Cahiers de psychologie clinique
De Boeck Université

I.S.B.N.2-8041-4183-7
236 pages

p. 99 à 106
doi: en cours

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De la relation

no 21 2003/2

2003 Cahiers de psychologie clinique De la relation
De la relation

Le sujet de l’hallucination

Gérard Pommier  [*]
Un problème majeur posé par l’hallucination est de comprendre quel est son sujet, car l’hallucination n’est pas seulement constituée par de la sensorialité pulsionnelle, puisque les hallucinations peuvent parler à une ou plusieurs voix. On peut s’expliquer cette prise de la parole par la division du sujet ; En effet, le sujet de la psychose est divisé entre intérieur et extérieur, et la pulsion hallucinatoire prend la parole, lorsque le sujet lui-même se retrouve « dehors » dans certaines circonstances signifiantes. Mots-clés : hallucination, pulsion, division du sujet, dehors, dedans. The main problem stressed by hallucination phenomena is the question of their subject. The fact is that the hallucination is not only build by the drive sensoriality, as any one can notice. In fact the hallucinations can speech, through one or many voices. We may try to explain this ability to speech by subject division. Never the lass, as we known, the psychoses subject is divided between an inside and outside and the hallucinatory drive began to speech when the subject himself is expelled outside of himself in some specific signifying circumstances. Keywords : hallucinations, drive, subject’s division, inside, outside.
L’hallucination pose un problème majeur et sa compréhension offre peut-être la clef de certaines particularités du psychisme humain. C’est à ce titre qu’elle a fait l’objet de nombreuses études des psychiatres de l’âge classique, notamment celles de Jules Séglas, de Claude, d’Henri Ey dont il faut au moins connaître le petit livre de référence Hallucinations et Délires, publié chez Harmattan. Malheureusement, les concepts de la psychiatrie n’ont jamais été suffisamment unifiés, de sorte que leur étude est tombée en désuétude lorsqu’un autre vocabulaire les a supplémenté, notamment celui de la psychanalyse. Un savoir précieux est ainsi resté en jachère, au profit d’aphorismes qui, pour avoir une valeur de vérité certaine, n’en restent pas moins trop approximatifs lorsqu’on veut leur donner une valeur explicative. Ainsi de la maxime si bien frappée de Lacan : « Ce qui est forclos du champ symbolique revient sous forme hallucinatoire dans le réel ». Chaque terme de cette phrase pose des problèmes qui ne permettent de comprendre ni la nature, ni la fonction des hallucinations, la première question étant d’élucider qui est leur sujet, ou alors de comprendre ce que devient le sujet dans les moments hallucinatoires.
Si les hallucinations étaient seulement des « perceptions sans objet » pour reprendre cette définition canonique, on en conclurait que les pulsions, qui investissent usuellement les perceptions, s’en détachent dans les moments de baisse de tension de la conscience, et que de la perception s’auto-génère à partir de la seule poussée pulsionnelle. Remarquons que ce processus est suffisant pour comprendre la naissance d’hallucinations visuelles, auditives, olfactives, etc. (aussi nombreuses qu’il y a de pulsions). Mais les hallucinations parlent ! Modérément dans les rêves, où les images sont sous-titrées par les pensées, mais à profusion dans les psychoses. Ça parle énormément, mais qui parle ? Les voix peuvent causer toutes seules, elles peuvent parler entre elles, mais elles peuvent aussi parler entre elles de celui qui les entend (à la troisième personne) ou encore elles peuvent le tutoyer plus ou moins méchamment. Où se trouve le sujet dans ce jeu de voix ? On sent bien qu’un déplacement s’est produit, que l’hallucination des psychoses n’est plus celle du rêve (ou de la prise d’hallucinogènes) dans lequel le rêveur demeure toujours tapi dans un coin de son espace onirique, et reste le maître discret des lieux, toujours prêt à réveiller le dormeur au cas où une image, un peu trop indépendante, se mette brusquement à prendre la parole. Lorsque le rêve risque de virer au cauchemar, le réveil se produit généralement. Dans l’Amentia de Theodor Meynert, commentée par Freud, le sujet reste à la fois celui du conscient et de l’inconscient. Il n’en va plus de même dans la schizophrénie, où le sujet est à la fois dedans et dehors, selon la division qui dénomme cette affection. Cependant les représentations de choses animées par les pulsions dans lesquelles « il » s’enfonce, par lesquelles il est écartelé, restent muettes, ou plus exactement, leur monde de symboles lui parle et le font parler, sans que cette parole relève déjà à proprement parler d’un délire construit. Il s’agit seulement de décrypter un monde mystérieux chargé d’un sens diffluent, une immense forêt dans laquelle chaque clairière s’ouvre sur mille chemins. Ce n’est pas encore ce moment effrayant où l’hallucination prend la parole, se dédouble en plusieurs personnages ayant leur existence propre, une histoire, un nom, une volonté.
