia (noia), une pensée, une connaissance « para », c’est-à-dire « à côté de » ou « au-delà de » ou « contre », donc un mode de pensée apparemment à côté de la plaque.
Or, toute connaissance, du fait de son détour nécessaire par la représentation, rate toujours quelque peu son objet, est « à côté », ne fait qu’approcher son objet. Donc d’une certaine façon, toute connaissance est paranoïaque. C’est ce que Lacan soutenait : pour lui, la connaissance est d’abord connaissance paranoïaque. Elle a toujours partie liée à la constitution d’un monde fait à notre image ; elle s’origine dans l’expérience du miroir, moule premier de toute connaissance ultérieure. Freud, sans l’articuler de façon aussi explicite pensait de même puisque pour lui, le premier objet était le moi.
La paranoïa, au sens que je viens d’évoquer, c’est tout simplement le déploiement de la dimension imaginaire pour l’être humain. En ce sens évidemment, elle est très commune et nous en participons tous. C’est cette prise dans la représentation qui constitue l’espace commun, l’espace euclidien dans lequel habituellement nous nous déplaçons comme des poissons dans l’eau. Mais parfois, le poisson saute hors de son bocal et c’est là que commencent les difficultés.
La psychose paranoïaque : le hors lieu
Car dans la psychose paranoïaque, justement, il y a sortie, échappée hors de l’espace commun de la représentation. Pour n’en donner qu’un seul exemple, il est évident que l’hallucination est un élément non intégré à l’espace commun, un élément radicalement étranger à cet espace de la représentation, tellement étranger qu’il peut faire voler en éclats cet espace.
La psychose paranoïaque nous laisse donc entendre que l’espace n’est pas nécessairement toujours euclidien, que le voile de la représentation qui habituellement nous protège du réel peut se déchirer et nous exposer ou nous introduire dans un autre espace.
Pour simplifier, je dirais ceci : autant la connaissance paranoïaque enrobe l’objet dans une image et ainsi nous en protège, autant la psychose paranoïaque met en évidence que cette protection peut se défaire et ré-exposer un sujet directement à l’objet : la psychose paranoïaque vient détricoter la texture du voile de la connaissance paranoïaque.
Ou pour compliquer les choses, je dirais ceci : la psychose paranoïaque est paraparanoïaque, décalage de décalage, a-atopie.
Venons-en maintenant à cette nécessaire atopie qui oriente notre travail quotidien.
J’ai essayé de la retrouver dans diverses situations de notre expérience institutionnelle.
Pour structurer un peu les choses, il m’a semblé que dans le séjour d’un résident, il était possible de distinguer deux temps, deux temps qui, bien que non séparables et se chevauchant souvent, sont cependant différents.
Ouverture du transfert : constitution d’une adresse
Le premier de ces deux temps est celui où le résident va – ou ne va pas – nous constituer comme adresse de sa parole. Parfois, ce temps est court et c’est presque d’emblée que nous pouvons percevoir que nous sommes devenus des interlocuteurs véritables pour le résident. Parfois, ce temps est relativement long et difficile : c’est ce qu’habituellement, nous appelons la période d’apprivoisement entre l’institution et le résident, période durant laquelle petit à petit, l’institution devient lieu (topos) pour le résident.
Déjà pour cette première et toujours indispensable phase du travail, une certaine atopie est nécessaire afin que l’institution puisse être élevée à la dignité de lieu.
Ainsi durant les entretiens de candidature préalables à toute entrée dans la communauté thérapeutique, il nous faut bien souvent soit accepter qu’un candidat ne nous dise presque rien de son parcours antérieur, s’il est réticent à en dire plus, soit nous garder d’une avidité de savoir qui serait intrusive et préjudiciable à l’instauration d’une relation de confiance réciproque suffisante.
Durant ce premier temps de travail, il est le plus souvent indispensable de ne pas trop savoir ce qui nous est adressé pour que cela puisse nous être adressé ultérieurement, à un moment où cela ne constituera plus une menace trop importante pour la relation établie.