Toutes ces descriptions fines ont été faites par la psychiatrie classique, et elles montrent la pertinence de distinctions comme par exemple celle qui existe entre « l’hallucinose », qui concerne l’expansion pulsionnelle normale produite lors de toute baisse de la conscience (dans les rêves, les fièvres, etc.) et l’hallucination proprement dite. Dans ce deuxième cas, la division du sujet entre dehors et dedans échelonne différents gradients des psychoses, entraînant par contrecoup la construction de délires, qui, selon un effort désespéré de justification et de reprise en main du sujet par lui-même, constituent ce que Freud a appelé une « tentative de guérison ».
Toutes proportions gardées et afin de l’illustrer, cette différence fait penser à celle que l’on peut faire entre le cinéma et le jeu vidéo. Dans le cinéma, le sujet est assis dans son fauteuil, et selon ses empathies, il visite l’écran, s’identifiant plus ou moins à l’un des héros, projetant, en même temps que la caméra, ses propres fantasmes qu’il découvre au rythme du scénario. À tel moment de l’histoire, il peut s’abandonner ou au contraire résister aux diverses péripéties, et il aimera ou n’aimera pas le film en fonction de ces réactions. Mais en aucun cas ces choix n’influent sur le cours de l’histoire ! Dans le jeu vidéo au contraire, celui qui joue est à la fois le spectateur et l’acteur : il est divisé entre lui-même et le personnage qu’il anime à distance, pris dans des situations plus ou moins dangereuses qu’il cherche à surmonter et à vaincre. Les multiples techniques cinématographiques ressemblent fort aux hallucinoses oniriques : plans coupés, retours en arrière, fondus enchaînés, puissance du passé dans le présent, et plus que tout, la force de l’image, capable de condenser en une seule figure les contradictions de pensées multiples et d’histoires gigognes. L’image est neutre, ne uter (ni l’un ni l’autre, dit l’étymologie latine) elle est l’indirect de la vérité, que l’intellection n’arrive pas à absorber. Mais cette neutralité est le contraire d’un retrait : c’est la puissance de la pulsion incarcérée dans le scopique qu’elle montre, au point que son esthétique résorbe parfois l’importance du scénario, son serviteur. De même, l’histoire du rêve devient secondaire lorsqu’il arrive en son point d’ultraclair (Überklar) lorsque la pulsion prend toute la place et flambe l’image. On voit toute la différence avec le jeu vidéo, dans lequel aucun des procédés de l’inconscient n’est à l’œuvre, où la force pulsionnelle des images reste au second plan, alors que l’intensité se concentre sur la confrontation du sujet à un double qu’il anime plus ou moins victorieusement. Le risque d’anéantissement du sujet ou plutôt de son double fonde l’intérêt de la partie et situe son enjeu.
On imagine maintenant comment cette analogie permet de comprendre l’hallucination : cette dernière commence lorsque le double devient autonome, et lorsqu’il se met non seulement à agir seul, mais à prendre le contrôle de celui qui prétendait le diriger. Le double prend les commandes selon tous les artifices de la xénopathie et de l’emprise, qu’elle soit interne ou externe, puisque les organes du corps peuvent être habités et commandés par des diables ou des dieux, et cela jusqu’aux organes phonatoires qui, comme l’ont bien montré Jules Séglas et Henri Ey, sont hallucinatoirement animés en ce point de coudage ou l’hallucination passive va se retourner en délire actif. Mais pour bien mesurer la portée de ce passage, encore faut-il avoir d’abord soigneusement distinguer les hallucinations verbales à une ou plusieurs voix, du délire qui en procède et relève de l’acte du sujet.
Jusqu’à aujourd’hui, la plupart des psychiatres mettent sur le même plan les diverses occurrences des hallucinations, qu’elles soient visuelles, auditives, olfactives, cénesthésiques, etc. Les psychiatres qui sont aussi ou d’abord psychanalystes mesurent bien que cette consistance des diverses hallucinations est homogène à la liste des pulsions, qui réalisent ainsi l’un de leurs destins. C’est déjà beaucoup, car on est alors amené à compléter le schéma proposé par Freud, en particulier dans la Science des rêves, lorsqu’il rappelle (en accord d’ailleurs avec les neurologues de son temps) qu’il n’existe pas de perception pure, mais un système de « perception – conscience » (P.C.). Toutes les sensations réclament un acte subjectif supplémentaire à la perception pour devenir conscientes. On peut parfaitement se cogner dans une chaise que l’on a « vue », si on n’y a pas prêté « attention ». Il n’existe aucune co-naturalité passive des sensations, n’en déplaise à Kant et à certains neuroscientifiques. Il faut un acte du sujet de la conscience, c’est-à-dire du sujet du signifiant, pour qu’une sensation soit perçue. Et comme, pour ce sujet du signifiant, toute sensation renvoie à un monde de symboles, on comprend que ces symboles vont venir hanter ses sensations, pour peu qu’un écart se creuse entre perception et conscience.