Ainsi, assez systématiquement, lors du dernier entretien de candidature avec un éventuel futur résident, j’invite celui-ci à réfléchir non pas à l’intérêt thérapeutique qu’il pourrait trouver dans son futur séjour, mais à l’intérêt tout court qu’il pourrait y trouver, à la façon dont il pourrait utiliser ce lieu et ce temps pour élaborer ou construire quelque chose – peu importe quoi.
Ce n’est qu’au prix d’une telle position où offre et demande restent dans une très grande indétermination, qu’un séjour peut s’engager. Bien que thérapeutique dans sa définition, dans la définition de sa finalité sociale, une institution telle que la nôtre, doit s’abstenir d’insister sur cette finalité, doit d’une certaine façon renoncer bien souvent à cette prétention pour que se noue quelque chose de plus fondamental, à savoir simplement une relation, un lien.
Atopie donc dans notre position thérapeutique : celle-ci ne sera –éventuellement – qu’à ne pas être affirmée.
Pour certains résidents, le travail n’ira pas plus loin que cette première phase du travail, à savoir l’instauration d’une adresse.
Je devrais parler ici d’un résident dont l’essentiel de la relation qu’il eut avec moi jusqu’à la fin de son séjour qui dura de nombreux mois, se limita à une très lente évolution des bonjours échangés, évolution d’un bonjour extrêmement méfiant au départ à un bonjour apaisé à la fin : il ne se passa rien d’autre entre nous. Heureusement pour lui et pour moi, le travail put aller beaucoup plus loin avec un de mes collègues, son référent : là, se constitua une relation moins fragile qui s’ouvrait sur un dialogue moins parcimonieux.
Non-fermeture du transfert
La seconde phase du travail est celle où étant constitués, institués comme adresse suffisamment fiable, nous allons être sollicités ou sommés parfois de répondre à ce qui nous est adressé.
Toute la difficulté du travail avec la plupart des sujets psychotiques est de maintenir un transfert « ouvert » c’est-à-dire un transfert où se maintient une certaine altérité, une altérité qui ne s’effondre ni tout dans la dimension imaginaire paranoïaque (celle de l’autre), ni dans la dimension d’un tout Autre qui ne vous laisse plus la possibilité que d’une existence autistique ou de la soliloquie.
Souvent, je propose la formule suivante pour définir le très délicat maniement du transfert auquel nous sommes contraints avec beaucoup de sujets psychotiques : savoir leur foutre la paix sans les laisser tomber.
C’est dire à quel point dans une telle relation, on se meut sur une arête tranchante, on est constamment sur le fil du rasoir.
Atopie d’une sorte de no man’s land entre intrusion et déréliction, entre présence insupportable et absence tout aussi insupportable.
Nous ne sommes là ni pour guider, ni pour suivre.
Il arrive fréquemment que nous soyons confrontés à des projets qui ne doivent rester qu’à l’état de projets : c’est ce que certains d’entre nous appellent « solution asymptotique ». Ces projets ou ces solutions qui peuvent nous paraître totalement irréalistes, pas du tout crédibles, voire inadéquats, il s’agira souvent pour nous de ne pas les contrarier pour respecter le fait que leur impraticabilité fait cependant office de praticable pour tel ou tel sujet. Atopie, dans ce cas par rapport à une efficacité apparente : la non réalisation d’un projet, son maintien dans une virtualité permanente peut être très efficace à un autre niveau, peut faire office d’un impossible sur lequel asseoir une position subjective.
La où notre atopie est sans doute la plus criante, c’est par rapport à une série d’idéaux communs, que ce soit celui de la guérison ou du progrès, que ce soit celui de la belle image, ou que ce soit celui d’une pseudo-sédentarisation.
Il n’est pas rare que nous ne puissions nous réjouir d’une amélioration apparente, amélioration se traduisant par un sentiment de bien être dont nous savons qu’il n’est que le prélude d’un excès de jouissance incontrôlable qui inéluctablement va amener le sujet psychotique à l’une ou l’autre forme d’autodesctruction.
En ce qui concerne l’image dite narcissisante, là aussi, nous savons à quel point il nous faut parfois être réservés dans nos réactions de peur d’accroître une discordance qui rapidement peut devenir insupportable, discordance entre l’image spéculaire et l’image inconsciente : un travail bien fait ou la production d’une œuvre exceptionnelle ne doivent parfois être sanctionnés que par une reconnaissance sans plus et non par l’admiration ou les éloges qu’ils mériteraient communément.
Je ne m’étendrai plus aujourd’hui sur la question de la pseudo-sédentarisation dont j’ai déjà un peu parlé antérieurement
[2]. Je rappellerai seulement que l’errance psychotique mérite une grande attention pour discerner si elle relève plutôt d’une chute dangereuse, d’un « se perdre », ou au contraire, si elle vient signer une construction minimale, le fait, par exemple, de brouiller les pistes face à un Autre menaçant ou intrusif, ou encore la constitution de circuits invisibles répétitifs qui viendraient organiser a minima et canaliser une errance plus profonde.
Ce qui me paraît certain, c’est que dans la plupart des cas, il vaut mieux laisser un psychotique circuler, éventuellement errer et ne pas lui imposer nos habitudes de sédentaire, notre façon d’habiter le monde.
La clef de la porte de sortie
De même, dans notre travail, nous expérimentons journellement à quel point il est souvent indispensable de laisser au psychotique une porte de sortie, au sens figuré comme au sens propre. Dans notre communauté, un des premiers gestes de la rencontre d’un résident qui entre, avec l’équipe dite soignante, est la remise au résident de la clef de la maison : il y a là un pari, un geste symbolique, un engagement qui est déterminant
[3]. Il nous faut accepter d’être partiellement délogés pour que le résident puisse éventuellement s’approprier la maison comme lieu.
Les exceptions confirment la Loi
Les modalités, les figures de l’atopie à laquelle nous sommes contraints, sont multiples, diverses. Je vais encore en donner quelques exemples. Souvent, nous avons le sentiment inquiétant que dans une communauté comme la nôtre, les exceptions priment sur les règles. Mais ces exceptions, ces atopies, ne viennent pas nier ou effacer la loi : elles sont plutôt des portes de sortie provisoires, temporaires pour que la loi subsiste car une loi étouffante pour un sujet a moins d’avenir qu’une loi qui lui laisse une place et qui peut résister au fait d’être niée ou transgressée.
Cette atopie peut aussi se marquer dans le maniement des médicaments. Normalement, un médicament est conçu pour être pris régulièrement et selon les directives du prescripteur. Or, souvent, nous sommes amenés à accepter des formes diverses d’automédication, soit que le résident prenne sa médication avec fantaisie, soit qu’il parvienne à convaincre le prescripteur que son savoir à lui, au résident, en ce qui concerne sa médication est plus pertinent que celui du prescripteur. A nouveau là, dans beaucoup de cas, il nous faut accepter une destitution qui peut s’avérer plus intéressante qu’une position de maîtrise.
Les divergences de position dans une équipe peuvent également être une des modalités d’actualisation de l’atopie nécessaire dans ce type de travail.
Enfin, dernier exemple que je donnerai, dernier parce qu’il faut bien s’arrêter à moment donné, ce sera celui qu’un de mes collègues amenait très judicieusement lors de notre réunion d’équipe préparatoire à ce congrès. Il témoignait d’une situation où il était interpellé par un résident psychotique qui à un moment d’angoisse plus intense, se demandait une fois de plus s’il n’était pas pédophile. Et cette fois-là, du fait de l’angoisse massive de ce résident, il lui a répondu très clairement et très catégoriquement, que pédophile, il ne l’était pas. Cette réponse n’était aucunement une ruse ou un mensonge rassurant. Cette réponse disait quelque chose de vrai, qu’il fallait affirmer à ce moment-là pour que ce résident ne se perde pas complètement dans une identification que l’on peut qualifier de « dépersonnalisante », dans ce cas-ci.