Mais ce schéma proposé dans l’Interprétation des rêves doit être complété par d’autres avancées de Freud. On prendra notamment appui sur le texte « La dénégation » et sur les nombreuses remarques évoquant un anthropomorphisme du monde, constamment animé par des esprits, qui ne sont en réalité rien d’autre que ce que nous y avons nous-mêmes rejeté (austossung). Il en ressort que les sensations humaines sont constamment recouvertes, doublées par les pulsions, et ce badigeonnage donne son relief à notre univers, discriminé sous le coup des impératifs catégoriques pulsionnels du « bon » et du « mauvais » (et finalement raccordé ainsi au sexuel). Il faut donc compléter le premier schéma de Freud (système PC) en y ajoutant l’instance qui explique l’animisme des sensations : il faudra décrire alors un système Pulsions-perception-conscience. On comprend ainsi d’où provient la force angoissante, l’autonomie, la scissiparité, la vicariance des hallucinations : elle procède de la force de la pulsion.
Toutefois, on aura alors résolu seulement la moitié du problème, car on ne saura toujours pas pourquoi les hallucinations se subjectivent au point de se mettre à parler, non au hasard, mais de manière cohérente et le plus souvent persécutive. C’est que l’on ne peut mettre toutes les pulsions dans le même sac. L’une d’entre elles, la voix, a la propriété de trahir ses sœurs, et de former des mots. Lorsqu’un son se définit par un autre son dans une phrase, sa valeur musicale pulsionnelle passe au second plan derrière son sens. Les enfants commencent à parler de cette façon : ils redoublent des sons pour désigner quelque chose (lolo, caca, pipi, popo, etc.). Le destin particulier de la pulsion vocale participe ainsi de la naissance de la pensée et de cet instrument nouveau qu’est la parole, apte à désigner le monde à quelqu’un qui comprend le même code. Le monde des revenants pulsionnels est ainsi refoulé par la parole, dont les premiers termes ont d’abord une fonction d’exorcisme de ces puissances nocturnes. « Lorsque quelqu’un parle, il fait plus clair », écrivit Freud dans les Trois essais. Cette trahison de la voix à des fins créationnistes du signifiant reste d’ailleurs précaire : il suffit de bien peu pour que la voix entrouvre la trappe sous laquelle ses sœurs insistent, ou qu’elle change encore une fois de camp, comme elle peut le faire dans la schizophrénie, lorsque « les mots sont maniés comme des choses ». Mais en attendant, cahin-caha, dans le régime de croisière au long cours de la pensée, le sujet de la pulsion est devenu le sujet de la phrase, le sujet qui refoule grâce aux mots ce qui le faisait par trop jouir, le laissant ainsi divisé entre lui-même et ce qu’il a rejeté au dehors.
Une question se pose maintenant : qui rejette, et que rejette-t-il ? Un sujet naît en rejetant au dehors ce qu’il a de plus intime : une jouissance en excès qui l’anéantirait en l’identifiant au phallus maternel, symbole des symboles qui animeront la violence sexuelle des hallucinations. C’est sa part la plus intime qu’il rejette ainsi, qui le divise lors de son propre acte de naissance : c’est son double qu’il rejette. Il est ainsi divisé entre lui-même et lui-même, et l’on comprend que c’est parce que quelque chose de sa propre subjectivité est dehors, que la matière pulsionnelle extérieure peut prendre la parole dans certaines circonstances, énonçant les énigmes des symboles. À qui parle d’abord le nourrisson, ou plutôt, à qui s’adressent les premières représentations de choses hallucinatoires, pendant ces six heures de rêve quotidiennes qui peuplent sa psyché ? L’expansion hallucinatoire précède de beaucoup l’apparition des représentations de mots qui vont leur tordre le cou, plus tard, au cours de l’effectuation de la parole. Le nourrisson parle d’abord à son double, à la petite chose pulsionnelle, au minuscule bout de tissu, à une tétine, à un ours en peluche. Il parle d’abord à cet autre lui-même qu’il a rejeté. Winnicott a parfaitement compris l’importance de ces petits objets que chérit un enfant, mais en leur donnant le nom « d’objet transitionnel », il n’a pas aperçu qu’il s’agit de la part la plus intime du sujet qui, dehors, devient l’interlocuteur auquel il s’adresse.
D’ailleurs ensuite, et tout au long de notre vie, nous parlons surtout tout seul, ou plutôt, nous continuons de nous adresser à cette moitié de nous-mêmes qui borne notre espace intime, notre ange idéal, notre jumeau mort assassiné par nos soins, et qui se vengerait, s’il en avait le loisir. « Tout ange est terrible » écrivit Rilke. La source de la persécution des hallucinations procède de notre propre amour renié.
La précaire division du sujet délimite ainsi à partir de son espace intime un dehors et un dedans qui se causent. Le sujet tient ensemble, grandit, dans cette coaptation de funambule entre rêve et refoulement du rêve. Le sujet est cette entité qui n’apparaît que divisé entre lui-même et lui-même, glissant sur le fil qui l’hameçonne au dehors à son propre double. Comment diable fait-il pour s’accrocher à son propre corps ? Comment fait-il pour ne pas se parler et parler aussi bien du dehors que du dedans, comme il le fait par exemple dans les psychoses hallucinatoires chroniques ? Car on sait depuis longtemps, grâce à des enregistrements faits par stéthoscope, que celui qui entend des voix au dehors les prononce lui-même, comme l’indiquent les fins mouvements laryngés que l’on a pu enregistrer. Mais l’halluciné méconnaît complètement que ces voix qui lui parlent et le persécutent viennent de lui. Il peut montrer le point de l’espace où il les entend. Ou bien il peut dire aussi de quelle partie de son corps elles proviennent car, après tout, son corps fait lui aussi partie du monde extérieur (cette remarque relativise la distinction classique entre hallucinations proprement dites et hallucinations psychiques). « Il », ce sujet divisé entre « je » et « tu », ne s’est pas encore approprié son corps.
Quelles sont les conditions d’appropriation du corps ? Comment un sujet va-t-il se localiser dans son propre organisme comme sujet refoulant de sa pensée, selon l’ambiguïté de ce génitif qui le crée lui-même comme sujet de la conscience, libre de la puissance hallucinatoire pulsionnelle ? Ces conditions d’appropriation sont connues, mais on ne mesure pas toujours leur extension, car tout semble si simple, une fois le résultat obtenu. Ces conditions s’appellent le « complexe d’Œdipe », c’est-à-dire cet exercice qui commence par la prise de son nom par le sujet. Qu’il y ait du sujet est certain dans tous les cas de figure où il y a de la parole. Mais que ce sujet prenne son nom n’est pas constant. Dans l’immense majorité des cas, un nom est donné à chaque être humain, mais il n’est pas assuré qu’il le prenne, prise d’assaut du nom qu’un enfant même très petit expérimente en se confrontant à n’importe quelle sorte d’interdit qu’il peut repérer : il vomit, jette ses petits objets à terre, casse ses jouets, etc. En affrontant la loi et au risque de sa culpabilité, il prend aussi son nom, qui a la même structure que celui de son père, au rythme de l’interdiction jubilatoirement transgressée.
Les conditions de la jouissance transgressive des choses au défaut de la Chose (Das ding) sont ainsi homogènes à l’adéquation du sujet à son nom. Il prend son nom, et en même temps, ce nom agrafe le sujet à son corps de jouissance. La transgression réalise dans le même mouvement la prise du nom et la jouissance du corps, ainsi en adéquation. Le sujet cesse ainsi de filer dehors pour être joui par l’autre moitié de lui-même, celle qui peut prendre la parole à chaque fois que, dans sa vie, les amarres de son nom sont mises à l’épreuve. À chaque fois que la question de la légitimité de son nom lui sera posée, au moment de toute épreuve sanctionnant cette légitimité, au moment où la sexualité l’interroge sur la transmission de son nom, rien n’assurera sa place entre le dedans et le dehors, où l’hallucination lui demandera alors des comptes. Ce qui avait été refoulé par le symbolique, la pulsion, prend alors la parole comme une ombre d’homme, comme ce sujet anonyme, perdu de nom, acharné à briser la maison dont il a été chassé.
 
BIBLIOGRAPHIE
 
·  Ey, Henri : Hallucinations et délires, Paris, L’Harmattan, coll. « Psychanalyse et civilisation », 2000.
·  Freud, Sigmund : L’interprétation des rêves, Paris, PUF, 1980.
·  Freud, Sigmund : Trois essais sur la théorie sexuelle, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 1985.
·  Freud Sigmund : « Die Verneinung », trad. P. Thèves et B.This, Le Coq Héron,, 1982
·  Lacan Jacques : Les psychoses, Paris, Seuil, 1981.
·  Lacan Jacques : « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », in Ecrits, Paris, Le Seuil, 1955-1956.
·  Meynert Theodor : L’Amentia, Paris, PUF coll. « Psychiatrie ouverte, 1999.
·  Séglas Jules : « Hallucinations psychiques et pseudo-hallucinations verbales » in Journal de Psychologie, juillet août 191447.
·  Winnicot D. W. : Jeu et réalité. L’espace potentiel, Paris, Gallimard, 1975.
 
NOTES
 
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