J’ai cité cet exemple en dernier lieu pour tenter d’éclairer une des conclusions que l’on peut tirer de notre expérience.
Car dans cet exemple, on voit qu’un savoir vient répondre à une demande de savoir. Dans beaucoup d’autres cas, notre réponse à une demande de savoir sera plutôt un non-savoir. Ce qu’il y a de commun entre ces deux types de réponse, diamétralement opposées dans leur forme (savoir, d’un côté, non-savoir, de l’autre), c’est que toutes deux sont atopiques du fait de leur visée : toutes deux visent à ce qu’un savoir ne se boucle pas sur lui-même, à ce qu’un savoir reste ouvert, laisse une place à autre chose.
L’atopie qui est un des traits les plus caractéristiques de notre travail, ne définit pas une autre position fixe ; elle n’est pas une nouvelle position idéologique marginale ; elle ne relève pas, par exemple, d’une position antipsychiatrique.
Cette atopie n’est jamais triomphante. C’est un déplacement plutôt auquel nous avons à consentir, un travail de transfert au sens étymologique de ce mot.
Dans la partie que nous engageons dans notre rencontre avec un sujet psychotique, nous devons savoir et accepter qu’il n’y aura pas de gagnant. C’est un jeu où qui gagne, perd. C’est comme un jeu de puissance 4 ou un jeu de l’oxo où il faut empêcher l’autre d’arriver à la complétude du 4 ou du 3 en ligne, mais jeu où il y aurait une contrainte supplémentaire, à savoir celle également de ne pas arriver soi-même à cette même complétude.
Cette atopie, je la dis nécessaire si du moins nous voulons d’une part qu’une relation de parole se noue – c’est le premier temps du travail –, et d’autre part que cette relation de parole se maintienne – c’est le second temps du travail.
Cette atopie est nécessaire, mais elle n’est ni obligée, ni toujours possible.
Elle n’est pas obligée, en ce sens que l’on peut faire le choix, soit de travailler hors transfert (c’est par exemple, le choix que fait la psychiatrie biologique), soit de sortir du transfert – cela nous arrive souvent pour des raisons très diverses.
Elle n’est pas toujours possible parce que l’un ou l’autre peut refuser de s’engager dans une relation transférentielle.
Mais cette atopie est nécessaire si l’on cherche à être conséquent avec la matérialité langagière d’un sujet humain qu’il soit psychotique ou pas.
·
L. CANFORA, Une profession dangereuse. Les penseurs grecs dans la cité. Paris, Desjonquières, 2000, Coll. La mesure des choses.
·
S. FREUD, Constructions dans l’analyse (1937), in Résultats, idées, problèmes. (tome 2), Paris, P.U.F., 1985.
·
J. LACAN, Séminaire 1960-61, Le transfert dans sa disparité subjective, sa prétendue situation, ses excursions techniques.
·
J. OURY, M. DEPUSSE, A quelle heure passe le train…Conversations sur la folie. Paris, Calmann-Lévy, 2003.
·
S. THIBIERGE, Pathologies de l’image du corps. Etude des troubles de la reconnaissance et de la nomination en psychopathologie, Paris, P.U.F., 1999.
·
PLATON, Phèdre, Flammarion, 2000.
·
PLATON, Gorgias, Les belles lettres, 1997.
·
PLATON, Le banquet, Ed. Les belles lettres, Paris, 1966.
[*]
Psychiatre, Psychanalyste, Communauté thérapeutique du Wolvendael, 22, rue de l’Equateur, B–1180 Bruxelles
[1]
Platon, Gorgias, 494,d ; Le banquet, 215,a ; Phèdre, 229,c.
[2]
E. Oldenhove, Pour une psychiatrie transitionnelle,
Bulletin de l’Association freudienne internationale, n° 55, Nov. 1993, p. 3 à 7.
[3]
Jean-Noël Lavianne,
Clés pour une institution, Jalons, Wolvendael 1990-2000, p. 37 à 40.